L’imparfait que f aimasse est une forme
qui , aussi bien que la précédente, peut exprimer la passion d’aimer antérieure au moment de la parole , et cette même passion postérieure au même moment. Dans le premier cas on répondra à la proposition il a aimé , je ne croyais pas qu’iL AIMAT*, et dans le second cas on répondra à il aimera , croyais pas gu’ il
aimat * jamais .
4.0 Que f eusse aimé est enfin le plus-queparfait du Subjonctif; cette inflexion peut également affirmer la passion d’aimer antérieure au présent , et la même passion postérieure au moment même ; dans le premier cas , il ne croyait pas que j’ eusse déjà AIMÉ ; pour le second il voudrait que J’eusse aimé .
Ainsi , d’après l’examen que nous venons de faire de toutes les formes ou temps du Subjonctif, nous pouvons tirer l’induction suivante : toutes les fois que V action , la possession 7 la passion ,
Y état cTétre ou Y existence (Y une qualité dans un sujet, est rendue dépendante de quelqu’ autre verbe exprimé ou sous-entendu , ou de quelque conjonction qui en tienne lieu , de façon que cette action , possession , qualité , etc. Dans un sujet, dont le verbe marque l’affirmation, s’annonce comme le motif qui fait agir , sentir ou être , ou comme une condition , une nécessité , ou encore comme une supposition , un désir , un doute , une crainte du quelque chose de semblable , on doit employer le Subjonctif pour exprimer la nature de la dépendance de la proposition subordonnée .
DE
L’ESPRIT du SUBJONCTIF