‹ De l'esprit et de la vie de sacrifice dans l'etat religieuxChapitre 37 sur 115 · LES DÉFAUTS DE CARACTERE · texte numérisé non relu

LES DÉFAUTS DE CARACTERE

Après la passion dominante, nos défauts de caractère doivent attirer toute notre attention. Nous disons après, non en ce sens que nous ne devions nous attachera les combattre qu'après avoir vaincu la passion dominante, mais parce que les défauts de caractère sont en général moins dangereux au salut que le grand ennemi dont nous venons de nous entretenir, dans le chapitre précédent. Il y a môme des défauts de caractère qui ne sont directement la source d'aucun Déciié, mais seulement d'imperfections naturelles, comme il arrive, par exemple, lorsque le défaut principal de caractère est le manque de jugement; mais il faut ajouter toutefois que ces imperfections naturelles peuvent être si

* Progrès de l'dme dans la vie spiHtuellt, ch. vu.

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prpjiidicinblps a la vie de communauté, qu'elles soient un indire de noii-vnralioQ à l'élat religieux. Et ce point de vue est très important.

On appelle caractère une disposition générale qui nous est naturelle, ou même un certnin ensemble de dispositions qui donne lieu, pour chacun de nous, à notre manière de penser, de vouloir, d'agir, de nous conduire dans la pratique de la vie. Cette disposition générale ou cet ensemble de dispositions naturelles n'est pas toujours mauvais. Il y a des (yractères naturellement bons. Mais bon ou mauvais, cet ensemble de dispositions, de tendances, d'habitudes, nous l'avons tous sans exception. Il tient an fond même de notre nature, et il dépend de notre tempérament , de notre éducation première, du soin ou de la négligence que nous avons mis dès notre enfance à pratiquer la vertu.

Nous ne traitons pas ici des caractères qui sont bons. Nous n'aurions à leur égard qu'une seule chose à dire, c'est qu'il faut les surnaturaliser, c'est-à-dire donner à nos tendances et h nos dispositions naturellement bonnes un mobile qui ne soit plfls seulement le penchant droit et bien réglé d'une nature heureusement douée, mais la grâce, ses motifs, ses principes. Le maître ou la maîtresse des novices explique rout facilement cela h leurs novices. Nous nous occupons des défauts de caractère. Le sujet est plus pratique et plus important.

On appelle défauts de caractère les dispositions, les tendances, les habitudes imparfaites, défectueuses et quelquefois mauvaises, par lesquelles notre naturel se révèle, se fait connaître à nos semblables.

Il y n certains défauts de moindre importance qui ne sont

pas un grand obstacle à notre sanctification et h notre admission à la vie de communauté. Mais nous devons les coraîjattre avec soin, dès qu'on nous les a fait remarquer; on peut dire d'une manière générale qu'une victoire complète sur ces défauts, n'est pas essentielle à un état sérieux de perfection.

Il en est d'autres au contraire qui, s'ils ne sont pas déracinés durant le temps du noviciat, constituent, au sentiment des maîtres de la vie religieuse, un signe de non-vocation, et qui excluent par conséquent le novice de la grâce do la profession.

Ces défauts sont aa nombre de douze. Nous allons les décrire brièvement, parce que trop de détails serait une sorte de hors-d'œuvre ; mais nous pensons que ce que nous aurons dit suffira.

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