II. — Le caractère léger
Ce caractère est un giand obstacle à l'admission, et s'il ne ne s'amende pas, il n'est pas possible de l'introduire dans une communauté, qui tient à conserver en elle le véritable esprit religieux. Le caractère léger est ennemi de la réflexion, du silence, de la persévérance dans la pratique de la vertu. Il est sujet à mille variations. On ne peut compter sur au-
< Chemin de la perfection , ch. xiy. Saint François de Sales , qui n'a pas son ll^al pour la manière aimable et spirituelle de rendre ses pensées , écrivait à uo« Supérieure delà Visitation : * La fille au bras court doit être reçue, si elle a'apaj la cervelle courte. • (Lettre du 9 novembre 16£0.)
cune résnlution de sa part; et s'il arrivait k se contraindfe et à se composer, même sans arrière-pensée, durant le noviciat, il serait capable de donner lieu à bien des désordres, une fois que le frein de la discipline semblerait s'être relâché pour lui, par Tadmissiou à la profession! Ce sont ces sortes de caractères qui demandent ensuite mille dispenses, qui fatiguent les Supérieurs par mille démarches dans un sens ou dans un autre. Tantôt ils aspirent à rentrer dans le siècle, tantôt ils rêvent un oi'dre plus austère. Oh ! qu'il est important de surveiller les progrès qu'ils font au noviciat dans la pratique des vertus solides ! Si on ne peut pas constater cet amendement, il faut les renvoyer sans pitié. Que le novice atteint de ce mal se mette donc à l'œuvre résolument.