‹ De l'esprit et de la vie de sacrifice dans l'etat religieuxChapitre 44 sur 115 · X. — Le caractère sensuel · texte numérisé non relu

X. — Le caractère sensuel

Il peut être un grand danger pour le salut de l'âme qui ne s'en corrigerait pas ; et, dans tous les cas, il est un obstacle sérieux à l'acquisition des vertus fondamentales de la vie religieuse.

On peut dire qu'il y a trois sortes de sensualité : celle de l'esprit, celle du cœur et celle du corps.

La première porte l'àme à ne penser qu'aux choses agréables, aux souvenirs qui font plaisir, à créer des chimères pour s'y arrêter avec complaisance, à aimer les lectures qui, par le style de l'auteur ou par le sujet traité, chatouillent agréablement l'imagination, etc.

La seconde porte aux affections tendres, aux relations avec les personnes qui non seulement vont à notre humeur, mais encore nous plaisent par leur langage, leurs raanièrps, leur extérii^ur, les traits de leur visage (0 Dieu! quel désordre dans une âme qui prétend devenir épouse de Jésus Victime I)

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cette incliDation fimeste amène les amitiés particulières, et tout le monde sait la réprobation qu'elles ont méritée de la part de tous les Fondateurs d'ordres.

La troisième sensualité est celle du corps. La démarche, la pose, assis, debout, quand le temps est trop chaud ou trop froid, certaines recherches dans le boire ou le manger, dans la cellule, au lit et partout, — certaines répugnances que l'on fait connaître : tout cela dénote que l'âme est atteinte de ce mal honteux que nous appelons la sensualité du corps.

Grâce à la trop faible et molle éducation de notre temps, ce mal n'est pas rare et tend à se généraliser toujours davantage. Evidemment il est l'ennemi de toute vie chrétienne sérieuse, même dans le monde; à plus forte raisoa dans les maisons de Dieu.

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