LA CHASTETÉ DU CŒUR
Toute âme religieuse est consacrée victime de Dieu. Or, toute victime doit être sainte, par conséquent très pure et sans tâche. Dans l'ancienne loi, où tout était figure et symbole, l'animal qui était offei't ne devait avoir aucun défaut, aucune souillure. Il est dit nu livre du Deutéronome : « Vous n'immolerez point au Seigneur un animal qui aurait quelque défaut, quelque infirmité, ou quelque maladie ou langueur*. » Dans l'Exode et le Lévitique, le Seigneur insiste surtout sur ce point : que la victime soit sans tâche et immaculée». La raison même s'explique cette condition; mais il y avait ici un mystère, une prophétie de l'avenir et une indication des dispositions dans lesquelles devraient être les victimes spirituelles qui seraient plus tard offertes à Dieu.
La grande Victime et, en un sens absolu, l'unique Victime que figuraient les victimes légales, c'est Jésus-Christ Notre- Seigneur. Or, il est dit de Lui que « le Père lui a donné toute sainteté^, » et quand l'ange annonce son Incarnation à Marie, il l'appelle le Saint par excellence : « Celui qui naîtra de vous, dit-il, c'est le Saint*. »
i Dentcp., XV, «I. — >Bxod., XH, 5; Levil., XXii, 205, etc. — ' Jean, X, ML <-> 4 Luc, I, 35.
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Or, JÉSUS attire un grand nombre d'àmes dans l'imité de son sacrifice. Ces âmes sont tous les chrétiens; mais celles qui contractent une union particulière avec Lui, ce sont les ^ierges. De là ces paroles de saint Jérôme : « L'hostie par excellence du Christ, c'est la virginité*. » Et parce que les âmes vierges s'immolent volontairement, bien différentes des victimes anciennes qui étaient traînées par force à l'autel, et semblables en cela à Jésus, « qui s'est offert luimême, parce qu'il l'a voulu*, » les âmes vierges sont à juste titre appelées prêtres de leur sacrifice. De là encore ces paroles de saint Ignace martyr : « Estimez grandement celles parmi vous qui vivent dans la virginité, car elles sont prêtres de Jésus-Christ^. »
Quel honneur pour ces âmes privilégiées ! et si elles sont fidèles à leur grâce, c'est-à-dire si leur sacrifice est très pur, si leur esprit de sacrificature est saint et si la victime est sans tâche, de sorte que l'holocauste^ suivant l'expression d(; l'Ecriture, soit de suave odeur devant Dieu, quelle source do bénédictions célestes!.
Mais c'est là le point important : que la sainteté et la pureté soient les caractères de la victime. Or, c'est le vœu de chasteté parfaitement gardé qui donne à l'âme religieuse, vraie victime de Dieu, ces caractères essentiels. Ce que nous avons dit au chapitre précédent nous montre déjà quelle doit être la première purification : l'âme religieuse doit éviter avec le plus grand soin, non seulement tout ce qui serait une souillure directe et volontaire, mais encore toute disposition,
1 yir(ji7ïUas hostia et holocaustum Christi ett. In lib. I , Contra Jovinfan. Pû/roL, t. XXIIl, col. 931. Item. In ps. 95. Pflfroi. /af., t. XXVI, col. 1113-1114. — 2 Isaix, cap. 53. — ^ S. Ign. Episl. ad Trall. : Eas que in virainilatt deaunt% in prelio habete, tanquam Qhrisli Sacerdole*.
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tout acte qui pourrait y C(3nduire ; et si elle s'applique aitontivement à ce soin, à cette vigilance, sa vie devient une source de sacrifices et elle remplit h son égard le ministère de sacrificature qu'elle a reçu ; et son corps et son âme commencent à être « l'hostie vivante, sainte et agréable à Dieu » dont parle saint Paul*; mais il y a une nouvelle perfection à acquérir, il y a une plus parfaite immolation à faire, c'est l'immolation du cœur lui-même, de ses alTections, de ses inclinations, de ses moindres mouvements qui seraient de nature à altérer la céleste pureté qu'il doit toujours avoir devant Dieu. On se souvient du mot de saint François de Sales, s'adressant à une prétendante de sa chôre Visitation : « 11 faut que je vous dise que vous voilà doucement toute moite au monde et le monde tout mort en vous. C'est une partie de l'holocauste. Il reste encore... à écorcher la victime, dépouillant votre cœur de soi-même, coupant et tranchant toutes les menues impressions que la nature et le monde nous donnent"^. >
La chasteté du cœur, c'est la pui-elé des afîections. Le cœur a un besoin irrésistible d'aimer; mais il ne doit aimer qu'en Dieu et pour Dieu.
Les objets de nos afTections sont ou les personnes de notre communauté (Supérieur, égaux, novices, élèves formés dans la maison, s'il y en a), ou bien les personnes du dehors. Les unes et les autres doivent être aimées en Dieu seul. Voici comment. Nous entrerons dans les plus minutieux détails. En général, à raison du besoin particulier qu'elles en ont, c'est aux Religieuses plutôt qu'aux Religieux que ces recommandations s'adressent.
« Rem., XII, 1 . — 2 Œuvres, clc, édil. Vive», t. XI, p. 231.
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I. — La chasteté du cœur dans les rapports avec les 5î^• yérieurs.
Il semble tout d'abord qu'il n'y a rien ici à recommander, parce qu'il n'y a point de péril. Un Supérieur est un père et une Supérieure est une mère. Il est donc tout à fait dans l'ordre que l'affection qu'on leur porte soit non seulement respectueuse, mais tendre, et d'une tendresse d'autant plus grande et plus profonde, qu'il ne reste plus, bien souvent, à l'àme religieuse que cette seule affection sur la terre. Et ce raisonnement est vrai. Aussi, condamner cette affection serait une injustice. Ce serait enlever aux âmes consacrées à Dieu une des plus douces consolations de la vie d'exil, et en même temps leur interdire ce qui est, après tout, un devoir. Quelle que soit notre tendresse pour ceux qui nous tiennent la place de DiED, jamais elle n'égalera celle de Noire-Seigneur Enfant pour sa sainte Mère et pour saint Joseph. Cela est incontestable. Mais le doux Maître a dit à ses Apôtres : « Il est expédient pour vous que je m'en aille. » Or, les interprètes de l'Ecriture disent que Notre-Seigneur révèle à cet endroit une certaine imperfection dans le cœur de ses Apôtres, au sujet de l'affection qu'ils avaient pour son adorable Humanité*. Mais si les diciples du divin Maître, si saint Jean, si saint Pierre avaient besoin de purifier davantage leur cœur dans leur amour pour Lui ; s'il y avait quelque manque de foi et un certain mélange d'affection humaine, est-il étonnant que cette même imperfection se rencontre dans les âmes religieuses, et qu'il soit nécessaire de faire à cet égard un retranchement, un sacrifice? Dans les Apôtres, cette disposi-
1 Joan., XVI, 7. Le commentateur Noël Alexandre dit sur ce texte : t Apprenons jfe cette parole de N.-S., qu'un certain atlacbeoient aux hommes , même pieux al Mial«, «it un obstacle à U ir'*^'^^ •
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tion fut sans inconvénient aucun, on le comprend bien. Dani les âmes qui ne peuvent avoir comme euxNotre-Seigneuren personne pour Directeur et pour Maître, il pourrait y en avoir beaucoup.
Voici, par exemple, une Religieuse qui s'attache à sa Supérieure bien plus à cause des qualités naturelles qu'elle admire en elle, que par esprit de foi; qu'arrivera-t-il ? Elle va perdre beaucoup de temps. Premièrement, puisque son affection n'est pas surnaturelle, elle n'aura aucun mérite. Ensuite, les leçons de perfection qu'elle recevra de sa Supérieure, n'ayant pour elle pas d'autre valeur que celle que donnent les qualités naturelles de la personne, la grâce ne les accompagnera pas, et il est difficile de comprendre qu'il en résulte pour son âme un profit sérieux. Enfin s'il arrive que la Supérieure soit changée, que va devenir cette âme sensuelle ? N'y a-t-il pas à craindre une ruine misérable de toute sa pauvre régularité extérieure, puisque celle-ci était soutenue, non par la foi qui ne change pas, mais par un état de choses qui lui fait défaut tout-à-coup ?
Nous disons ici ce qu'il y a de moins fâcheux à dire, mais que de pensées vaines, que de sensualités puériles ! On veut être auprès de sa Supérieure, et on ne se trouve bien que près d'elle. On sacrifierait l'oraison et les sacrements pour n'être pas privée de cette consolation tout humaine. Et si, par malheur, la Supérieure se prête à cet enfantillage, qui sait les inconvénients qui vont s'ensuivre ? Ne s'exposera-telle pas à semer la jalousie dans bien des cœurs ? Et si plusieurs des sœurs ont ces fantaisies, quelle perte de temps, pour ne rien dire de plus ! Et si ces manières deviennent l'esprit d'un certain nombre dans la communauté, queld désordres ne peut-on pas prévoir I., .
Hélas ! que cela est pitoyable dans des épouses de Jésus» Christ !
Mais on nous dira : « Evidemment il y a ici un mal très grave; mais où est donc ce milieu dans lequel se trouve et se complaît la vertu ! Il faut bien de la cordialité, un certain laisser-aller; autrement que deviennent la simplicité, la douceur des relations, la filiale ouverture du cœur? »
Ah ! certes, la réponse est facile. Tout le monde sait, dans les communautés ferventes, que ces dispositions gagnent en ?érité et en sainteté, à mesure que l'âme ne voit que Dieu seul dans ses Supérieurs. Alors, tout est dans la tranquillito et ciacs la paix, tout est serein et suave, tout est plein de fon.'-; et de douceur. La suavité, la douceur, la simplicité, la fili-Jo ouverture de cœur conviennent à la vierge chrétienne, et lui sont indispensables pour la perfection de la vie qu'elle a embrassée ; mais c'est la grâce seule, la grâce qui découle du Cœur de Jésus, qui donne ces belles vertus. Que la Religieuse se dise souvent : Comment faisait Marie dans le temple, de l'âge de trois à quinze ans?... et fomment aurait-elle fait à ma place? 0 Dieu 1 avec ses Supérieurs, quelle modestie! quel respect ! quelle simplicité I î quel'e ouverture d'âme ! quelle sainteté dans les affections I Qi.e les Supérieures traitent les âmes comme il est à présumer que sainte Anne, la prophétnsse, dirigeait Marie; et que les inférieurs aiment leurs Supérieurs comme Marie aimait cette sainte veuve, qui a été, si l'on peut ainsi dire, sa maîtresse du noviciat et sa supérieure * '
1 Citons, en passant, l'exemple delà R. M. Emilie. Un jour que les novices roce> taieiil (rdle des mcdHille.<dc la Sainlc-Enfance, elle s'aperçut que quelques-unes, au lieu de baiser son anneau, selon l'usage de l'Institut , baisaient sa main ; ell« leur dit avec une grande douceur : « Ce n'est fias ma main qu'il faut baiser, c'eft Vauaeau qui est béni. > {Esprit, etc., 1. 11, p. 441.)
TI. — La chasteté du cœur avec les membres de la com^ munauté.
Nous devons le dire en traitant de la charité, dans le Livre IV* de cet ouvrage,^;rien n'est plus suave et plus doux, plus saint et plus sanctifiant, que l'union des âmesenJÉsus- Chhist. Quand ce doux et ainaable Sauveur est, en effet, cette union des cœurs, ce n'est plus sur la terre d'exil que nous vivons, c'est déjà dans la patrie. Heureuse la communauté dont tous les membres ne font en vérité qu'un cœur et qu'une âme en Dieu ! C'est le cas de dire sans cesse le cantique . « Quam bonum et jucunduml qu'il est bon et doux pour des frères, pour des sœurs, d'iiabiter ensemble ! »
iMnis, qu'on ne l'oublie jamais, cette joie, ce bonheur, cette jubilation intérieure et qui paraît même sur les visages, n'est durable qu'à la condition que les âmes heureuses qui en jouissent ne laissent jamais pénétrer en elles le fléau détestable des amitiés sensuelles. C'est la désolation de la ciiarité, c'est le mal qui chasse l'Esprit-Saint, c'est le commencement d'une grande ruine. Notre Epoux est un Epoux jaloux ; il ne veut pas, il ne peut souffrir dans lecœurdeses épouses un atome d'amour qui ne soit pour lui. Quel malheur est celui de l'âme inconsidérée et sensuelle qui, oubliant ses saintes promesses et la grâce insigne de son titre d'épouse, se laisse aller à quelque affection déréglée pour la créature 1 Quel triste état est le sien ! De combien de grâces elle se prive !... Que devient cette paix intérieure qui, suivant saint Paul, surpasse tout sentiment^ ?.. et ces communications intimes de JÉSUS dans l'oraison et dans la communion?., et les complaisances de cet Eouux divin?., et au dehors, cette
* Philip., IV, 7.
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modestie trniiquille et sereine, cette régularité fidèle et constante?., et cette application de l'esprit et du cœur a ses œuvres, à son emploi?... et enfin dans les rapports avec les sœurs, cette charité universelle, inaltérable, qui est, comme nous Ta vous dit, la très pure- joie de l'âme religieuse?...
Hélas ! que de maux à la fois entrent dans l'âme avec cette funeste sensualité, que les saints ont flétri sous le nom d'affections sensuelles, d'amitiés particulières!... Quel misérable abus des grâces reçues! quelle stérilité on se prépare pour l'avenir, et quelle impuissance pour ranimer en soi la ferveur première ! Car, encore une fois, l'Epoux divin est jaloux; et lorsqu'il s'est retiré d'une épouse infidèle, nul ne peut dire la peine qu'il faut se donner, l'expiation qu'il faut faire, les larmes qu'il faut verser, pour le ramener et jouir de nouveau de son intimité, de ses faveurs de choix, de ses divines caresses.
Que toute âme religieuse soit donc défiante de ce qui vient l'agiter, la troubler, la dissiper au sujet des afi'ections du cœur. Sans doute il ne faut pas qu'elle s'inquiète mal à propos; mais, pour tout dire en un mot, qu'elle ait soin de découvrir, dès les premiers indices d'une pareille afi'ection, tout ce qui se passe en elle, à un directeur prudent et sage. Cette ouverture simple, humble et modeste, sera le grand remède au mal qui commence peut-être à ruiner la grâce en elle.
Tout ce qui précède est surtout à considérer quand il s'agit (pour une Religieuse vouée à l'éducation), d'une amitié sensuelle pour une jeune élève. 0 Dieu! On tremble, rien qu'à penser aux conséquences qu'une telle affection peut avoir pour la Religieuse et pour l'élève. Les anges gariiienSj qui en pleurent, pourraient seuls dii'e jusqu'où ce malt
peut aller, et est malh.eureusement allé quelquefois. Quelle responsabilité terrible assume sur elle une Religieuse infidHe à ce point à sa vocation, à sa mission, aux grâces que Jésus a multipliées en elle pour lui former des Ames qui l'honorent I Qui sait quelles seront les rigueurs de l'Epoux divin pour cette épouse, dont les enfants spirituels devraient être saints et qu'elle pervertit elle-même, par sa basse sensualité ou par des concessions et des complaisances, toutes mondaines, frivoles et môme voisines d'une sorte d'indécence! Hélas ! dans ces jeunes âmes les passions sont plus vives et plus promptes qu'on ne pense. Donc, horreur de toute démonstration extérieure d'amitié par les moins, par les yeux et autrement. Sous quelque prétexte que ce soit, cela n'est jamais bon; et c'est l'œuvre du démon et de la misérable nature que Ton fait alors, et non celle de Jésus et de sa grâce
III, — La chasteté de cœur avec lea personnes étrangères a la communauté.
Il y a peu à dire à ce sujet, parce qu'en général le défaut de chasteté à cet égard tendrait à avoir un caractère presque grossier, et il ne faut pas insister sur ce point. Il est évident, du reste, que si les affections sensuelles sont interdites avec une Supérieure et des sœurs, à plus forte raison avec des séculiers et des séculières. Certaines Religieuses sont en rapport avec des dames attachées aux œuvres dont elle» s'occupent elles-mêmes. Qu'elles sachent bien que si une liaison intime peut exister en Jésus-Christ, cette liaison est bieo rare, et encore qu'elles sachent discerner la position de ces personnes. Je ne sais s'il peut être bon à une âme consacrée à Dieu par le vœu de virginité, d'être intime avec une femme
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mariée, à moins qu'elles ne soient l'une et l'autre d'un âge avancé. L'intimité amène des communications; les communications sont naturellement sur certains sujets de peine et de souffrance dans l'état oij se trouve l'amie séculière. Cela n'e?t pas un bien et peut devenir un grand mal. Souvenez-vous, âme consacrée, de Celle que vous invoquez chaque jour sous le titre de Vierge très prudente.
Enfin faut-il dire un mot du Confesseur, du Directeur? — Le directeur est l'homme de Dieu, et c'est à ce seul et unique titre que l'âme religieuse se met en rapport avec lui : par conséquent qu'elle ne voie en lui que Dieu seul, comme le prêtre ne doit penser à porter à l'âme religieuse que Dieu seul. — Celle-ci a besoin de lumière, de consolation, de force; que ce soit la lumière, la consolation, la force de Dieu seul qu'elle attende du ministère du prêtre. Après les services qu'elle en aura reçus, elle ne peut manquer d'en avoir une certaine reconnaissance; mais que cette reconnaissance, passant par l'instrument sans s'y arrêter, monte jusqu'à Dieu seul, source unique de tout bien. Rien d'inutile alors, point de perte de temps; mais tout est profit pour celui qui dirige et pour l'âme qui reçoit la direction. Quand saint Jean de la Croix et sainte Térèse se voyaient au parloir pour traiter des choses de l'âme, il arrivait que l'un et l'autre s'élevait en l'air, ravis en extase. Voilà un exemple qu'il ne faut jamais oublier. Assurément nous n'espérons pas la grâce de l'extase : mais il faut que, comme Jean de la Croix et Térèse, l'âme religieuse et son père spirituel, au confessionnal et au parloir, soient tout en Dieu. QiK-'lle grâce!.., ô Dieu! donnez toujours davantage ce^ esorit tout céleste à vos prêtres et à vos épouses I
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