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facilité ; mais si, après qu'il s'est ainsi ouvert simplement et naïvement, le Supérieur maintient ce qu'il a ordonné, le vrai obéissant se soumettra comme un enfant docile, et il obéira, s'il le faut, jusqu'aux plus grands sacrifices.
2' L'obéissance se montre filiale, en exécutant le commandement qui lui est fait, avec une grande confiance que la bénédiction de Dieu est toujours attachée à l'ordre des Supérieurs.
Persuadons-nous bien, en effet, que dans les difficultés qui surviendront et qui semblent être un obstacle insurmontable à l'accomplissement de l'ordre que nous avons reçu, nous trouverons dans l'obéissance une grâce particulière qui nous les fera vaincre. Cette grâce est certaine. Avant de nous mettre à l'œuvre, nous ne l'avions pas; mais quand notre Père qui est aux cieux a parlé par notre Père visible, un secours surnaturel et efficace est venu avec cette parole, et une bénédiction céleste est avec nous. Ne l'oublions pas : il n'y a pas d'exagération à dire que l'ordre des Supérieurs est comme un sacrement qui nous communique la grâce, pour nous faire accomplir saintement ce qui nous est commandé.
La confiance filiale nous portera aussi à parler humblement à notre Père spirituel de noi attraits et de nos aptitudes, non pour l'incliner à nous donner tel office ou tel autre, ce qui serait une grande imperfection et même une véritable hypocrisie ; mais parce qu'il convient que rien ne soit caché à celui que nous appelons notre Père.
Telles sont les principales qualités de l'obéissance religieuse. Mais le sujet n'est pas épuisé. Le chapitre suivant n'est que la suite de ce que nous venons de dire. ' '
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