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mier Dkcours, soBtr^fSet ou de l'ignoranee^ ou des passions.: de Vig^orance, lorsqu'on n'a poûit dans sa mémoire les objets de la comparaison desquelsdoit résulter la vérité que Ton tkenht] des passions, lorsqu'elles aoat tellement modidifiées , que noue avoi^ intérêt à voir les objets diffêreas de oe ^a*il* sont. Or, ces dflw causes uniques et générales de im» erreurs lost deux causes accidentelles. L'ignorance» premièrement, n'est poiut nécessaire , elle n'est Tefiet d'aucun défaut d'organisation, puisqu'il n'eit point d'homme-, comme je l'ai montré au com' menoement de cedisoDurs, quine soit doué d'âne '^^'éDMiîre capalde de cententr ininiment plus d'o)^« <jlie n'en exi^e la découverte des pte hautes vérités. A l'égard dM pasaiens, les besoins phyaiquea étant les seules passions inmédiatement données par k natuipe , fit les hea/oiot n'étant jamais trompeurs, si est encore évitet que fedé&utde justeiw dans l'eaprit n'est point l'efifet d'un défaut dand l'organisation ; tpt nous avons tous en nous la pi^figar^oy de porter les mêmes jugemens sur les mêmes choses. Or» voir de wéjae^ c'est a^voir égeVsmwfct d'^fwit. Il est donc certain que Tîuégaiité d'esprit, aper-
DISCOURS fil, CHAPITRE XXTI. 207
Ç1I6 dans les hommes qae j'appelle communément bien organisés , ne dépend nullement de rexcellence plus ou moins grande deleur'orgauisttîoii (t)^ mais de Féducation afférente ^u'iisreçoirent , des cireonstânces diverses dans lesquelles ils se trouTent , enfin du peu cf habitude cpi'ils ont de penser , de la haine qu'en conséquence ils contractent , dans leur première
(i) Jobserverai à ce sujet que, si le titre d'homme ^esprit, comme je Fai fait yoir dans le second Discours , n*est point accordé au nombre, à la finesse, mais au choix heureux dss idées qu'on firéaea.^ au pnhHc ; et si le ha«* sard, comme Fexpérience le prouye, nous détermine à des études plus oa moins intéres-* fiantes , et choisit presque toujours pour nous les sujets que nous traitons ; ceux qui regardent l*esprit oomme un don âe la nature, sont, dans cette supposition-là ménM, obligés de conyenir que Fesprit est plutôt Feffet du hasard que de Texcellence de l'organisation; et qu'on ne peut le regarder comme un pur don de la nature, à moins d'entendre paï le mot nature l'enchaînement étemel et universel qui lie ensemble tou9 ^ événentefis du monde, et dans lequel Fidéo Qiéme dv hasard se trouve conaprise.
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jeiineflse^ pour Tapplicatioii, dont ils deviennent absolument incapables dans on âge plas avancé.
Quelque probable que soit cilte opinion, comme sa nouveauté peut encore étonner, qu'on se détache difficilement de ses anciens préjugés, et qu'enfin la vérité d'un système se prouve par l'explication des phénomènes qui en dépendent, je vaisy conséquemment à mes principes , montrer y dans le Chapitre suivant , pourquoi l'on trouve si peu de gens de génie parmi tant d'hommes tous &its pour en avoir.