OF. 1870 KT
nous reste encore bien dps dpgrés à gravir; Pt à oliiicuti de ces dp^rés nous attendent de menaçants tias»rds. Toulelois qui dit périlleux ne dit pas désespéré.
De );rande puissance que nous étions, nous sommes devenus puissance secondaire. Les grandes puissances sont l'Allemagne, la Russie el l'Angleterre, Notre rang secondaire, il faut l'accepter; et notre .sagesse sera de nous y renfermer.
Celle sagesse consiste li ne rien provoquer en Europe, et h attendre que l'Europe, par une circonstance quelconque, sorte de l'équilibre instable ofi elle est provisoirement placée. ,\lors, si noua avons su dans l'intervalle (plus l'intervalle sera long, plus il nous sera favorable) réparer nos forces, nous fournirons, soit pour la paix, soil pour la guerre, h qui le recherchera, un appoint qui ne sera pas h dédaigner.
Cet appoint, il importe de le constituer hâtivement. Et, pour se h&tcr, il ne faudrait pas perdre son temps à renverser M. Thiers, h délibérer, sans pouvoir en sortir, sur le septennat personnel ou impersonnel et sur les lois constitutionnelles, à remplacer M. de Broglie par M. de Pourlou, M. de Fourlou par M. de Ghabaud-La-Tour, et k clore cette singulière besogne de plus d'un an et demi par un ajournement et un repos de quatre mois. Heureusement, In nation tnivaille; et, quand on lui donnera an gouvernement définitif, ce gouvernement la trouvera toute prête & marcher avec lui (1).
Troi* objets essentiels doivent être présents inces-
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samment à notre esprit : refaire nos finances, refaire notre armée, refaire noire éducation publique. Avec de bonnes finances, une bonne armée et une bonne éducation, on peut traverser bien des périls.