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iiialftrt^ rériftrgique Ht tlésesp^rép prolenlalion dp I Alsace et de la Loi-rHÎno, s'annexe ces deux pruviiicr», et qui, malgré de non moins vives prolestalitiiis, s'est iiniiesù les Danois du Sleawig.
A l'heure présente tt ne reste donc entre les Étuis Européens, ni autorité spirituelle commune, ni règle i|'t'<]uilibi'e et de diplomatie, ni légitimité royale, ni souvcraineli! populaire. Tout est k vau-l'eau; et girése nie ment, ou bien la dissolution poursuivra son n-uvre, nu liien il surgira de la situation quelque nouveau principe de vie commune et d'union; ii quoi les rois et les peuples sont aussi intéressés les uns que les autres.
Une seule chose persiste, et je ne veux pas en nier l'ulilité et la force, c'est la solidarité du commerce i*tde l'industrie entre les nations. Tous les peuples souffrent, mfime ceux qui ne prennent pas part au nonllil, quand une gueVre éclale. Cela pèse d'un certain poids, mais, comme on vient de le voir, est lout â feil insuffisant h empêcher les explosions.
Ces annexions violentes, nous autres amis de l'humanité, démocrates, socialistes, philosophes, nous k's regardons comme des crimes. Elles sont l'équivalent de ce qu'était la servitude chez le vaincu darfs l'antiquité. Ahl j'avsis toujours plaint profondément les hommes privés malgré eux de leur nationalité, lesPolonsis, les Danois du Sleswig,el, dans le temps, les Vénitiens: mais je ne les avals pas asset plaints, et le lientimenl de leur douleur ne m'est apparu dans toutj» son intensité que Itt jouroii jeTus témoin, k Ilordeaux, en 1871, de l'angoisse des députés d'Alsace et do Lorraine demandant si l'on ne pouvait plus rien pour eux. de leur affliction devant l'inexomhle nécessité, de leur protestation contre un joug
ËTIIDE SUR LA CRISE DE GUERRE déleslable et de leurs adieux. Jamais celte grande et décliirjnle scène ne sorliru de ma mémoire, et l'impression en est telle que j'aime mieux être parmi 1e« opprimés que parmi les oppresseurs.
Je n'ai point à rechercher comment les Allemands auraient dit user de leur victoire. Cela serait oiseux dans la bouche d'un autre et peu digne dans la bouche d'un Français. Tout ce que je tiens à dire, c'est qu'après cinquante-qualie ans de paix inintprrompue avec l'Allemagne, nous avons appris, à notre grand étonnement, je dois le constater, que, durant tout ce temps de calme apparent, les Allemands n'avaient pas cessé de nous considérer comme l'ennemi héréditaire [ErUfeiniT). Soil; mais sachons-le cette fois-ci, et ne l'oublions pas.
En 1866, au lendemain de Sadowa, je fus fort alarmé de celle terrible explosion de guerre. Je ne le fus pas encore assez, et le mal a dépassé mes craintes. Quelle ruine de belles et généreuses perspectives! Nous qui élevions nos enfants dans un bienveillant respect pour les peuples étrangers! 1! faut changer tout cela; il faut leséleverdansla détianceet dans l'hostilité ; il faut leur apprendre que les exercices mitilaires sont la première de leurs tâches; il faut leur inculquer qu'ils doivent toujours être prêts à tuer et à être tués; car c'est le seul moyen d'échapper au sort de l'Alsace et de la Lorraine, le plus triste des malheurs, la plus poignante des douleurs.
M. Comte avait pensé que tes grandes guerres n'étaient plus possibles entre les peuples européens, grAce k la prépondérance des intérêts commerciaux et industriels, soutenus par le développement correspondant des inlérf'ls intellectuels et moraux. II