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pit^olpitM trois Um (lfin« l'ablinp. r>t Iroin fois pnr In iii^mn procédé : le despotisme un dedans, nu dehurs l'abandon de la politique trndilionnflle de la Prnnce i>t l'cntrftprine de fitierres aussi follement déclari^es que mal Gomluites. Troia fois! et si celle famille nérasle r(<venAÎt pur JR ne sais quelle Impos^ilile ciriionstance sur le ll'l^ne, je ne pourrais me défendre ilu pref«<«iitmientqu'un destin sitilslre veut détruir«^ la Franco pi lu rayer du nomlirn des nntions.
La (lêruile tic> l'insurrenlion parisionne ni le surets de l'emprunt de deux milliards prouvent seulement que le ulul n>Rl pas impossible ; main ils Ront loin ite l'assurer complètement. Pour cela, il est bosoiii que trois autres milliards soient payés & l'Ai lemu- Une, qao les troupes allemandeaévncuentnotrn «ni, el qu6 des détlcils annuels no viennent pas montrer iiolro Impuissance h supporter nos charges et comprometlre nos finances et notre crédit. A ce prix, et quand tout cela sera ncconipti, nous serons une nation amoindrie, déchue, mais indépendanle et sauvée.
l^tte fois-ci, les événements, non les honimes, font la république. C'est elle qui Contracte les nmpruntscolOBsaux, impose les plus lourds fardeaux. Atablil le service militaire oliligaLoirc, réforme l'administration. Dune pareille tflche, aucune monarchie ne serait capable ; la puissance lui manquerait pour l'Rffecluer. Bien que, dans un pays aussi troublé que le nâtre, il soit difliciio d'étendre fort loin la prévision, cependant il est probable que la république en viendra il lioul.
La philosophie poKilive, on le sait, ne reconnaît qu'aven des restrictions ce qui est nommé dans le parti révolutionnaire le doffmD de la souveraineté
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populaire : pour deux raisons, d'abord pnrce que la volonté du peuple, pas plus que celle d'un rai ou d'un législateui-, ne peut changer les conditious essentielles de l'existence des sociétés et de leur développement; puis, parce que le peuple est incapable de gouverner directement et par lui-même. Mais cette même philosophie reconnaît que, à un certain point du développement des peuples, ils ont le droit et le devoir de nommer ceux qui font leâ lois et le gouvernement; iU donnt^nl la puissance, mais ne l'exercent pas,
C'est aujourd'hui presque un lieu commun de passer en revue nos trais monarchies. Je n'ai que du respect pour les princes de la maison de Bourbon, aines ou cadets. M. le comte de Chambord a dèclarù comment qu'il ne régnerait sur nous qu'avec le drapeau blanc et comme roi légitime ; cette prétention, qui, en IK30, coûta le trâne à Charles X, comment le rendrait-elle en 1871 à son pelit-filsî Les princes d'Orléans, tout entiers à la joie d'avoir retrouvé leur patrie, ne nous parlent pus, uiuis quelques-uns de leurs amis nous parlent, de monarchie constitutionnelle; toutefois notre milieu social est bien Irap agité pour comporter aucune fiction ; et vraiment qui, aujourd'hui, voudrait s'inquiéter si le roi rèf;ne et ne gouverne pas?
Nos troisièmes monarques sont les Bonaparles.De ceux-là, je me détourne ; non point parce qu'ils ont tué une république, ce sont des actes de violence auxquels les révolutions donnent place, mais parce qu'ils l'ont fuit d'une manière déshonorante. J'ai un gros mot sur les lèvres que je ne prononcerai pas; mais violer un serment est une de ces actions qui, commise dans la vie privée, entacherait l'homme et
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qui ne l'onlache pas moins dans la vie publique. Quand, il la fin d'aoCit.jevia Napoléon III partir pour Sedsn, je dis hautement que la responsabilité de IpI» désastres ne s'expiait que parla mort, et que sans doute il allait se faire tuer. GrAce à la loi rendue par l'Assemblée nationale, tous les princes peuvent rentrer ea France, même Napoléon III ; mais, s'il rentrait, il devrait être traduit devant la justice du pays, et jugé, non pas à cause du i décembre, puisque les plébiscites t'ont couvert, mais à cause de la déclaration de guerre et des opérations qu'il a conduites, étant responsable aux termes mêmes de sa constitution.
Il est des désastres tels qu'ils excitent une vraie stupéfaction, comme en excitent des événetnenis iDcroyables, et pourtant réels. Une année, il prît envie à Napoléon I" d'aller â Moscou avec quatre cent raille hommes; il y alla, mais le grand empereur n'imagina pas que l'hiver de Russie était froid ; l'hiver fut froid comme à l'ordinaire ; et l'empereur laissa ses quatre cent mille hommes dans les neiges et sous lesfrimatsdu septentrion. Une autre année, il prit envie à Napoléon III de faire la guerre â l'AUeiiiagne ; il n'imagina pas qu'il y eût danger à se mesurer avec le nouvel état militaire de celte puissance, il avait deux cent cinquante mille hommes braves fl solides : en un mois, il n'en restait plus ni un homme, ni un fusil, ni un canon; tout était prisonnier. Tandis qu'il aurait fallu, après les défaites de Forbach et de Wœrih. conserver, comme In prunelle de l'œil, les armées de Lorriune et de Chftlons, il se fait couper en avant de Verdun, il se fait couper à Sedan, et laisse la France sans un officier, sans un soldat régulier et sans une arme.
m ÉTUDE SUR U CHISE DB GUERRE
Qui n'Mlinirerftit la profondeur d*une telle incapacité ?
-San4 sortir de Tbistoire contemporaine et aanf rappeler que la France inaurivit honorablement aon nom dan« la fondation de la grande république américaine, c'est il notre paya que la Belgique et Tltalie doivent leur indépendance et leur constitution. Après la défaite de Louvain, la Belgique rentrait sous la domination hollandaise, ai une arniéefran* çaise n'était pas intervenue i et Timpuiasance de ritalie à se délivrer elle-même avait été conatatée par les succès éphémèrei de 1 848 et lea rêvera défi*
nitifs de 18 U). Ces choses-là, nous ne les ferona plus.
Pour lea faire, il faut une puissance effective que nos désastre» noui ont enlevée, et une expansion de volonté qu'ili n'ont pas moins comprimée. Toute notre puiiftance et toute notre volonté se concentreront désormais sur nous-mémea. Pour longtemps, personne en lâurope n'a rien ii craindre ni à espérer de la France.
lia doctrine sociologique, en étudiant le mouvement qui tendit à changer les bases catholico-féodales de l'ordre social, a noté que, depuis quatre-vingts ans, la France en fut le principal agent- Les faits et leurs conséquences étaient manifestes ; les dates de BU, do 1830 et de IHiH ne laissaient aucun doute à cet égard, et elles s'encbainaient avec une régularité remarquable. Ni 89, ni 1830, ni i848 ne restèrent des événements locaux; ils rayonnèrent beaucoup; et tel prince ou te) peuple, qui ne pouvait mais de ce qui se passait sur les bords de la Seine, avait fortement ressenti Tondulation révolutionnaire. Même, il est permis de croire que la chute de Tempire, si, comme bien des lignes Tannonvaient pour
ItK IH7(1 KT l>*7t. m
If m»ini-iil li" lu mort do rumpcmur, ttllrt HViiil râsuHÀ il'un niouveiiii-nl papuluim, n'nfit ptin Mé tan» miitrixoup lictcial en Euvape. Mais nili^un ollct dn v.(\ IMnro n'H été pi'oduil, reinpin; uymi péri dans une l'AUuIrupliu i)ur(^int>iil iiiililAJre Bien plu)>, l'iiiïurntclion «ociolistn de Pariï mt roitii» itioh'tii limitarinlloiiinnt et iiiuraloniont, 6l n'n suacilé que de liiut r»»1rainli)i m»r)irextiilii)n$. CpI» montre comiimnl irrilc roni'lîon df) foyer qui iippurlenail ù lu Fnmcii lui i!s| rvUi'it" pur It^i t'iviinomcnU ; non pui qu'il n'cm tlnivB runiuir (]Uf^lqUi' aiitrtt au ddlion d'elle; c'est une fonction actucllenienl éleinlo.
Voyant In Frioicn viiincuti cl ronvcrtéf:, le purli »oct«Iiite n tonlti de s'en einpiiror par lu force iieï rirmes, h laidr do Pnris dont il avait l'appui; il » àié déruit. De Itnu' cCilù, le» puriis nionnrchiijuns tint songii i.'t son^cmt cncom il y restjiurer un IrAn»; maii>, |irovi)ii)iriMiierit du moins, loule litu- Miliv<> tle ce KUtiri' eal iolero'pli^e durant \o lenijia f)iti lara ntiaOKoairo pour libérer nolrv territoire id équilibrer not linances. Au i aflpteitibre, quand lu république fut proclamée, on a dit c|u'clle fltail r<indée, Hj elle réu^aiswit il sauver la Franco de riminanie piiril que lui li^guail reiupîrei mais que, ù elle n'y réuasiisait pua, elle éluit proscrite ik jamais. Ëll« n'y a {laii riSuani; pourtant elle n'est pus {■ruoerito: toute précaire qu'elle est, elle parail encore muina insluldc et moins inilnii*^ qu'aucune des monarchies qui &e proposent.
Pluitieui's, parmi les observateurs et les penseurs, éluiiinl d'opinion que la rénovation sociale, qui demeure, mdlgrtï (uul, la grundo alfaire de l'Kurupe, ne serait entravée par rien delriinyer, et i|u'e|l« np Mini'onlperail qufl Im eomplications issues do sji
ÉTUDE SUR U CRISE liE GUERRE
propre nature. Celait là le cours régulier des choses ; mais, malheureusement, dans l'histoire, le cours régulier est souvent interrompu; el aujourd'hui apparaît la guerre internationale, perturbation la plus fftcheuse de toules. L'incontestable prédominance militaire de la nation allemande conduira la situation à celle alternative : ou que celle prédominance deviendra absolue et qu'il se formera un grand empire qui, semblable k l'empire romain, subjuguera toules les nations indépendantes; ou que ces nations soutiendront leur indépendance soit par des combats soit par des ligues; ou que, incapables de porter sans terme un écrasant fardeau d'impôts, les nations s'entendront d'une façon ou d'une autre pour la paix.
A chèque crise politique et sociale, les deux grands partis qui se partagent l'Europe, le parti conservateur el le parti révolutionnaire, interrogent avec inquiétude la situation, demandant, l'un, si les doctrines théologiques ont gagné ou perdu ; l'autre, si les rois et les prêtres ont essuyé des écbecs ou reconquis des positions. Ce n'est pas dans ces deux ordres de faits que la philosophie positive prend les règles de ses prévisions; elle constate si la science u continué de faire des progrès, d'enregistrer des découvertes et de fonder des lois, et si l'industrie, qui dorénavant ne marche pas sans elle, n poursuivi son essor. Toutes les fois que la réponse est affîmiative, et jusqu'à présent elb' l'est toujours, la philosophie positive déplore ces catastrophes qu'une sagesse plus éclairée pourrait éviter, mais elle reconnaît que la civilisation suit le cours que l'histoire lui Ir.ice.
Le iiMc que la France a joué depuis 1789 dans lo
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niouvoiuent social de l'Europe f!sl, je l'ai dit, terminé : les événements iiiililaires, ta défaite et notre déchéance y ont mis fin. Si nous parvenons à fonder une grande république au centre du continent, ce sera un fait politique qui donnera une notable preuve de notre consistance et de notre malurllé; si, au contraire, nous reprenons un roi, nous irons nous ranger, piètre monarchie, derrière les monarchies vraiment héréditaires. En attendant et durant nos ans (le cicatrisation, la France a seulement îi réparer pertes et à recueillir ses esprits. Comme les illustres familles tombées dans l'infortune, nous devons h la fois être fiers et humbles, fiers de notre passé, humbles de notre présent; n'acceptant jamais noire déchéance, nous ne pouvons nous en relever que par ce double sentiment.
Depuis nos désastre», on a beaucoup parlé en France de la décadence de la France; et cette idée
a pas trouvé chez nous une grande contradiction. On y a vu la cause de la iléfaile, et l'on a été fort disposé k dire son mea culpa. Un men culpa est en elfet k dire ; mais, suivant moi, ce n'est pas pour une prétendue décadence que je n'aperçois nulle part. Dans une de ses belles chansons, Béranger disait qu'il chantait :
Pour contoler «un paya malheureux.
Consoler appartenait au poMe, mais n'appartiendrait pas nu philosophe, rigoureux observateur de la réalité. Aussi, est-ce sur des faits, non sur dos sentiments, que je me fonde. Ces faits sont patents, je vais les rappeler.
Je commence par ce qu'il y a de plus visible et de
constatation la plus irrécusable, je veux dire la production, rindustrie, le commerce, la richesse. Dans cet ordre non seulement il n'y a pas décadence, mais il y a progrès considérable. Même aujourd'hui, malgré les destructions causées par la guerre, malgré les milliards payés aux Allemands, le crédit de la France est intact, et, financièrement, elle possède une puissance de premier ordre, bien que sa puissance militaire et politique soit brisée et qu'elle n'occupe plus aucun rang dans TEurope. Maintenant, réfléchissez que la production, Tindustrie, le commerce supposent un travail soutenu, vigoureux, intelligent, et en même temps requérant Tapplication constante d'une science perfectionnée, et dites-moi en quoi il est possible de prétendre que dans ce domaine la France est en décadence. Notre richesse est grande; la possibilité de faire face à nos désastres suffit à le prouver.
J*ai parlé d'abord de la production, parce qu'elle se traduit en chiffres. D'autres activités ne s'expriment pas de cette façon; je vais pourtant essayer d'y trouver une marque qui ne laisse pas de doute sur leur prospérité ou leur décadence. Les lettres et les arts sont un domaine où depuis les hauts temps la France a tenu un rang honorable ; et, dès l'origine du moyen âge, l'épopée chevaleresque qu'elle créa fit le charme de toute l'Europe d alors. Apprécier une littérature contemporaine, des arts contemporains est toujours complique d'une certaine incertitude ; car la postérité est loin de ratifier toutes les admirations du moniçnt. Mais, pour le jugement que j e cherche ici à porter, le point de vue relatif est suffisant; et la comparaison de nos lettres et de nos arts avec les lettres et les arts de nos voisins, sera