‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 23 sur 102 · DE LA FORME RÉPUBLICAINE EN FRANCE · texte numérisé non relu

DE LA FORME RÉPUBLICAINE EN FRANCE

Nous étions depuis bien peu de temps établis à Versailles (i), lorsque 11 Thiers, irrité de quelques tracasseries que l' Assemblée nationale lui suscitait, donna sa démission. Ce fut un grand chagrin pour les uns, une grande joie pour les autres, bien que les partis ne fussent pas encore nettement dessinés; car alors M. Thiers avait pour ministres certains hommes qui appartenaient aux réactionnaires et qui ne tardèrent pas à le quitter. A cette nouTelle, beaucoup de membres de TAssemblée coururent ches M. Thiers et lui demandèrent instamment de revenir sur sa malencontreuse résolution. J'étais du nombre, et je me rends cette justice que ce qui me poussait c'était Tintérôt, uon pas de la république, mais de la France; car j'étais persuadé, et j'avais raison, que M. Thiers était capable de retirer notre malheureux pays de l'abîme, et j'ignorais si aucun autre pouvait le remplacer en ce suprême service. J'ai entendu conter à Bordeaux que M. Pouyer-Quertier, nommé mi-

(1) Revue de la Philosophie positive, numéro de mars-avril

(i) L'At^semblée nationale arait en haine et en crainte Paris; eUe Toolait s*«i tenir bien loin, à Bordeaux, à Bourgs, qne tais-je eneore ? Saréaideaceà Ver- Mille* était un rompromis, qnt devint fort ntile qnand la Commune parinenM •'intnnrea et qn'il fallut sontenir contre elle une guerre dont elle prit d'eillean sur elle tout les torts.

Page 1