‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 29 sur 102 · POLITIQUE DU JOUR · texte numérisé non relu

POLITIQUE DU JOUR

la prépondérance de la capitale qui l'imposaient. Cette fois, sous la présidence d'un gouvernement loyal» elle se discute partout, elle se Justifie contre les préventions, elle se fait reconnaître comme nécessité de situation, elle Èe fait valoir par les services qu'elle rend, elle se consolide en assurant le présent, en préparant l'avenir. Pour cela, il n'est besoin ni de constitution ni de dissolution.

Avec cette manière de Tétablir, qui est la bonne, le parti républicain doit montrer de la patience et de la largeur : de la patience, car il faut bien se garder de troubler intempestivement ces évolutions spontanées de l'opinion publique qui demandent toujours un long temps ; de la largeur, car il importe moins que la république demeure chose à lui, qu'il n'importe qu'elle devienne la république de tout le monde.

Un sentiment général se répand, qui inspire le vif désir de coopérer au relèvement de notre vieille France, frappée d'un coup aussi terrible qu'imprévu. Là est une communauté de pensée et d'action qui enseigne à subordonner bien des impulsions particulières à un suprême intérêt. C'est dans la république et par la république que s'exerce le mieux cette cooimunauté.

DES RAPPORTS DE L'ASSEMBLÉE NATIOiNALE

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