‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 32 sur 102 · AVEC LE SUFFIIAGE UNIVERSEL · texte numérisé non relu

AVEC LE SUFFIIAGE UNIVERSEL

L'assemblée commence sa troisième session. Combien en verra-l-elle encore ? Nul ne peut le dire. Pourtant l'opinion générale est que sa durée ne se prolongera pas outre mesure ni ne finira en croHpton, pour me servir de l'expression appliquée à l'assemblée dispersée par Cromwell. A lavérilé, à en juger par une phrase du rapport de la commission Kerdrel, oii il est énoncé que l'Asiemblée restera an ponte qui lui a été confié, jusqu'à ce que tr pays soH rassuré u l'égard des ennemi» de l'intérieur, (juelques-uns pensent que le mandat de l'assemblée est éventuellement illimité, destiné fi ne prendre fin que quand une salutaire compression n'aura laissé que la liberté, ("omme ils disent, de bien Faire. Cela, qui serait d'un si dangereux exemple, ne trouvera pas de crédit près de l'assemblée : elle ne consentira jamais h perdre son haut caractère de dépositaire de la souveraineté el de gardienne de la légalité.

Je ne suis pas de ceux qui récriminent contre l'assemblée. Dans nos suprêmes désastres, elle est le centre autour duquel s'est fait le premier ralliemenl. Son rAlc a élé douloureux et diflicile: elle s'en est acquittée avec honneur et loyauté. Sans doule, sa composition est telle que des crises dangereuses y ont éclnlè. Elles ont élé jusqu'à présent surmontée» ; c'est l'œuvre de la commune sagesse. Il faut demander d celle commune sagesse de persévérer.

Il serait bien injuste de punir la France des défaillances des momirchies. Au i septembre, on proposa à In majorité monarchique du Corps législalif (le s'emparer du pouvoir en déclarant la déchéance, elle ne voulut pas. Le malin, elle tenait le gouverne- Qient de la crise; le soir, elle était dispersée. Une vieille royauté comme celle des bourbons ou des

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