DES RAPPORTS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE
rapport de la Commission Rerdrel. Elle fut empêchée par ce voie unanime de la gauche, qui donna la majorité, une faible majorité, au président de la république. Après ce voie important, que restait-il à faire ? Attendre que la Commission des Trente proposât une transaciion, Taccepter si elle était acceptable, mais, si elle ne Tétait pas, entreprendre partons les moyens légaux une grande campagne de dissolution.
Laissons de côté Tincident intempestif relatif à la dissolution, car ce n*est qu*un incident ; et Talternative dont je viens de parler reste toujours pendante : transaction acceptable ou inacceptable, proposée par la Commission des Trente. Je spécifie nettement ce que j'entends par acceptable : ce sera ce que M. le président de la république acceptera. Dans le cas d'une transaction, j'en féliciterai l'assemblée, le président, le pays ; car une crise dangereuse aura été évitée. Dans le cas contraire, la crise sévira plus que jamais, et ce sera à chacun de faire son devoir.
J'ai souhaité tout d'abord et je n'ai pas encore renoncé à souhaiter que l'assemblée parcourût le cycle entier de sa durée, je veux dire quatre ou cinq sessions. J'aime mieux employer le temps à faire des lois jréclamées par notre réorganisation que de le perdre en dissolutions et en agitations électorales. La chambre, par ses lumières et ses intentions, est très apte à faire des lois de réorganisation. Qu'elle les fasse donc ; ce n'est pas moi qui le lui disputerai. J'ajoute qu'il nous faut savoir supporter le frein que ses tendances nous imposent; il nous est bon de nous habituer à l'esprit de continuité et de palience, si nous prétendons nous préserver de l'instabilité familière aux démocraties. Cela est dit avec réflexion ;