‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 46 sur 102 · MALFAISANTE FINALE · texte numérisé non relu

MALFAISANTE FINALE

h biilaillc d'Iétiu, si le (léiioueiiicnt cai Leipzig fît la prisp de Paris? Qu'importent les bonnes finances de la restauration, si le roi les précipite dans une révolution ÎQu'iniportc IVre pacifique de Louis-Philippe, s"il la ferme par un effondrement? Qu'importe enfin la prospérité matérielle sous Napoléon III, si uu démembrement en est la conclusion ?

Sfole, en Europe, où tous les Ktats ont prospéré et se sont agrandis, la Pologne a été plus malheureuse que nous, elle. par la faute de sa noblesse incapable d'être gouvernée, nous par la faute de nos monarques incapables de gouverner; incapables de fiouverner. si on les considère comme une suite de prince» se succédant sur un m^me IrAne, et ii ce point de vue ils sont comparables aux empereurs rrmiains qui se transmettaient surtout une difficulté il'i'tre croissante; incapables de gouverner, si on les considère comme des princes isolés, puisqu'ils n'ont jamais su se maintenir, ni avoir leurs héritiers présomptifs ailleurs qu'en exil.

Ia similitude de notre succession de monarques il liiltons rompus et de la succession à bAtons rompus aussi des empereurs romains se présente, en effet, à l'esprit, non sans de sinistres pronostics. On a pu l'écartor, tant que nos désastres ne sont pas allés jusqu'au démembrement. En eff'et, la nation, active, kborieusp, riche, entourée jusqu'alors d'un certain prestige militaire, demeurait puissante en Europe; aujourd'hui, sans frontières et sans alliés, objet de haine et de mépris pour l'ennemi qui la surveille, df" pitié pour les indifférents, les restaurations monarchiques et les révolutions populaires lui sont également interdites; car chacune de ces commotions la livrerait moins préparée et plus faible aux

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