‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 55 sur 102 · PASSAGE DE LA BÉPUBLIQUE PROVISOIRE · texte numérisé non relu

PASSAGE DE LA BÉPUBLIQUE PROVISOIRE

à qui le retour de Tempire assurait un exil en Angleterre. Aussi quelques-uns parmi les membres du centre droit sacriflèrent-ils leurs préférences, et ils se joignirent au groupe républicain, qui avait mérité cette jonction par sa discipline et son abnégation.

En cette brève mais grave histoire, on voit que ce que la situation comporta de nécessaire fut qu'elle contenait trois monarchies irréductibles Tune à Tautre. Les républicains, quoique divergentes que fussent leurs vues, ont pu (et c>ht la justesse do leur calcul et rexcellence de leur conduite) s'en référer à l'avenir et à la discussion pour faire préva* loir telle ou telle forme républic<iine, et s'entendre, à un moment donné, sur la république particulière que les circonstances imposaient (i). Hien de pareil n'était praticiible entre monarchistes ; aucune discussion, aucune évolution n'avait force pour mener de M. de Chambord au prince impérial ou de celuici à celui-là la monarchie qu'on aurait rétablie d'une entente commune.

Ce qui fut contingent, c'est, si Ton veut et si Ton ne donne pas aux traditions de famille tout leur poids, le canictère politique de M, de Ghaïubord. Ce caractère aurait pu être différent, ou, du moins» le prince aurait pu entendre son devoir royal d'une manière différente. Ce devoir, il Tidentifia entièrement avec un droit supérieur qu'il tient du ciel et do ses aieux. La combinaison royaliste avait, aux yeux de quelques-uns de ceux-là mt^mes qui la combat-

(1) 11 faut Taire une triste exception pour les révolutionnaires socialistes, qui «^opposèrent, tant <^'ih purent, à krale enleufe fondée tvr une transaction.

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