‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 56 sur 102 · A U RÉPUBLIQUE DÉFINITIVE · texte numérisé non relu

A U RÉPUBLIQUE DÉFINITIVE

taient, le mérite de fonder un gouvernement définitif; et, si elle avait été accueillie par M. de Chambord, elle aurait dû, en raison de ce service considérable, être respectée par tous ceux que touche le besoin d'une réorganisation rapide pour la France en face des périls extérieurs ; mais, échouant sur le seuil même, il ne lui fut pas donné de clore le provisoire. Y mettre un terme et obtenir la reconnaissance due a ce service fut désormais réservé à un système républicciin formé de concert avec la gauche et une partie du centre droit.

Pour les républicains, la conduite à tenir est dictée par la conduite tenue. Le ministère actuel doit être appuyé. Ce fut une faute sous la restauration, à la chambre des députés de 18i0, de mettre M. de Marlignac en minorité sur une question municipale où on ne le trouvait pas libéral suftisammcnt. Ne compromettons point par une faute analogue notre ministère Martignac. Dans la situation générale de la France, il faut tout demander aux transitions, mémo quand les transitions sont lentes.

La discipline nous est devenue facile, d'abord eu raison du succès considérable qu'elle a obtenu, puis parce que nous avons, dY'tape en étape, un objet défini à nous assigner. Jamais le dicton : chaque jour suffit à sa peine, n'a été plus applicable. La besogne d'hier était l'établissement de la repu* bliqae ; la besogne d'aujourd'hui est la dissolution, l'élection des députés et celle des sénateurs.

Le débat électoral, tant pour les sénateurs que pour les députés, sera surtout entre les républicains anciens et nouveaux, d'une part, et, d'autre part, les bonapartistes. Les légitimistes n'emporteront pas, je pense, beaucoup de sièges. H importe gran-

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