‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 69 sur 102 · U LES DEUX ISSUES DE LA CRISE DU 16 MAL · texte numérisé non relu

U LES DEUX ISSUES DE LA CRISE DU 16 MAL

LES DEUX ISSUES DE U CHISE OU i(> MAI (1).

[Lcts ûm% ÎHUfMi t^n{ \ê \mmphP d99 répMbUMiai pu mIhî 4e» QoMisé» mondrçhiauos. U triomphe dei répul^He^in», cooUnuiint et affermissant ce qui est, entretient Tordre et la sécurité ; celui dos coalisés^ bouleversant ce qui est^ n*a é*issue immédiate ^u*«ii eonflit •Qharné entre eux pour savoir à qui restera U pi^io |iQurfiilvi« eo commun.]

Dans une aventure téméraire où il s*agit du 8alut non paa seulement de la république, mais de la France, il faut que cbaoun paye de 3a pardonne. Ceux qui ne peuvent agir doivent écrire. J*écria donc.

Je dis qu'il s*agit de la France même* Nous sommes des vaincus d'hier, sans frontières, avec une armée qui commence seulement à se réorganiser et en face de redoutables voisins. Eu cette situation, M. le maréchal de Mac-Mahon a jugé opportun de commencer, sans aucune exception même pour les plus modérés, une guerre à outrance contre le parti républicain, qui, en tous cas, est puissant par e nombre, par la fortune, par les lumières, par la position sociale. C'est un déchirement qu'il provoque spontanément, de son chef, et ce déchirement, je l'appelle un péril pour la France en Tétat où nous sommes, en l'état où est l'Europe.

Le dilemme est posé. Ce sera la politique des républicains qui triomphera devant le suffrage universel, ou la politique de M. le maréchal de Mac- Mahon. Examinons l'une après Tîiulre les deux

(1) Le journal le Temps ^ à octobre 1877.

loluUons do riillonialivD oîi l'uote du 10 mai nous en Tienne.

Je coinmoncii pnr cellfl qui iiio [larull di> beaiicoupcJ )a plus probable, celle qui donneru lu vîcluire il lit f liilne et loyaln inlerprélulion de tuul gouviiriiamcnt purlemenUire.

Piiiiiiî les a»s<>i'tioni mu\ fondées dont faurinille la J manirnste de M. le inurtichal de Mao<Muliuii, il en Ml une uù il déclnrn igue los éleclioiis fuileg lielou Hvolnnlé établiront pour un long tonne la sùt^urilé. Toulefoii l'intàrét qu'il Irouvo il nouï periuadeiqu'il en serait ninsi ai vi-uiu>enl liùs secondllire, 1 car il lenninfl son doeumonl, «n nuusBrili'iiiQntliiiu* tainement iguo, si 1(< suti'rago univeriiel vote conlrs u polllique, il ne tiendra xucun camptn de la dêoJ< | lion do la nmjonlé. Aussi n'ii-t-il que niédiocremnal ( ehsroliA k déinotiti'oria doutouao I)i6«e. Mais il nouif j i]ui n'avoni pai h notre Borvice une lin de iiddt j lecavoir di< ee (;enre, il imporle. au aupréinc dettré, de fairo voir aux lilecteura que ce qui esl cei'tniii, | e'eit le oonlraire de l'assertion du manifeste, ol qua 1 le triomphe dx U politique des républicains esL un | gage de con^^ervnllon, et le triomphe de lit poliliqua ie M. le maréchal de Mac-.Mah»n un gage ds 'BiHlalse llliinilé et de solutions violentes.

Le suHVage universel, se prononçant en fnveur dos républicains, leur remetlrn pour une longu« i durée la possession d'un des (rois grands ponvuin \ dn l'tïlat. Ainsi établis dans celle forleressn, ils liendrnnt fnrnienient 1i)le aux partis monarchiques ti | BU faiHI clérical ; ol, t'iU ne font pas lout le bian j ^1 »4«ntit requis dans noire silualion, ils nmpénhcr»nt du moins lout le mal qu'on veut i^ire. ; Inditpendaninient du nnil do détail ni du rhaquB

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