‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 7 sur 102 · FIN DU RÈGNE DE NAPOLÉON III · texte numérisé non relu

FIN DU RÈGNE DE NAPOLÉON III

ET DÉ l'empire

Dix ans tantôt passés (j^écris ces lignes en 1880), le trône impérial était encore debout. Plusieurs désiraient sa chute, mais par quelque événement intérieur qui en changeât la nature. Tout à coup, en un ciel qui semblait serein, Torage éclate à Texterieur; et, à la grande honte et à la non moins grande douleur de la France, il suffit d'un mois aux Allemands pour prendre toute notre armée de ligne, pour investir Paris et pour se faire forts d'une paix qui nous arrache les chères provinces d'Alsace et de Lorraine.

Qui l'eût dit aux jours qui fondèrent la fortune de Louis-Bonaparte? Alors tout succédait selon ses désirs les plus démesurés, tout était force et splendeur, prospérité et puissance. Par un concours merveilleux de circonstances qu'on eût dit arrangé par une main propice, le dehors conspirait avec le dedans

pour faire l'inattendu empereur qui prit le nom de

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