‹ De l'établissement de la troisième républiqueChapitre 79 sur 102 · DE 1.A PHILOSOPHIE POSITIVE · texte numérisé non relu

DE 1.A PHILOSOPHIE POSITIVE

ait la rOftiitiHque rloit faire di-olL aux Iransaclions el aux oppoi'tuRÎIés; car il n'y .t p»s seuiement des opportunités conservittrices, il y en aussi de radicales. Les i-adicauN sont un grand parti, non aeuletnenl «n France, mais en Angleterre, qui, pris ainsi dans son ensemble, n'aHecle îk l'égard de ses adversaires, ni ne trouve cliez eus l'inlransigeance.

L'iilglise eattiolique est. en France, dans une posilion particulière qui permet à la république tnul à la Fois de donner une complète satisraelion aux bettoins religieux de la population et de réprimer, avec une juste sévérité, les excès auxquels la hiérarchie catholique est sujette ù se laisser entraîner. Le catholicisme comprend la grande majorité du peuple français: et celle majorilé; ii son tour, se partage en callioliques proprement dits et encléricaux. Non que les cléricaux ne soient pas catholiques, mais ces deux fractions de notre catholicisme se dînsenl sur la politique. Les calholiques proprement dits, formant le gros du suffrage universel, TOtent pour la république, assurent son triomphe sur la monarchie, ne demand.enl pas mieux que de livre en paix avec l'Ilalie, nii'me l'Italie maîtresse ^e Rome, et sont acquis en pleine connaissance et «o pleine affection à toutes les conquises de la révolution sur le clergé, sur la noblesse et sur la royauté légitime. Les cléricaux, au contraire, sont animés d'une passion furieuse contre la république; dj^s qu'ils voient poindre un âl mai ou un iO mai qui leur promettent une monarchie quelconque, impériale ou royale, ils s'y portent en auxiliaires ardents. Leurs mandements, leurs prAnes, leurs journaux éclatent, comme pur une seule bouche, en an.tthèmes, en paroles de haine, en con-

Page 1