D'UNE INFLUENCE
seils (le violence ; et eux aussi, pour nie servir d'une expression célèbre, ils écrasent Cinfâme. La république est placée au-dessus de ces fureurs ; aux catholiques proprement dits elle doit et elle donne la pleine sécurité de la conscience religieuse ; à la turbulente hiérarchie ecclésiastique elle impose sans colère, mais avec fermeté, la subordination devant le droit commun , qui est ce que celle hiérarchie déteste le plus.
Les Lacédémoniens montraient un ilole ivre à leurs jeunes gens pour les dégoûter de Tivresse. Un pareil effet de repoussoir a été produit sur le gros de la France par la commune de Paris, en 1871. Le spectacle de cette insurrection effrénée, alors qu'il fallait le moins s'irtsurger, montra les coups de violence sous leur plus mauvais jour, froissa Tuniversel besoin de la paix, et, sorte de morale en action, signala par un terrible exemple ce qu'il fallait ne plus faire.
Les Allemands occupaient toute la rive droite de la Seine, quand Paris, se soulevant, déclara la guerre à Versailles. Plus tard ils s'éloignèrent et quittèrent complètement notre territoire. Mais, même quand ils furent de l'autre côté de la frontière, on les voyait voisins et menaçants. Les sourds périls sont des conseillers de' prudence, non pour tous, nous le savons de reste, mais pour beaucoup. Beaucoup veut dire ici surtout le parti républicain.
J'ai tout énuméré, tâchant de ne rien oublier. Sans doute, l'empirisme, à lui seul, a pu diriger la conduite des chefs républicains dans les conjonctures que nous traversons; mais l'empirisme luimême n'est point insensible à rinfluence des notions qui prennent définitivement rang dans le