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OBSERVATION n°3
L..., 47 ans, entré le 20 septembre 1908. Néoplasme de la petite courbure.
Il y a deux ans, le malade commença par digérer moins facilement et ressentit des lourdeurs après les repas. Il y a un an, il souffrit davantage ; à ce moment, il avait des renvois aqueux quatre heures après les repas, avec une sensation de gêne stomacale. Quelquefois, le même accident lui arrivait le matin.
Il y a quatre mois, un médecin consulté l’interrogea sur ses habitudes soupçonnées éthyliques, et le malade ayant avoué 2 litres 1/2 de vin par jour et l’apéritif avant le repas, il lui restreignit sa ration liquide et lui supprima lalcool, mais son état ne s’améliorant pas, il le revit, il y a trois semaines et l’envoya à M. Patel.
Jamais de vomissements. Pas de constipation habituelle. Pas de perte de l'appétit.
À l'examen : malade non amaigri, sans teinte spéciale.
L’estomac ne clapote pas, mais il n’a rien pris depuis hier soir. D'ailleurs, l'estomac ne semble pas dilaté et ne descend pas au-dessous de l’ombilic.
Pas d’onde péristaltique.
Par contre, on sent une résistance particulière du côté gauche, avec sensation d’une masse indistincte qui se dérobe sous les doigts et qu’on ne peut exactement localiser ni définir.
23 septembre. — Intervention : on trouve un néoplasme de la petite courbure, caché derrière le foie qui apparaît très gros. Adhérences en arrière et partout ; aussi on renonce à une intervention complète rendue impossible, et on fait une gastro à la suture.
12 octobre. — Sortie du service après cicatrisation
parfaite.
A SPEANT
3 décembre. — A l’épigastre, noyau adhérent à la peau ct qui doit être une métastase. Abdomen modérément distendu et tympanisme dans tous les points déclives.
Peu de vomissements, mais il se plaint d’avoir perdu tout appétit et de n’avoir plus de force ; on le dirige sur un
service de médecine.
OBSERVATION n° 4
B..., entré le 23 septembre 1908. Néoplasme diffus de l'estomac. |
Bonne santé habituelle. Début de l'affection actuelle, il y a trois ans, par des vomissements survenant aux heures des repas, avant même de manger. C'était surtout de l’eau et des glaires. Quelquefois, vomissements après les repas, mais rarement, suivis d’une douleur en lancées du côté de l’épigastre. Jamais de vomissements de sang, jamais de melænas.
Pas de perte de l’appétit ; amaïgrissement très marqué.
Actuellement. malade cachectique, mais encore vigoureux. À l’épigastre : tumeur arrondie, de la grosseur d’une orange, assez dure et qu’on suit dans la profondeur. Elle est d’ailleurs mobile, et le malade affirme qu’elle se déplace aux différents moments de la journée.
La tumeur ne dépasse pas la ligne médiane, mais reste au-dessus de l’ombilic. Elle plonge sous les côtés et se perd. Clapotage trois hèures après l’ingestion d’un repas.
Pas d’adénite axillaire, pas de Troisier, quelques petits ganglions inguinaux.
Pas de diarrhée, ni de constipation.
26 septembre 1908. — Intervention : on tombe sur un