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néoplasme diffus de tout l'estomac, et on ne peut trouver qu'une région très limitée de la face antérieure où lon puisse faire une gastro. D'ailleurs, cette gastro est faite très haute.
28 septembre. — La température monte à 38°6, le malade fait de la broncho-pneumonie.
5 octobre 1908. — Mort.
OBSERVATION n° 5
S..., 52 ans, entré Le 20 septembre 1909. Néoplasme de la petite courbure.
Père mort à 52 ans, de pleurésie ; quant à lui, il n’a jamais fait de maladie ; il est marié et a un enfant. Il ne tousse pas lhiver.
Le début de la maladie remonte à trois mois. Le malade a commencé à vomir des aliments, ces vomissements étaient irréguliers et se produisaient immédiatement après les repas. Îl ne semble pas au malade qu’il ait vomi des aliments ingérés depuis plusieurs jours. Pas de melænas, ni d’hématémèses. Les vomissements sont toujours irréguliers, parfois tous les jours, parfois tous les quatre ou cinq jours.
L'état général est bon ; le malade a peu maigri, il a toujours faim.
À l’examen, on trouve dans l’hypocondre droit, à un centimètre au-dessus de l’ombilic, une tumeur de la grosseur d’un œuf d’oie qui se délimite assez bien. Il y a un peu de clapotage, mais pas de tension, ni de péristaltisme.
D’après la radioscopie, ce serait une tumeur prépylorique ; les régurgitations précoces seraient dues à un spasme du cardia et non à la tumeur. Fort de cette indication, on se
dispose à faire une gastro-entéro-anastomose, bien qu’on ait
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quelque arrière-pensée sur un néoplasme de la petite courbure qui a arrêté la distension de l’estomac.
23 septembre. — Intervention. Laparotomie sus-ombilicale médiane. Foie sain congestionné. Pylore sain, épiploon congestionné dans les deux tiers inférieurs, mais on le sent s’épaissir par place et il doit y avoir des ganglions envahis.
La tumeur est trop haute pour qu’on songe à l’extirper, et on se borne à une gastrostomie avec suture de la paroi
gastrique en forme d’entonnoir par la méthode Fontan.
OBSERVATION n° 6