C.., 76 ans, entré le 5 février 1909. Szénose-æsophagienne
Entre pour des troubles de la déglutition. Rien de spécial dans ses antécédents héréditaires et personnels. Il n’a jamais avalé de liquides brûlants ou corrosifs.
Le début de la maladie actuelle remonte à six mois environ et se manifesta par une gêne à la déglutition des solides d’abord, puis des liquides, puis la sténose augmenta régulièrement.
Depuis le mois de décembre, les liquides eux-mêmes ne passent qu'avec peine, en même temps que se produisent des crises subites de sténose plus serrée, empêchant toute alimentation et durant un à deux jours.
Vers la fin de janvier, les liquides eux-mêmes ne passent plus qu’en petite quantité ; actuellement toute alimentation est impossible.
I s’agit d’une sténose-æsophagienne très caractéristique, avec régurgitation immédiate sans jamais de grands vomissements.
Le malade dit n'avoir jamais vomi le sang ; il a beaucoup maigri ces temps derniers et présente un aspect cachectique très avancé.
L'examen somatique reste négatif et ne fournit pas de signe de tumeur du médiastin. Pas d’inégalité des pupilles, qui réagissent bien toutes les deux. Pas de trouble de la phonation, ni de la respiration.
Les battements du cœur sont normaux, on n’entend pas de souffles.
La crosse de l’aorte n’est pas perçue derrière la fourchette sternale ; pas de retard du pouls à la radiale. Athérome marquée de l’iliaque droite qui est sentie à travers la paroi.
La percussion ne dénote rien, sauf au voisinage de la colonne vertébrale où on note un espace mat de la largenr d’une paume de main.
6 février 1909. — On pratique une gastrostomie par le procédé de Fontan. Suite excellente : la fistule est parfaitement continente.
% 1° mars. — Sorti du service.
OBSERVATION n° 7
P.., 73 ans, entré le 26 octobre 1909. Néoplasme de læœsophage.
Le malade vient à l'hôpital parce que les aliments ne passent plus.
Parents morts très agés d’affections inconnues.
Célibataire. Bonne santé habituelle. Pas de maladies graves. Antécédents éthyliques.
L’affection actuelle a débuté il y a deux mois. Le malade,
avant cette date, ne s’est jamais aperçu de rien. Au mois de