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Ventre en bateau. Pas d’œdème des jambes.
11 janvier. — Gastrostomie par le procédé de Fontan. Anesthésie locale à la cocaïne.
12 janvier. — On commence à alimenter le malade par sa
sonde.
15 janvier. — Mort par dyspnée brusque en accès.
A l’autopsie, on trouve un très gros neoplasme ulcéré, au niveau du cardia et de la petite courbure, séparé du polype
enlevé par 10 cm. de tissu sain.
OBSERVATION n° 17
N.., 47 ans, entré le 26 janvier 1912. Néoplasme de l’æsophage.
Le malade rentre à l'hôpital, pour une laryngite. A eu quelques bronchites et des angines, pas d’affections vénériennes.
L’affection actuelle a débuté il y a un an, par des maux de gorge assez légers à répétition. Voix enrouée, un peu éteinte. La maladie a évolué lentementavec quelques rémissions. Depuis 3 mois, le malade a de fréquentes hémoptysies abondantes d’ailleurs, se produisant le plus souvent après une quinte de toux. Dysphagie assez légère au début, pour les premières déglutions seulement, maïs il y a un mois, les douleurs devinrent très fortes, les solides ne purent plus être tolérés, les liquides eux-mêmes, ne passaient plus sans de vives souffrances. À ce moment, 27 décembre, le malade entre à l’hôpital de Dijon. On fit des injections de cocaïne dans la région laryngée, on fit ensuite des injections mercurielles, le malade ne s’en trouve pas mieux ; au laryngoscope, on enleva des débris de tumeur, on parla d'opération grave, à pratiquer et on l’envoya à Lyon.
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À son entrée, malade, amaigri, yeux larmoyants, en proie à de fréquents accès de toux, ses crachats sont blancs, mélés de sang.
On découvre de petits ganglions mobiles en haut et en arrière du cartilage thyroïde, mais pas de tumeur perceptible à la palpitation. Le malade ne peut rester couché, la difficulté de respirer, s'accroît dans cette position.
A l’auscultation, le bruit laryngé couvre le murmure vésiculaire ; rien au cœur. Les urines ne renferment ni sucre, ni albumine, mais de grandes quantités de phosphates.
3 février. — /ntervention.
Trachéotomie basse sous anesthésie locale à la cocaïne. L’infiltration profonde a été insuffisante, le malade souffre dans les parties profondes, On met de la cocaïne en contact direct, la douleur disparaît.
5 février. — Onessaie sans y parvenir, de passer une sonde par le nez, par suite probablement, d’un bourgeon néoplasique, la sonde s'arrête et revient dans la bouche. C’est en vain que l’onessaie de passer parle nezune sonde à demi rigide ou en caoutchouc molle.
6 février. — On se décide à pratiquer une gastrostomie qui est faite avec injection cocaïnique et suivant le procédé de Fontan. On commence l’alimentation le lendemain.
27 février. — Le malade passe à l'isolement pour un érysipèle.
29 février. — Mort.
OBSERVATION n° 18
C.., 70 ans. Entré le 27 février 1912. Symplômes de siénoses de l’œsophage, déterminés par ectasie aortique.
Le malade entre à l'hôpital, pour des phénomènes de sté-