‹ De l'état actuel de la gastrostomieChapitre 21 sur 33 · RS · texte numérisé non relu

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nose æsophagienne. Pas de spécificité, bronchite au mois de mars; éthylisme: parfois quarante petits verres dans la journée.

L’aflection actuelle, a débuté au mois de juillet dernier, par des maux de gorge qu’on a traités par des gargarismes. Le malade ne toussait pas. Les douleurs pharyngolaryngées n’ont pas rétrocédé. Au mois de septembre, le malade fut fort surpris un jour de ne plus pouvoir avaler les mets solides, des régurgitations suivaient immédiatement l’ingestion des aliments, etc., cette ingestion était chaque fois douloureuse. Les vomissements étaient d’ailleurs irréguliers, se manifestant aussi parfois pour les liquides. En général, une partiedes aliments parvenait à l'estomac. Le malade a perdu 32 kilogs depuis le mois de septembre, il a toujours faim et est habituellement constipé.

À son entrée, l’état général paraît encore satisfaisant, l’abdomen a pourtant perdu de son volume primitif, si l’on juge par les nombrenx plis de la peau, trop ample maintenant pour le recouvrir. L’appendice xyphoïde est recourbé en avant en hameçon. Cette saillie anormale que l’on voit maintenant, avait disparu pendant de longues années, noyée dans la graisse. Espaces intercostaux inférieurs distendus, irrégulièrement espacés, les côtes font des deux côtés des saillies anormales.

L’exploration de la région cervicale, fait découvrir de gros ganglions un peu douloureux, surtout marquées du côté droit en arrière de l'os hyoïde.

À l'inspection, rien d’anormal.

La percussion ne révèle pas d’élargissement de la matité aortique. Îl y a un retard du pouls du côté gauche, mais pas d’autres signes d’ectasie à l’auscultation ou à la palpitation.

Pas de signe d’adénopathie médiastinale.

Le cathétérisme pratiqué par un médecin de Genève à ré-

TS es

vélé un rétrécissement à 18/20 cm. de l’arcade dentaire. La sonde a ramené un peu de sang.

Voix rauque, parfois bitonale : cette altération de la voix, s’est manifestée en même temps que la dysphagie.

Auscultation, rien aux plèvres et aux poumons.

Au cœur : les bruits sont sourds et lointains.

Le foie paraît petit, il n’y a jamais eu d’ictère ; pas d’œdème des jambes.

Artères athéromateuses. dures, irrégulières. Pouls difficilement perçu. Ni sucre, ni albumine dans les urines.

La Radioscopie montre un anévrisme de la portion ascendante de l'aorte.

31 janvier. — Intervention : incision habituelle, l'estomac est suturé au surjet, enfoui suivant la méthode de Fortan.

2 février. — Les aliments passent bien par la sonde.

» février. — Etat général excellent, pas de fièvre.

10 février. — Le malade suffisament amélioré passe dans

un service médical (M. Courmontf).

OBSERVATION n° 19

D.., 61 ans, entré le 3 février 1912. Néoplasme de l’œsophage.

Le malade vient de la salle Ste-Elisabeth. Pas de spécificité. Douleurs articulaires généralisées. L’affection actuelle a débuté le 15 novembre. La déglutition devient douloureuse, les solides ne pouvaient passer que bien mastiqués et avec le secours d’une gorgée de vin ou de lait. A la fin de novembre, les aliments solides ne purent plus passer du tout, et le malade s’est nourri avec des jaunes d'œufs et du lait. Cette dysphagie a été progressive et sans période de régres-

ND eue

sion qui puisse faire penser à un élément spasmodique. Il n’y à jamais eu de douleurs vraies mais une simple sensation de constriction au niveau du cardia. Pas de régurgitations non plus si ce n’est au début, le malade ayant pris l’habitude d’avaler les liquides très lentement avec un chalumeau. Pas d’hématémèses.

Au commencement de décembre, le malade est allé consulter à hôpital St-Luc, on fit une radiographie qui montra une tumeur au niveau des 4 et5"° côtes. Le malade est entré salle Ste-Elisabeth vers le 20 janvier, il passe dans le service le 3 février.

À son entrée, malade très amaigri: il a perdu 25 kilogs. Teint un peu jaune.

Œsophagoscopie. — À 33 cm. des arcades dentaires, on trouve à droite une ulcération rougeâtre, bourgeonnante, ayant nettement l’aspect néoplasique. L’œsophage est assez libre, les sondes moyennes passent facilement.

Pas d’ædèmes des jambes. Rien à la colonne. Quelques

ganglions aux plis de l’aîne. A l’auscultation on entend des

bruits musicaux traduisant le passage très tardif et par petites gorgées du liquide à travers le rétrécissement.

Rien aux poumons, au foie, ni au cœur.

Ni albumine, ni sucre dans les urines.

6 février 1912. — Gastrostomie sous anesthésie locale par le procédé de Fontan. On commence l'alimentation dès le lendemain,

18 février. — Sorti du service.

OBSERVATION n° 20

V.., 21 ans, entré le 23 février 1912. Rétrécissement souscardiaque de l’estomac de nature bacillaire possible ou dû

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