PISE
Il fut gêné pour avaler, en mai dernier, par une angine «qui creva » ; le malade fut soulagé ensuite, et c’est depuis un mois et demi qu’il éprouve de nouveau de la gêne pour avaler. Au début, il pouvait déglutir encore la viande et la mie de pain bien mâchées. Actuellement, cela lui est devenu impossible : seuls les liquides passent. La déglutition des solides est douloureuse et la pression au niveau du larynx ne provoque pas de douleur.
Pas de ganglion de Troisier, mais il semble en avoir un au niveau du sterno-cléido-mastoïdien droit.
12 août 1912. — Gastrostomie par le procédé de Fontan. Commencée à la novocaïne, elle doit être continuée à l’éther et au kélène, parce que la plaie opératoire tombe sur nu gros foie descendant à plusieurs travers de doigt plus bas et qui ne pouvait être récliné sans douleur.
Le malade se remet mal de son opération ; la douleur persiste.
OBSERVATION n° 24
B..., 57 ans, entré le 6 novembre 1912.
Le malade à eu une bronchite légère bilatérale, il y a six ans. Troubles d’estomac depuis des années. Absinthisme en Tunisie. Il a vomi, il y a trois ou quatre ans, immédiatement après le repas, Depuis qu’il ne boit plus d'alcool, il ne vomit plus. Depuis un mois et demi, la gêne pour avaler est plus grande. Les solides passent avec difficulté. Il est resté 12 heures sans ne pouvoir rien avaler, il y a un mois et demi. Une autre fois, il a eu une suffocation
pendant le repas, les aliments ne descendant pas.
Le malade est très nerveux.
ti
Une sonde demi-molle est arrêtée un instant à la partie supérieure de lœsophage. La radioscopie (D' Malot) montre des poumons sains, une grosse poche stomacale, une aorte un peu élargie sans ectasie vraie. Le cachet de bismuth est arrêté un instant à la bouche de l’œsophage, puis reste plusieurs minutes au niveau de la région aortique, puis il tombe tout droit dans Vestomac. La bouillie bismuthée descend très vite, avec un arrêt très court au niveau de la région aortique. Pas de poche.
9 novembre. — (ŒEsophagoscopie. À 22 centimètres, on voit une paroi épaissie, non ulcérée, et une petite tumeur non bourgeonnante, recouverte de muqueuse, dure au contact. Néoplasme ou polype.
16 novembre. — Il a engraissé et mange mieux.
25 novembre. — Il a remaigri de 300 grammes. Dilatation facile avec une grosse sonde.
16 décembre. — I1 mange de tout facilement, sauf le pain. Quintes de toux la nuit. Il garde la sonde une demi-heure, pas de sang.
3 janvier 1913. — Le malade a repris 2 kilogs en un mois, il mange de tous les aliments. Une grosse sonde passe, mais difficilement (spasme de la bouche).
7 janvier. — ŒEsophagoscopie avec Bérard, sous cocaïne, en position assise. [nfiltration œdémateuse, diffuse, circuaire, avec, en arrière. des bourgeons saignotants. On fait une prise à l’emporte-pièce. Examen histologique douteux.
30 janvier. — Depuis deux jours, l’alimentation, même liquide est moins bonne. Malade affaibli. Il accepte la gastro sous cocaïne.
2 février. — Gastrostomie sous novocaïne par M. Bérard (procédé de Fontan). Estomac très petit ; à un moment donné, confusion avec le gros intestin. L’estomac ayant été
tiré fortement, on fait une suture renforcée par des fils
otre
joignant l’estomac et le muscle. Suites opératoires bonnes. Les premiers jours, sensation de tiraillements intenses de l'estomac.
17 février. — Quitte la clinique, allant bien.
Mars 1913. — Vu les difficultés pour sonder le trajet, sa femme se sert d’une sonde demi-molle : fausse route, douleurs abdominales, température 38° à 39°, vomissements. Mort avec vomissements verts par la sonde qu’on avait
remise. Probablement fausse route, péritonite.
OBSERVATION n° 25
M. B.., 33 ans, entré en novembre 1912. SZénose de l’æsophage.
Présente une sténose de l’œsophage datant de sept mois et sans vomissements, les aliments passent, sauf la viande, amaigrissement de 14 kilogs. Etat général mauvais, voix éraillée, gros fumeur. Le cathétérisme a montré un arrêt de 25 cent. et a ramené du sang. Nous voyons le malade et constatons pareils phénomènes. La radioscopie montre un arrêt prolongé aortique et une petite dilatation sus-jacente ; l’estomac est abaissé. Sommets un peu flous. Ganglionsintra-thoraciques. Aorte légèrement, mais uniformément dilatée. L’œsophagoscopie (Sargnon) pratiquée en novembre 1912, sous cocaïne en position assise, montre à 20 cm. des arcades dentaires supérieures, une sténose circulaire très inflammatoire rouge œdémateuse ulcérée à gauche. On pense plutôt à un spasme ulcéré par la dilatation, on avait passé une olive.
Ultérieurement le malade engraisse un peu. Une nouvelle æsophagoscopie pratiquée en janvier montre à nouveau un
bourgeonnement intense très hémorragique. On pense cette
SPAS PU Pet
nb na" - À
Le ne