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. fois à du néoplasme et une gastro est pratiquée sous cocaïne
par Bérard, Cependant, il y a eu de la douleur. Au moment de lattraction de l’estomac, très petit, on est obligé de donner, pendant quelque minutes, de l’anesthésie générale.
Suites opératoires bonnes. Le malade revu deux mois après a notablement engraissé, mais une nouvelle æsophagoscopie montre que la lésion œsophagienne, ne s’est pas modifiée : il s’agit probablement d’un néoplasme chez un homme jeune et non d’une lésion inflammatoire comme nous Pavons cru au début.
En juin 1913. — Le malade a engraissé et il va bien ; s’agitil de néoplasme ? Ultérieurement paralysie récurrentielle
gauche ; le malade a été perdu de vue.
OBSERVATION n° 26
B... Marie, 49 ans, entrée le 23 novembre 1912. Szénose pharyngée et laryngée cicatricielle et d’origine. syphilitique
Malade adressé d'urgence pour dyspnée intense avec tirage, cornage et sifflage intense. À l’examen, malade pâlie, cyanosée, extrêmement dyspneïque. Sifflement strident ; spasme de la glotte la faisant parfois étoufter. À l’interrogatoire: voix éteinte et nasonnée, elle raconte qu’elle a eu la syphilis et une perforation du voile du palais. La maladie dure depuis une dizaine d'années. Actuellement : dans la bouche on constate une perforation du voile du palais qui s’est en partie cicatrisée.
On trouve une sténose pharyngée supérieure, pharyngée moyenne et laryngée d’origine syphilitique et due à des ré-
trécissements cicatriciels.
= SIUES
La malade avait depuis longtemps des vomissements. Dyspnée assez intense et toux rauque avec par moments des accès paroxystiques.
23 novembre 1912. — Trachéotomie d'urgence sous novocaïne. Issue de mucosités bronchiques abondantes. Pas de sang dans la tranchée. Le malade va très bien.On fait le traitement mercuriel par des piqûres et on donne de l’iodure,
30 novembre 1912. — Examen laryngoscopique. On trouve au niveau du pharynx un petit orifice semblant se diviser en deux pour aller l’un dans le larynx, Pautre dans l’œsophage. On essaie de passer des sondes, mais sans succès, d’abord par la bouche, puis par l’orifice trachéal: toutes les tentatives échouent.
18 décembre 1912. — Gastrostomie sous anesthésie locale à la novocaïne. La malade n’a souffert que quand on est arrivé sur le péritoine.
24 décembre 1912. — On cesse les piqûres de bi-iodure. On fait de la dilatation par le bout inférieur de l’æœsophage.
18 janvier 1913. — Après de nombreuses séances de dilatation on supprime la sonde de la gastrostomie. La malade peut s’alimenter elle-même par la bouche. On laisse la canule.
28 février 1913. — Après la malade s’alimente facilement par la bouche.
A la radioscopie : le passage de la bouillie bismuthée se fait normalement à travers l’œsophage : celui-ci n'offre pas de diverticules.
La malade a de grandes oscillations thermiques.
3 mars 1913. — L’auscultation montre un foyer de pneumonie à la base gauche.
17 mars 1913. — Mort.
(1) Obs. rapportée par M. Sargnon à la Société de Sciences médicales, -
le 18 décembre 1912.
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F:., 52 ans, entré le 7 décembre 1912. Néoplasme de l’œsophage.
Le malade entre à l'hôpital pour des phénomènes de sténose @sophagienne.
Pas d’affection antérieure, le malade nie toute spécifité.
L’affection actuelle a commencé au mois d’août 1910. Pas de chagrins à invoquer, ni d’ingestion de liquides brûlants ou caustiques, comme cause occasionnelle, mais le malade accuse un fort rhume accompagné d’angine et de voix enrouée. En même temps apparurent les troubles œsophagiens Les aliments solides (viande et fromages entre autres) furent les premiers arrêtés, aussitôt après la déglutition, le malade avait une sensation de pesanteur rétrosternale et se rendait bien compte de l’arrêt des aliments. Le bol ainsi arrêté ressortait peu après par le nez ou par la bouche, ou bien le malade entendait un gargouillement et se sentait délivré de la gêne. Certains repas se prenaient sans incident ; parfois au milieu de son diner, les aliments s’arrêtaient brusquement ct alors une gorgée d’eau ou mieux d’huile, parvenait souvent à faire glisser le bol. Les liquides pris seuls descendaient toujours facilement.
Le malade très gros au début (100 kilogs) était tombé à 77 il y a deux ou trois mois. Il avait repris 6 kilogs dernièrement, les troubles de sténose étant moins accentués.
À son entrée, les aliments sont parfois arrêtés pendant un Jour, toute déglutition est alors suivie de la régurgitation immédiate.
Le malade a toujours faim. Teint normal.
Rien à la palpation de la région cervicale, pas d’adénite sous claviculaire.
La percussion juxta-vertébrale ne dénote pas de matité.