‹ De l'état actuel de la gastrostomieChapitre 30 sur 33 · FN 0 | TES · texte numérisé non relu

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côté du tube digestif, rien d’autres que les symptômes fonctionnels accusés par le malade.

Le cœur est hypertrophié (pointe dans le 6° espace en dehors de la ligne mamelonnaire), et l'examen montre un souffle systolique de la pointe et tous les signes d’une insuffisance aortique d’origine artérielle. Pas de signe d’ectasie aortique à la radioscopie. Rien à l'aorte. Le cachet bismuthé s'arrête au niveau de la base du cœur et l’on voit des mouvements antipéristaltiques.

: 14 novembre 1913. — Sous anesthésie locale (8 centimètres cubes de la solution de novocaïne adrénaline) on fait une gastrostomie à la Fontan.

8 décembre 1913. — (ŒEsophagoscopie sous cocaïne en position assise.

Le cathétérisme préalable montre un arrêt momentané au niveau de la bouche de l’æœsophage, puis un arrêt dans la région aortique vers 20 cent. environ, enfin un arrêt complet à 30 cent.

L’œsophagoscopie quiestd’abord faiteavec le tube biseauté montre un pharynx inférieur indemne, avec un tube de 13 cent. on pénètre jusqu’à 20 cent. et on rencontre à ce niveau un obstacle constitué par un épaississement de la paroi œsophagienne, à droite : épaississement semblant bourgeonnant. mais peu hémorragique avec une plaque blanchâtre ressemblant à de la leucoplasie. On fait une application de radium introduit avec un mandrin à ce niveau. Le

radium est laissé en place.

OBSERVATION n° 34

R.,"50 ans; entré. les 22 mars 1914 Véoplasme de

l’œsophage.

oui

Vient pour des troubles de la déglutition. Rien dans ses antécédents héréditaires. A eu une broncho-pneumonie il y a un an. Il y a deux mois environ, le malade s’est aperçu de la gêne de la déglutition pour les matières solides ; les liquides passent normalement. Aucune douleur, mais cette gêne augmente. Pas de régurgitation. Le malade a conservé son appétit, il n’a pas maigri. Bon état général.

L'æsophagoscopie a été faite par M. Sargnon.

Respiration nasale bonne. Rien au pharynx. Peut-être un léger bombement au niveau des régions sous-glottiques, surtout en arrière (est-ce au niveau de son cricoïde ?)

Il montre nettement la bouche de l’æœsophage comme siège de son mal. Gros cornet moyen droit, un peu polypoïdal. Sinus maxillaire droit moins clair que le gauche.

L'examen à la sonde montre un arrêt momentané, avec légère douleur au niveau de la bouche de l’æsophage.

La radioscopie (D'° Malot) montre un arrêt définitif du cachet au niveau de la bouche æsophagienne. L'épreuve de la bouillie de bismuth montre l’absence de diverticule. La bouillie passe assez facilement. Les épreuves ont été faites à partir du 16 mars 1914.

L’œsophagoscopie faite en position assise, sous cocaïne, montre, au niveau de la bouche æsophagienne,uneinfiltration diffuse avec des points saignotants, sans ulcération nette, ni gros bourgeonnement. L’œæsophagoscope peut franchir le rétrécissement et passer dans l’œsophage thoracique qui est normal.

Le diagnostic le plus probable est donc : infiltration néoplasique au début de la bouche de l’æsophage. A noter la mobilité des cordes vocales et l’absence de troubles de la voix. La biopsie n’a pas encore été faite (D' Sargnon).

31 mars 1914. — Intervention. Anesthésie locale par

C4 Le x LL 4 r LA infiltration à lanovocaïne un quart d'heure avant l’opération,

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