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Incision oblique habituelle de Hahn. On arrive facilement sur l'estomac qui n’est pas très rétracté, car le malade à continué à s’alimenter convenablement.
Gastrostomie par le procédé de Fontan, valvulé.
Dans la suite, on enlève la portion néoplasique de lœsophage (ŒEsophagectomie cervicale). Le malade meurt de
broncho-pneumonie un mois après.
OBSERVATION n° 55
T..., 60 ans. Entré le 6 avril 1914 à la Clinique Vendôme.
Pas d’antécédents héréditaires à noter.
Comme antécédents personnels, pas de syphilis avouée. Il a eu, il y a dix ans, à la Rochelle, des hemoptysies très abondantes, et n’en aurait pas revu depuis.
Il y a dix jours, il a constaté de la gêne pour avaler.
Le 16 avril, le malade, pesé, a maigri de 17 kilogs. Get amaigrissement est dû à l’inanition, car ni les solides ni les liquides ne passent. |
Un spécialiste avait constaté de la déviation de læsophage, et, de plus, de la compression de cet organe. Cette compression permettait une dilatation sous æsophagoscopie. On a éliminé l’ectasie aortique et le cancer. Pensant à la syphilis, on a essayé le traitement ioduré qui, ne donnant pas de résultat, a été rapidement supprimé.
© Comme on constate que la dysphagie réapparaît malgré la dilatation et qu’elle présente des douleurs au niveau du bas du dos et de l’estomac, on passe le malade aux rayons À. |
Il n’a pas pu avaler quoi que ce soit depuis trois jours :
on constate un obstacle à 20 centimètres des arcades den-
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taires. Pas de dilatation apparente de l’aorte, son sinus est clair, ce qui concorde avec l'examen clinique qui montre l'égalité des deux pouls ; pas d’élévation de la crosse aortique, pas de troubles recurrentiels, ni pupillaires. On a néanmoins un petit souffle piaulant à la pointe du cœur. Cet obstacle, qui s'étend sur 3 centimètres environ (de 17 à 20 centimètres des arcades) paraît absolument infranchissable. Le cachet bismuthé, non seulement ne peut pas descendre plus bas que 20 centimètres, mais il ne peut pas remonter. [1 paraît être pris dans un diverticule (remarquons la petitesse du cachet, environ une petite perle). Le malade ne peut tolérer plus de 10 centimètres cubes de bouillie bismuthée ; elle a remplit un petit diverticule à droite de l’æsophage ; il ne passe absolument rien audessus. L’examen œsophagoscopique est pratiqué par M. Sargnon qui constate un obstacle infranchissable à 17 centimètres des arcades. « On bute complètement ». Il essaie, après cocaïnisation, de passer de fines sondes ; la plus fine bute toujours. Le tampon de cocaïne lui-même ne peut s'engager. On voit un pertuis à gauche de lœsophage. On ne constate pas la présence de tumeur ni de sang. M. Sargnon pose le diagnostic de compression possible de lœsophage, par un diverticule siégeant à droite et ayant refoulé l’æœsophage à gauche.
MM. Horand et Sargnon font, le 18 avril, une vérification radioscopique de l’æœsophagoscopie. Ils notent une petite ectasie à gauche qui n’est certainement pas la cause du rétrécissement, car elle siège beaucoup plus bas. Le 20 avril, la gastrostomie est faite par M. le Professeur Bérard, sous anesthésie locale et suivant le procédé de Fontan. Comme le malade souffrait lors du temps péritonéal, on lui a administré du kellène.
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25 mai 1914. — Il entre dans le Service de M. le Profes-
seur Bérard.
Depuis l'intervention, le malade s’alimente par la sonde stomacale et prend un peu de liquide par la bouche. Il a engraissé de 2 kilogs.
Le malade sort de l'hôpital.
Nous apprenons, le 24 juin, qu’il est mort chez lui après
avoir présenté une parotidite.
OBSERVATION n° 36
T..., 53 ans, entré le 19 juin 1914. Néoplasme de l’æœsophage. ,
Vient à l’hôpital pour une dysphagie æsophagienne. Parents morts âgés, rien à signaler dans ses antécédents. Il nie l’éthylisme et la syphilis. Sa femme et son enfant sont bien portants.
Il y a six mois le malade commença à présenter quelques régurgitations : il avait de la peine à avaler le pain et les aliments un peu volumineux qui après quelques efforts de déglutition étaient immédiatement régurgités. Le malade sentait que ses aliments étaient arrêtés vers le creux épigastrique.
Peu à peu il a du supprimer tous les aliments solides .et actuellement il ne prend plus que des liquides qu’il avale lentement par petites gorgées, la soupe passe encore mais très lentement. Les régurgitations lorsqu’elles se produisent sont toujours immédiates, jamais le malade n’a remarqué la présence de sang, il n’a jamais souffert. Il aurait maigri d’une dizaine de kilos.
Actuellement, le malade est amaigri, mais non cachec-
tique, il ne travaille plus depuis un mois seulement. En somme bon état général.
Longue sabburale; l’estomac, autant qu’on peut s’en rendre compte par la percussion, n’est pas rétracté.
L'examen de l’abdomen est négatif. Rien au cœur ni aux poumons. Il n’existe pas d’adénopathie. Réflexes rotuliens exagérés. Pupilles égales et réagissant bien.
Examen æœsophagoscopique (M. Sargnon). À 38 ou 39cm. des arcades dentaires, c’est-à-dire, dans la région cardiophragmatique, on aperçoit un rétrécissement formé de bourgeons néoplasiques.
30 Juin. — Intervention faite par le professeur Bérard : Gastrostomie sous anesthésie locale par le procédé habituel. Sans incident.
1* Juillet. — Le malade a passé une mauvaise nuit. Ce matin, il présente un état général extrêmement grave : dyspnée, cyanose, refroidissement des extrémités, yeux enfoncés, euphorie. Le ventre est excavé, sans contractions ni douleurs.
Le malade a vomi une fois cette nuit.
Malgré une médication énergique le malade meurt à 1 h.30.
A l’autopsie on trouve une perforation gastrique. Le néoplasme s’étend sur le cardia et une partie de l’estomac.
La perforation a du être causée par les tiraillements opératoires agissant sur une paroi gastrique envahie par le
cancer.
OBSERVATION n° 37
L..., 56 ans, entré le 21 Juin 1914. Néoplasme de l’æsophage propagé au larynx.
Le malade est envoyé par M. Sargnon pour dysphagie.
Parents morts âgés. Fièvre typhoïde à 14 ans. À 34 ans, il eut une pleurésie gauche dont il se remit bien, sans continuer à tousser, ni à être essoufflé. Nie la syphilis. Ethylisme moyen. Femme et enfant bien portants.
I ÿ a six mois le malade a commencé à ressentir de la dysphagie par intervalle : pendant un jour ou deux il ne pouvait avaler, ni solides, ni liquides, puis la déglutition redevenait normale. Mais rapidement la dysphagie est devenue chronique et n’a cessé de s’accentuer. Le malade dit que les aliments sont arrêtés très haut et qu’il les recrache immédiatement, jamais de sang dans ses régurgitations. Jamais de douleurs.
Actuellement, plus rien ne passe, que les liquides : depuis le mois de mai il ne prend plus que du bouillon ou du lait. I y a un mois il aurait eu une affection pulmonaire qui l’a affaibli. Depuis il continue à tousser, pas de modification de la voix.
À l'entrée, malade amaigri de 15 kgs, presque cachectique. Ce qu'il accuse, c’est une dysphagie pharyngienne et quoique il prétende que sa voix n’ait pas changé, on est frappé par son timbre rauque. Mobilité laryngée normale, mais grosse adénopathie angulo-maxillaire du côté gauche. Abdomen rétracté. Rien au cœur. Sommet gauche avec craquements.
Réflexes normaux. Pupilles égales et réagissant bien.
Psoriasis du cuir chevelu.
A l’examen laryngoscopique : gros aryténoïde gauche.
25 Juin. — M. le professeur Bérard fait une gastrostomie
sous anésthésie locale, sans incident.
LPO ES
OBSERVATION n° 38
M..., 58 ans, entré le 3 juillet 1914. Néoplasme pharyngolaryngé. Depuis 3 mois le malade a pris une voix rauque, voilée, une dyspnée progressive s’est installée ensuite, dyspnée d’effort, puis dyspnée apparaissant sans la moindre cause.
Le mois dernier le malade a commencé à présenter de la dysphagie. A l’entrée, sujet non cachectique, amaigri, faciès coloré congestif. La dyspnée apparait dès que le malade se remue ou s’agite. La voix a un timbre rauque. Fa
La dysphagie est maintenant très prononcée. Les aliments solides ne pèsent plus : ils sont rejetés à l’orifice supérieur de l’æsophage. Le malade ne s’alimente plus que par des liquides et s’amaigrit. L’examen de la bouche, le toucher pharyngien ne montrent aucune lésion de l’isthme du gosier, de la base de la langue ou de la région amygdalienne.
A la palpation, le larynx a conservé sa mobilité et n’est pas douloureux, à peîne sensible à une pression forte, il ne paraît pas déformé.
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