VI. Etat de l'armée^ de la marine et
de Ve&.térieu>ri
Suivant les documens de l'administration du comte Jean Capodistria, l'armée, telle que nous l'avons désignée, y compris le matériel, l'état major et les arsenaux peut être portée à . . • 9,500,000 drachmes,
la marine à . 1,200,000 drachmes.
Le ministre de la marine marchande est en même teins le chef du département de l'extérieur.' Comme la Grèce, avant d'avoir repris ses forces, ne sera pas tenue d'avoir des employés diplomatiques* et accrédités près des puissances étrangères, ce ministère ne demandera pas de dépenses particulières. Du reste, ayant' à' percevoir les droits sur les dipW/nés qu'il délivre au* batitaens marchands de toute grandeur, il en tirera des reveims assez considérables pour satisfaire atfx dépenses éventuelles de son département 11 est bien enteâda que tous les droits accidentels que nous aVohS assignés aux différens départemens, doivent être portés dans le budget général et soumis au contrôle de la cour des comptes, pour être présentés avec les' autres revenus de l'état au conseil suprême convoqué ^>our examiner les différentes branches do l'administration:
VU. Etat de la cour et de la maison
du roi.
Les ressources du pays étant encore faibles, « d'un autre côté /la cour de la Grèce par sfc a ou veau té
et sa position même étant exempte de beaucoup de dépenses- dé : cérémonial' et dé réprès%ntàtion dont les maisons souveraines1 de l'Europe sont diargêesy it'dèmv ble qu'il suffira d'un million de drachmes par an pôtnî satisfaire à ses : besoins et maintenir sa dignité. Je sais qu'on à eu Fidée de tirer les revenus de la couronnne des biens nationaux; au fond c'est la même éhôse , puisque' les^'rtVenus de ces terres consistent éri dîmes et forment une2 partie des Recettes du trésor pu-: bli'c. 11 n'y aurait donc de différent que le mode de perception! '- On Regarde ' cependant lès', revenus territoriaux' comme :res 'plus solides, et l'on1 croit rendre la couronne indépendante des fluctuations du trésor eri lut assurant une propriété à elle, et en introduisant utfe a-dmitristraffcn' particulière pour ses biens. Ce projet est téc'ommandalrfè sous dïfférens rapports; cependant, tout' en l'adoptant, il faudra prendre garde de déranger* le grand but pour lequel on réserve les biens nationaux, et de blesser on d'aliéner les Sentîmehs des Grecs lorsqu'il s'agit précisément de* les attacher à là couronne. Lès-domaines nationaux sont destinés d'après les motifs que nous savons, à satisfaire à des droits reconnus, et à changer les colons en propriétaires. Tout: l'avenir de la Grèce est engagé dans cette question et serait gravement compromis si on les en détournait; toutefois il existe un autre moyen de répondre à ce nouveau besoin. Les terres féodales et les biens ecclésiastiques de l'île d'Eubée sont dévolus au gouvernement grec. De plus, il y a de grandes possessions turques à vendre: tout le territoire de l'ancien Oréos, vis-à-vis des Thermopyles, me fut offert dans l'hiver de 1832 pour un demi million, de piastres turques, c'est-à-dire, pour 120,000 francs. Dans les marais qui en font partie, on peut au moins nourrir 10,000 boeufs
*v ce 90,000 moutons et brebis qtfo* disposerait ten montagnes; le? territoire stéme snifreit pour y tir une ville et viqgt villages. On m'offrit également peur 300,000 piastres turques celui d'Erétr^ qui compte à peu près la même étendue; quoiqu'il «ait moine fertile, il est extrêmement riche en bais et en forêt*. On compte sur les montagnes et les collines an moins an million d'oliviers sauvages qu'ont changerait en oliyM» fertiles on wyen do I* greffe. Ces bien* peuvent daas être achetés à peu de frais et transformés en desnainea royaux. Qu'on ; adjoigne ceux qui, dans cette £Le, ont appartenu aux mosquées-ot-aiilrésor impérial, et l'on un» une forte masae de biens-fonds qui serviront au but indiqué) et supposé qu'on veuille risquer de grandes sommes pour la régie, qui sera plu* coûteuse, en Crète que partout ailleurs à cause des malversations» on aura une excellente occasion d'y établir de vastes administrations d'économie rurale 9 et d'assurer à la couronne un revenu foncier „ sans que la propriété publique de la Grèce continentale et du Pélopooèse en soient atteintes, et sans que le nom et la, personne du roi «s trouvent compliqués dans uue affaire que ht Datiez regarde comme décidée à son propre
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