‹ De l'état actuel de la Grèce et des moyens d'arriver à sa restaurationChapitre 40 sur 41 · TRENTE UNIEME SECTION · texte numérisé non relu

TRENTE UNIEME SECTION

Bilan des revenus et des dépensa*. .

JQn examinant le* état* de* différent** dépenees de i'administratian, en désignant en même tenu le& renonrctt actuelles 4a royaume, nous arma «um>lea données le* pin* exacte* qui aient été connue*, jusqu'à présent t en calculant le* dépeaae* d'aparès les véritable* besoin* dvr pays et le* comptes de* gouvernement précédons* Voici donc l'état général de* dépense*:

Conaeil d'éut. ...... 300,00a dw&ni**

Instruction publique et église* 900,000 * Intérieur ... f ... . 809,000

Finance* et travaux publics . 1*300,000 Justice ......... 200,000 5

Armée 3*500,000 , * *

Aforioo ..-..,. 1,200,000

Cour et maison du roi ... 1,00G^QQ *

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£t*t des dépense* . . 9,209,000 drachme* Etat de*, recettes . . 8,000,000 *

Déficit 1,209,000 4fwhme«.

On pourrait couvrir le déficit en introduisant un droit d'enregistrement; mai* comme le pays, dan* aon

état actuel de dénuement, ne paraît pas encore pouvoir supporter ce nouvel impôt, il est plus conforme, en vertu des égards dus à la jeune royauté, de recourir au paragraphe onze du traité du 7 Mai 1832 ainsi conçu : „Le prince Othon de Bavière conservera l'entière possession de ses apanages en Bavière. Sa Majesté le réi de Bavière s'engage en outre à assurer, autant qu'il sera en son pouvoir, la position du prince Othon en Grèce, jusqu'à ce que ce pays ait fixé un revenu à sa couronne/'

Nous n'avons pas porté sur l'état les dépenses qui seront occasionnées par la régence, l'envoi, l'entretien et 1er retour des troupes bavaroises , parce que les frais èé ce premier établissement étant accidentels, ils doi-

, vent être pris sur l'emprunt. On n'y trouvera pas plus les intérêts des 60,000,000, ainsi que des deux, emprunts précédens et du fond d'amortissement. La Grèce ayant besoin de la somme entière des 60,000,060, les intérêts seront portés à 3,000,000 de francs. D'après le paragraphe 6 du traité du 7 Mai, on devrait affecter pour le paiement de cet intérêt et du capital qu'on remboursera annuellement, les premiers revenus de l'état grec. Les envoyés des trois puissances seront spécialement chargés de veiller à l'accomplissement de cette dernière stipulation. En portant ce capital à 2,200,000 francs, on aura 5,500,000 drachmes pour l'intérêt et le fond d'amortissement; il ne resterait donc

, que 2,500,000 drachmes à l'état; or il est évident qu'avec cette somme on n'administre pas un royaume. Si donc ces décisions du protocole étaient de rigueur, il rie testerait d'autre moyen que de retenir 10,000,000 de francs de l'emprunt, pour subvenir au trésor à mesure qu'on en tirera les sommes réclamées par les puissances. Après deux ans d'une bonne administra-

lion, le* revends se seront accrus de deux millions, et si les grands moyens que nous avons conseillés pour augmenter la population, défricher, les lacs et Je* marajs, frayer des routes, exploiter les forets, aider l'agrir culture, les métiers, les fabriques, le v commerce et la navigation sont appliqués et commencent à* faire sentir leur influence, les revenus augmenteront encore plu^ rapidement.

Le pays se trouvera, pour lors asses remis, de son affaissement pour supporter F augmentation du prix des sels et des droits sur 1! exportation,, ^enregistrement jet lf timbre. Augmentés par ces ressources, les revenus indirects monteront à 3 ou 4,000,000. En suivant donc la marche tracée par la nature, les nécessités et l'opi* nion du pays, on peut espérer et prévoir qu'en 183Ç l'état des revenus ira jusqu'à 14,000*000 de drachme*, c'ept-à'dire qu'il suffira aux besoins de la Grèce, aux intérêts du nouvel emprunt et au fond d'amortissement^ Ce chiffre une fois atteint, les revenus ne s'y arrêteront pas, et en 1640, quand la Çr£cg aura recouvré sa population et ses forces naturelles et que les institutions à fonder auront pris de la consistance et de l'énergie, ils s'élèveront jusqu'à 20,000,000 de drachmes, La Grèce sera donc en état de payer les intérêts de ses deux premiers emprunts,. autant qu'ils peuvent être reconnus, et d'établir aussi pour eux un fonds d'arnor; tissement.

Nous n'avons pas pris garde dans ces calculs, aux revenus que le trésor tirera des propriétaires auxquels il aura vendu des terres nationales. Nous avons vu plus haut qu'ils s'élèveraient à 300,000,000 de francs en trente ans, c'est-à-dire, à dix ou onze millions de drachmes par an.

Nous avons laissé ces fonds de côté, ne sachant

pas il la mesure propotée sera prisé, et si Poli pourra l'exécuter dans les premières années. Quelque assuré* donc que soient ees revenus, ils ne rapporteront pas de fortes sommes les deux on trois premières minées, et n'augmenteront que peu- à- peu. De plus, on doit réserver ces ressources pour les besoins extraordinaires du pays. Dans l'état des dépenses que nous avons donné, tout est restreint au strict nécessaire. L'Instruction, Tannée et la marine réclament des Sommes plus amples, si on vent les porter au delà Aës premiers besoins. Les bâtiraens, les collections et les musées destinés à l'université, les routes publiques, les arsenaux , les forteresses à construire, la flotte à augmenter moyennant quelques frégates, les travaux de cadastre et de statistique à faire pour préparer les importantes mesures concernant les propriétaires, les grands ouvrages hydrauliques à entreprendre afin de défricher les lacs, etc., tout cela réclame des moyens étendus, sans compter les indemnités que demandent à juste titre les trois iles , ainsi que les secours à dentier à l'agricul» tare et aux métiers. Il est vrai que l'emprunt est accordé pour suffire à ces diflférens besoins; mais ils sont en tel nombre qu'il n'y en aura qu'une partie qui se trouveront satisfaits. Ce n'est qu'à mesure que Fane de ces deux grandes ressources renforcera l'autre, que le développement du pays se fera d'une manière ta* pide et digne de son nom et conforme à l'attente général et à l'intérêt qu'en a voué à l'apparition nouvelle de cette nation sur la scène de l'activité européenne.

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