‹ De l'état actuel de la navigation par la vapeur et des améliorations dont les navires etChapitre 100 sur 125 · DS8 MACHINES A TAPEUR MARINES · texte numérisé non relu

DS8 MACHINES A TAPEUR MARINES

qui résulterait de Tintroduciion dans ce cylindre, et pendant toute sa course, de la vapeur àl atm., il faudra que les organes de la machine soient trois fois* plus Torts dans le premier cas que dans le second. Cet inconvénient est grave pour les machines marines, par conséquent elles doivent être établies de manière à présenter une combinaison particulière qui sera la plus avanta*. geuse , et que nous allons exposer. *

f Prenons pour exemple de la marche à suivre une machine de 160 chO'* vaux dont le cylindre aura l^'.SG de course , distribution Maudsiay, c'est-à-^ dire la plus avantageuse. On élèverait la vapeur à la pression totale de A^.IO^ par centimètre carré , au lieu de l'^.Sl. La vapeur ne serait introduite que pendant 7 de la course et se détendrait pendant les ^ ; elle serait alors condensée pendant le dernier ^ , et sa pression serait de 0*'.65 au moment de la condensation. En calculant d'après les principes établis ci-dessus, il en résulte que la force de la machine serait d'environ 2S0 chevaux au lieu de 160 ; mais ses organes /devraient être augmentés dans le rapport de 410 : 131. Il faut maintenant considérer que le volume relatif de la vapeur à 1^.31 de pression , introduit pendant 9S2 millimètres de la course, étant 136S, et le

volume relatif de la vapeur à 4''.10 étant 479, pour qu'il y eût même consommation de vapeur, il faudrait que l'introduction de cette dernière eût lieu pendant 334 millimètres de la course; et comme elle n'a lieu que pen* dan 1 227 millimètres (le 7), on aura ainsi uneéconomiede^, oujcnvii^on, qu'on réduira à \ pour compenser les pertes occasionnées par l'augmentation de rayonnement, la plus grande difQculté d'absorption du calorique, les fuites, etc. Les chaudières occuperaient donc un moindre espace et pèseraient environ 2S tonneaux de moins ( en y comprenant l'eau) que celles ordinaires de 160 chevaux. On peut donc admettre qu'avec une machine sans balancier l'appareil total de 2S0 chevaux serait moins encombrant et ne pèserait pas plus que celui de 160 actuel.

» Cette force de 260 chevaux serait celle réellement déployée par la ma- ^ chine marchant à ^de détente dans les circonstances les plus favorables de temps et de tirant d'eau. Â mesure que la résistance augmenterait, on diminuerait la détente, de manière à consommer toujours toute la vapeur produite par les chaudières; la machine conserverait ainsi toute la puissance possible, jusqu'à ce que la résistance devint assez forte pour empêcher lacou/sommation totale delà vapeur, bien que la détente eût été réduite jusqu'à la limite de ^. Ainsi dans ce cas on aurait ^ d'admission , n de détente , et toujours même ayance de r%»

296 KOTE DE M. LB CAPITAINE LABROUSSE SUB LA DÉTENTE VARIAfiLE

f C'est en adoptant une moyenne entre la distribution résultant des ex*> périences de Maudsiay |et celle adoptée par quelques autres ingénieurs et fa-* bricants, que nous avons fixé i ^ la liinite de la réduction de la détente. Cependant, bien qu4l résulte de ces expérjences qu'on obtient le même effet avec Yi de détente et ^ d'avance à la condensation qu'en introduisant la vapeur pendant les^ et bornant à ^ ravanceà la condensation {Sphinx), rien ne prouvé que ce résultat nesoil principalement dû à l'avance de ^^à la condensation, et qu'on ne pourrait obtenir une augmentation de force (aux dépens de Teffet utile absolu ) en conservant cette môme avance de ^ et portant l'admission de la vapeur jusqu'aux ^ et peut-être même aux — • Cette distribution peut être Tacilement obtenue dans les machines à détente variable au moyen d'un mécanisme simple, ce qui ne pouvait avoir lieu pour les machines à détente fixe, qui devaient présenter une distribution moyenne entre le plus grand effort et le plus grand effet utile, puisqu'elle était invariable : car en augmentant la durée de l'admission et conservant la même avance à la condensation on aurait eu de l'avance à l'introduction, ce qu'il convient d'éviter.

f En résumé, il résulte dece qui vient d'être exposé qu'en adoptant le système de machines proposé on obtiendrait , avec un quart d'économie sur la vapeur, une machine de 2S0 chevaux au lieu de 160, sans augmentation de poids et avec un moindre encombrement. Il n'y aurait donc aucune difficulté à y ajouter un deuxième système de chaudière , qui , outre qu'il pourrait servir de rechange au besoin , permettrait encore d'augmenter considérablement la force de la machine, dès que la résistance à vaincre deviendrait plus considérable. Il pourrait même servir dans les circonstances les plus favorables; mais, pour produire tout son effet, il faudrait qu'on pût augmenter le diamètre des roues, ce qui est très difficile dans l'état actuel, sinon impossible. A l'égard des bâtiments à vis , rien ne serait plus facile que d'augmenter la surface de Thélice, ce qui suffirait jusqu'à un certain point.

» Dans les calculs qui précèdent nous n'avons pas tenu compte de la différence de pression de la vapeur dans les chaudières et le cylindre , car les données manquent pour la haute pression 3 cependant il est possible de raisonner par induction. On admet dans la pratique qu'à la vitesse ordinaire la vapeur à la pression totale de l''.31 dans la chaudière est réduite à 1^.19 dans le cylindre. En supposant la même diminution de ^ po^'^ 1^ vapeur à haute pression , le rapport de l'effet produit [>ar la vapeur à 1^31 avec ^ d'admis-

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&ion , à celui de la vapeur à 4''.1Ô avec | d'admission , au lieu de 156 : 210 que nous avons admis jusqu'ici, deviendre 1S3 : 240. Ainsi, en admettant même une diminution de plus de ^ dans la vapeur à 4^.10 , le rapport serait encore en faveur de la haute pression.

f II existe encore un moyen d'augmenter la force d'une machine quelconque; il suffit pour cela d'augmenteffa tension de la vapeur. On ne doit cependant employer ce moyen que dans les vents contraires, car en augmentant la tension on augmente l'effort exercé sur les organes de la machine; mais ces organes, calculés pour résistera des secousses, violentes, peuvent supporter un plus grand effort lorsqu'on lutte contre le vent, puisque dans cette circonstance la machine marche toujours régulièrement.

» Détente variable des bâtiments transatlantiques. Les machines de ces bâtiments, qui doivent avoir une détente variable, marcheront à la pression totale de l'^.Sl dans la chaudière. Leur course de piston =2b.28.

f Les tiroirs sont disposés de manière à permettre l'introduction ^e la va** peur pendant ^ de la course. Au moyen de la détente variable on pourra disposer la distribution^ de manière à conserver à peu près cette admission en donnant en même temps soit iS , sort ^ d'avance à la condensation, sans aucune avance à l'introduction. On vériiiera ainsi si , comme nous l'avons fait pressentir, on obtient alors le plus grand effort possible. Si on admettait ^ d'après Watt , que la résistance à vaincre fût égale à lOMS par pouce carré ou 0^.70 par centimètre carré , on ne pourrait détendre la vapeur que pendant 65 ou 70 centimètres de la course ; mais dans l'état actuel de la fabrication^ et surtout lorsqu'il s'agit de grandes machines, c^tte résistance peut être réduite à 0.55 ou 0.50, ce qui permettra d'intercepter la vapeur à moitié course. La force de la machine , qui est de 471 chevaux aux ^ d'admis* sion , ne sera plus que de 395 chevaux, en supposant la même vitesse. Le rapport entre ces deux forces sera donc :: 1 : 0.84, et la consommation de vapeur : : 1 : 0.66. Le bénéfice de force sera de 42 chevaux environ.

f Les chaudières se composant de quatre corps séparés, on pourra donc en supprimer un lorsqu'on marchera à la plus grande détente. Gomme alors on consomme 7 moins de vapeur, on pourra dans certains cas marcher avec deux chaudières seulement, en poussant les feux et fermant un peu les registres, agissant ainsi à une moindre pression dans le cylindre. Si les chaudières n'étaient pas séparées, et qu'il fallût continuera entretenir les mêmes feuX| ou du moins à échauffer la même masse d'eau; l'économie serait bien

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