‹ De l'état actuel de la navigation par la vapeur et des améliorations dont les navires etChapitre 101 sur 125 · BT LEUR APPLICATION A LA NAVIGATION VA&ITIIIB · texte numérisé non relu

BT LEUR APPLICATION A LA NAVIGATION VA&ITIIIB

> Si l'économie de vapeur, et par suite de combustible, était Tobjet le plus important, il faudrait utiliser la force êipan$ive de la vapeur à partir d*un point situé bien avant la moitié delà course; mais on serait conduit ainsi à employer des cylindres d'un très grand volume pour obtenir une puissance déterminée, et, si Ton part de ce principe que les dimensions de toutes les parties différentes du mécanisme doivent être proportionnées à la pression maximum que la vapeur exerce sur le piston, soit qu'elle afflue pendant la course entière, soit seulement pendant une certaine fraction de cette course , et que le poids total d'une machine est lui-même proportionnel à cette pression maximum, ainsi que cela a sensiblement lieu dans l'éiat actuel des choses pour les appareils ordinaires à basse pression construits en Angleterre depuis 120 jusqu'à 200 chevaux par exemple, on serait amené à construire des machines excessivement pesantes et volumineuses.

f De telles machines pourraient être avantageuses dans certaines circonstances à terre, et si l'on augmentait des f environ le volume d'un cylindre ordinaire en faisant dilater la vapeur à partir duj de la course, on obtiendrait peut-être une puissance égale avec une économie de vapeur et de combustible de ;, et cela dans des circonstances fort peu éloignées du maïuimi m absolu des dépenses annuelles en argent, en réunissant ensemble l'intérêt du capital d'achat et la consommation de charbon de terre ; l'économie sur ces dépenses annuelles, non compris l'entretien journalier ni la solde des chauffeurs, pourrait s'élever jusqu'à 2S ou 30 p. 100.

9 Mais dans les applications à la navigation de pareilles machines seraient beaucoup trop pesantes et feraient perdre plusieurs avantages essentiels.

9 A puissance égale, l'appareil de moindre poids serait celui où la détente commencerait vers les 0.70 de la course; mais, en faisant commencer la détente déjà aux O.SO, le poids d'un appareil complet n'excédera encore que de 6 p. 100 le minimum absolu , et de 1 p. 100 seulement le poids d'un appareil ordinaire; et comme il y aura en même temps une réduction de 28 p. 100 sur le poids de la chaudière, qui est la partie la plus destructible d'une machine à vapeur, tandis que pour un système de détente à partir des 0.70cettemême réduction sur le poids de la chaudière ne serait quedel4p. 100, on peut établir en règle générale que l'appareil de moindre prix de revient et d'entretien sera à fort peu près celai où la détente commencera à la moitié de la course du piston.

9 Dans ce cas la section du cylindre devra être augmentée de 23S pour

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mille. L'économie de vapeur et de combustible sera la même que la réduction de poids de la chaudière , c'est-à-dire de 28 p. 100.

» Si l'on compte 160 journées complètes de chauffage par an , l'économie sur la somme des dépenses annuelles, en réunissant l'intérêt du capital d'achat et la dépense de combustible , s'élèvera à 23 p. 100 environ.

« Dans les applications à la navigation , un appareil où la détente commencera à la moitié de la course est celui où la durée d'un approvisionnement Complet de combustible dans l'allure normale en eau calme sera moyennement un maximum depuis 6 jusqu'à 21 journées complètes.

V Le même appareil est encore celui où la somme des poids de l'appareil et d'un approvisionnement de combustible pour un trajet donné , depuis 3 jusqu'à 24 journées complètes de marche , dans l'allure normale en eau calme, sera moyennement un minimum.

V Dans une grosse mer l'emploi de la détente offrirait des inconvénients , en ce qu6 l'action de la vapeur sur les pistons ne se soutiendrait pas toujours avec assez de continuité lorsque le mouvement des roues éprouvera par instants un ralentissement trop considérable. Il faudra alors renoncer à l'emploi de la détente, ce qui sera d'autant plus aisé que les chaudières rournironten

'général plus de vapeur qu'on n'en pourra débiter. La même chose pourra être pratiquée pour un trop grand tirant d'eau ou pour une remorque accidentelle, et alors les résultais obtenus seront précisément les mêmes que ceux que l'on obtiendrait aujourd'hui avec des appareils ordinaires dont la puissance nominale serait plus élevée de {-environ et dont le diamètre des roues serait proportionné avec la course de la même manière que dans l'appareil à détente.

y Dans un appareil où la détente commencera habituellement à la moitié de la course, dans l'allure normale en eau calme, et où Je cylindre aura été augmenté de| environ pour obtenir une puissance égale à celle d'un appareil ordinaire, on'aura la faculté de marchera toute vapeur (jusqu'aux ^ ou ^ de la course ) et d'atteindre les résultats précédents dés que la vitesse aura été réduite aux 0.6 ou 0.7 de sa valeur primitive, ce qui semble sufUsantpour la pratique.

9 Si l'on faisait commencer la détente avant la moitié de la course, en augmentant encore davantage la section du cylindre, on obtiendrait des résultats encore plus considérables dans le cas d'une très mauvaise mer, lorsqu'on marcheraità toute vapeur (jusqu'aux-; ou | de la course); mais aussi la faculté de pouvoir marcher ainsi ne pourrait-elle être obtenue que pour des vitesses

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