ET ROUES A AOBBS MOBILES
diargé, où le& aubes restent plus long-temps dans Teau. On voit que , tandis que la partie la plus eitérietire de Taube est entrée dans l'eau , la seconde partie suit à peu près la trace de la première; la troisième partie suit la seconde de la même manière , et la quatrième la troisième , jusqu'à ce qu'elles arrivent au milieu de la course; alors [elles divergent pendant la dernière moitié de leur course, devenant indépendantes entre* elles et sortant de Teait à une [distance l'une de l'autre telle, que le ftuide, qui n'est pas rejeté avec violence, peat s'écouler avec plus de promptitude que dans le système des roues à aubes ordinaires. Ainsi il parait qu'il n'existe pas un beaucoup plus grand effet pour toute la série des parties d'une aube , que celui que fournit la partie extérieure à elle seule, pendant toute la première moitié de la course , et que pendant la seconde moitié l'effet est à peu près le même que celui produit par une aube ordinaire de même surface que la somme de toutes les subdivisions d'une aube décomposée. On conclut de laque le choc éprouvé par les parties d'aubes, à leur immersion , doit être considéré comme égal à peu près à celui ressenti par leur partie extérieure , mais que cet avantage est obtenu par la perte d^lne portion considérable de l'effet impulsif, et qu'en conséquence ces roues doivent exiger une plus grande surface d'aubes que les roues ordinaires. Il peut y avoir aussi un avantage dans la manière dont ces aubes sortent de l'eau ; mais cet avantage, s'il existe, est fort peu important. Le mode d'action de ce gcnre.de roue es! précisément semblable à celui de la roue ordinaire ; à la seule différence près que toutes les parties d'aube , hormis celle extérieure , se meuvent pendant un temps considérable de leur course dans Teau agitée , où elles éprouvent une perte de résistance dont il est impossible de déterminer la valeur ; il reste donc à l'expérience à décider si les désavantages de cette roue sont surpassés par les avantages qu'elle semble posséder.
On doit remarquer que depuis l'adoption de cette roue , où ses aubes furent composées primitivement de 6 et 7 pièces, le nombre de ces dernières a été successivement réduit jusqti'à 2 sur les navires de l'état, chaque nouvelle réduction ayant été accompagnée d'un résultat avantageux ; et l'on ne pouvait évidemment diminuer encore ce chiffre sans détruire le principe de cette roue, et revenir à la roue ordinaire.
Roue à aubes mobiles et conservant constamment la position verticale.
La plus ancienne des roues à aubes mobiles est celle inventée par M. Ro-
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bertson Buchanan , et pour laquelle il prit une patente en 1813. Dans -cette roue , les aubes se maintiennent dans la position verticale durant toute leur révolution, et en conséquence il n'y a pas de perte d*efietdueà Faction oMtV que ; mais, pendant les première et dernière parties de leur course , les aubes poussent l'eau avec le devant de leurs surfaces et opposent ainsi une résistance additionnelle au mouvement progressif du navire. C'est ce que démontrent les nœuds de cycloïdes décrites par les différents points de la hauteur d'une aube, et les résultats des calculs théoriques de la puis^nce effective de cette roue. Pour cette raison, la roue de Buchanan n'a pas été mise en usage, quoiqu'elle ne fût p^s très compliquée dans sa construction.
Roue% à auhé$ mobiles ne prenant la position verticale qu'au point le plus bas de leur révolution et légèrement inclinées à leur entrée dans Veau et à leur sortie.
La roue à aubes mobiles dont l'emploi a reçu une extension considérable est celle qui est généralement connue en Angleterre sous le nom de roue Morgan. Dans cette roue, les aubes peuvent être disposées de manière à entrer dans l'eau et à en sortir ^ tel angle voulu et déterminé suivant les vitesses.relatives de la roue et du navire.
Une erreur de M. Barlow est d'avoir confondu la roue Morgan avec la roue Buchanan ou à aubes agissant toujours verticalemeKit, et cet auteur calcule la force effective des aubes de la première comme si elles agissaient réellement ainsi. Dans la roue Buchanan les aubes sont essentiellement verticales , ce qui est plutôt nuisible qu'utile à leur action , surtout pour les grandes immersions où la perte de force devient excessive. Cette différence constitue le principal avantage que la roue Morgan a sur celle de Buchanan.
c Nous venons d'examiner, dit M. Mornay, l'effet des principaux systèmes f de BOues à aubes qui ont été convenablement essayés, et proposés ppur f remplacer la roue ordinaire à aubes fixes , et nous pensons que la roue f Morgan est préférable à toutes les autres. Elle n'est pas la plus simple de n construction, età cet égard aucune ne remporte sur la roue ordinaire ; mais f la roue Morgan n'est pas plus compliquée qu'il n'est absolument nécessaire » pour produire l'effet désiré. Nous sommes entièrement convaincu , tant par f la théorie que par la pratique , que cette roue est ce qu'il y a de préféray ble; et nous espérons, autant dans l'intérêt du public que dans celui du 9 patenté, à la persévérance et aux talents duquel sont ducs les améliorations