‹ De l'état actuel de la navigation par la vapeur et des améliorations dont les navires etChapitre 49 sur 125 · LB MIBCX ADAPTÉS AUX LONGS VOYAGES · texte numérisé non relu

LB MIBCX ADAPTÉS AUX LONGS VOYAGES

» Les résultats de ces voyages sont Yérilablemeni si favorables, qu'on peul se tranquilliser sur la question de possibilité de la traversée d'Annérique. La cen* sommation du combustible a été tellement réduite par le système supérieur du raoder de construction des machines , que ces navires , quoique compara^ tivement d'une Taible grandeur^ sent susceptibles d'accomplir un voyage excédant beaucoup celui de New -York; et par conséquent les bâtiments de la compagnie à vapeur américaine , dont les facultés pour la dislance sont plus grandes dans le rapport de 7 à 9, par leur supériorité de tonnage et de puissance, doivent exécuter ce voyage avec la plus grande facilité, quelles que soient les circonstances de temps.

D£S BATraBNTS A VAPEUR fiN Fl^R.

4. t II est nécessaire de mentionner parmi les améliorations' qui vont proba^ brement s^ajouter aux facultés des navires à Vapeur pour la navigation à gran* des distances Tintroduction du fer comme matière de leur construction, dont l'usage a été accompagné â*un succès complet dans chaque exemple où l'on en a fait l'essai. Les avantages des navires en fer sont qu'ils ne pèsent pas la moitié de ceux en bois allant à la mer, qu'ils tirent par conséquent beaucoup moins d'eau , et donnent une plus grande vitesse avec une puissance égaler ils offrent pins de sécurité, en raison de ce qu'ils sont divisés par des doi* sens en fer en compartiments intérïeurs qu'on peut rendre étanches, et pro* curent plus d'économie , parce qu'ils n'exigent pas d'aussi nombreuses répa« rations. La capacité est aussi augmentée pour les passagers et les marcban<> dises : un navire en bois de 30 pieds de bau a seulement 27 pieds 6 pouces in«> térieurement , tandis qu'un navire en fer aurait 29 pieds 6 pouces; par con* séquent on a un bénéfice de 2 pieds sur toute la longueur du navire.

F Ces bâtiments possèdent en outre Tavaniage, dans les climats chauds, d'être plus frais , exempts de Termine, et conséquemment plus sains. Tous ces avantages paraissent être généralement reconnus. La seule difficulté qui se présente actuellement dans leur emploi à la navigation sur mer est l'in-^ fluence du fer sur le compas, et cette difficulté a été surmontée avec succès dans le dernier voyage de t Egyptien à Alexandrie; le compas avait été in*

164 NOTE II. — DES BATllieNTS A VAPEDE EN FEE.

Btatlé SOUS la direclion du professeur Barlow,- ei il a élé trouvé fonclioiiBer avec la même e^actilude que dans un navire ordinaire.

» Nous ne doutons pas que dans peu de temps les bâtiments en fer deviendront d*un usage général , et qu'ils ajouteront considéral>ieinent aux facilités et à l'extension de la navigation par la vapeur. »

DÉTAILS EECtJEILLlS EN ANGLETERRE SUR LA CONSTRUCTION DES BATIMENTS EN PER. (Extraiti des rapports de Tojaget de MM. les ingénieiirs Joflire et Moissard.)

Bâtiments d'environ 180 pieds de longueur sur 22 à 26 pieds de largeur.

Quille, Etrave et Etambot. — En tôle de 11 à 12 millimètres d'épaisseur^ courbée en forme de rectangle pour la quille, de demi-cercle pour Tétrave, et diversement évasée pour Télambot, selon la hauteur et la direction des li* gnes d'eau.

Membrure. — Faite au moyen d'équerres en fer ou cornières de 90 millimètres de côté à 10«l'épaiss'eur*; chaque couple est composé de trois pièces , une varangue et deux allonges se croisant dos à dos sur une longueur de 0».8O, et liées par des rivets distants entre eux de Oo'.lS. Dans la partie du milieu du navire, la dislance entre les couples est de Oo'.SO y aux e;[trémités, elle est d'environ l^n.OO. — Les membrures sont ployées, au sortir d'un fourneau à réverbère, sur des mandrins universels dont les trous , placés 6n échiquier, reçoivent des taquets à équerrage.

Bordure. — Les tôles formant revêtement extérieur ont 7 millimètres d'é« paisseur ; elles sont réunies à clin dans les fonds du bâtiment, ce qui n'exige qu'un seul rang de rivets; dans tout le reste, elles sont juxta-posées par leurs côiés , et alors il y a deux rangs de rivets reçus par un^ plaque lai^e de O"".! placée en dedans; les joints transversaux se font aussi partout par juxla«position ; tous les rivets ont la tête en dedans du navire, et le trou est fraisé à l'exlérieur, afin que la rivure soit exactement de niveau avec la surface de la tôle, et ne présente ni creux ni saillie qui puisse accroître la résistance de l'eau. — La courbure des tôles est obtenue, soit en la faisant passer à travers l'outil à courber, soit en les ployant à chaud au marteau sur une forte enclume à courbe variable, si elles doivent présenter ^une surEaice gauche.

Plancher du fond. — Pour que le fond du navire ne puisse pas souffrir du

NOTB n. ^ DBS BATUIBNTS A YAPEtJB EN 9B«. 166

poids du thargemeni, on y Tait un plancher en- bois, posé sur des équerres en Ter ou cornières renversées qui s'appUqaenl contre les faces verticales des cornières de la membrure. Des rivets éloignés de 0^.16 à O'^.IS maintiennent ces cornières ensemble, et donnent au plancher une base assez solide pour <lu'on puisse y déposer un chargement ; mais on appuie sur les cormères, sans plancher, les carlingues destinées à porter les machines et chaudières. Le côté horizontal de ces cornières est large d'environ 0°'.16, afin de présenter une large base aux bordages du plancher et aux carlingues des machines , leur épaisseur étant aussi plus forte que celle des cornières de la membrure.

intérieur de la cale. *^ Le navire est divisé en cinq compartiments par le moyen de quatre cloisons en tôle , placées dans la cale transversalement à sa longueur, dans le double but de la solidité et de la concentration en un: espace limité de toute Teau qu'une avarie dans la carène pourrait faire introduire danb le bâtiment.

Parties hautes en bois, — Pont, bauquières, préceinles et pavois. On ap^ pliqu'e sur la (hce intérieure du bordé en tôle , entre les membres successifs, des allonges écartées dé O'^'-SO ; des chevilles en fer à tète fraisée en dehors les lient au revêtement; les bauquières , lessous-bahquièrts, les préceintes et les pavois, s'appliquent contre ces allonges , comme dans la construction des bâtiments en bois , et le raccordement des préceintes avec le bordé en fer se fait à Taide d^une cornière longitudinale qui couronne intérieurement ce revêtement métallique. La préceinte s'appuie sur cette cornière , profilant exactement le bordé en fer, et formant avec la cornière une couture, qui est calfatée. Il résulte de là qu'à ce raccordement l'épaisseur de l'allonge est réduite de toute Tépaisseur de la préceinte; les liaisons sont faitâ à l'aide de cheviHes en fer, qui traversent les préceintes , le bordé en fer, les allonges , les bauquières et sous bauquières. Le pont est fait exactement comme dans les bâtiments en bois; lesallonges ont ordinairement 2^.00 de long en dessous du pont, O'B.IS ou 0"'.20 de largeur et d'épaisseur; les bauquières ont 0"'.2S de largeur horizontale sur 0^.2S de hauteur; les sous-bauquièresO"^.10 d'épaisseur sur 0^.30 de largeur.

Bâtiment à vapeur en fer lb Troubadour, — Longueur sur le pont 66''.69 , largeur hors tMes 8".076, profondeur de cale 4''.422.

Quille. — Composée de trois tôles et deux fers d'angle .ou cornières; cornières 92 millimètres de côté, épaisseur 12 \.

166 NOTE II. — DES BATNISNTS A VAPEUR EN* FBft.

Membrure . — Ck)rnière8 simples espacées de O^'.SOi par le travers des machines et des chaudières, et O^'.SSO aux extrémités du navire.

Bordure. — Les tôles formant revêtement ont 9 \ miUimètres d'épaîssmr au dessus de la flottaison , et 15v8 dans les fonds, rivées à cHn dans toutes les parties de Foeuvre-vive, mais au dessus juxta-posées et liées par des baifdes intérieures dans le sens logitudinal , et partout dans le sens transversal.

Yttigrage. — Point; mais cornière formant bauquière au pont, et liant les membres dans le sens longitudinal.

Le Mammouth, de plus de 1000 chevaux ( environ 1300 }• '— Longueur eittréme OOiB.OO, longueur au pont 87». 17, largeur hors tôles 15». 54, hauteur em pont 7».31, et hauteur au gaillard 9».78.

Membrure. — Cornières espacées de 0».43 au milieu , et 0*.S0 aux extrémités^ largeur sur le droit 0».09, et sur le tour 0».16.

Bordure. — Tôles des petits fonds 0»«622 ^9 de la carène jusqu'à la virure au dessus de la flottaison 16.8 millimètres , et des œuvres mortes 13 et 12 millimètres ; plats4>ords formés de tôles arrondies , présentant ainsi un fort bourrelet dans toute l'étendue du navire, et en consolidant les liauts.

NOTE m.

DÉTAILS SUR LES HAGHimS A TAPBUR A SIMPLE EFFET DES MINES DBS œMTÉS DE GORNWALL ET DE DETOlf, EXTRAITS D'UN MÉMOIRS DE M. œMBES, INGÉNIEUR FRANGilS, SUR L'BXPLOITATiON DE CES MINES.

Le prix élevé du chart>OD rendu aux mines de Gôrnwall et de Devon a été la cause première des nombreuses améliorations qui , dans une période de moins de vingt ans (1813 à 1830 ), ont réduit de moitié la consommalidn moyenne en combustible de toutes les machines employées à ces mines, ou , si Ton veut , doublé reflTet utile obtenu par la consommation de quantités égalés de houille.

La machine d^épuisement des con^ficiàferf ntineê, qui a un cylindre de 80 pouces (2".032) de diamètre intérieur, reçoit la vapeur décrois chaudières indépendantes. Chacune de ces chaudières est un cylindre en tôle de fer, avec un tube intérieur également en tdie dans lequel est placée la grille. La longueur commune de la chaudière et du tube est de 36 pieds, son diamètre extérieur 7 pieds, Fépaisseur de la tôle ^ de pouce. La distance du bas du tube au bas de la chaudière est de 8 pouces. Le tube a 4 pieds de diamètre. La Icmgueur de la grille est de 4 pieds. Au fond de la grille est un mur en briques, fermant la partie du tube inférieure à la grille, qui sert de cendrier, et s*élevant au dessus de la grille jusqu'à une distance de 9 pouces de l'arête supérieure du cylindre. Les courants de flamme parcourent la longueur da tube, reviennent sur le devant de la chaudière, en payant par dessous celle-ci dans un conduit de 4 pieds de large sur 20 pouces de hauteur, s'en retournent ensuite à la cheminée, placée à l'arrière , par les cameaux latéraux. La cheminée unique qui reçoit la fumée des trois chaudières est une tour conique qui n'est pas très élevée , mais dont la section est considérable.

La machine est mise en jeu au moyen des soupapes suivantes : soupape régulatrice (governor valve), manœuvréeàla main par le machiniste; soupape d'admission (stop steam valve); soupape d'équilibre (equilibrium valve), mettant en communication le haut et le bas du cylindre; soupape d'exhaustion (exhaustion valve), mettant en communication le bas du cylindre avec le condenseur.

1G8 NOTE m. — MACHINES A VAPEUR A SIMPLE EFFET

La vapeur motrice n'agit sur le piston que pour le faire descendre ; alors il soulève, par l'intermédiaire du balancier, la maltresse-tige des pompes d'épuisement. Pendant ce mouvement, la soupape d'exhaust ion est ouverte, de sorte que le dessous du piston est en communication avec le condenseur. Liorsque le piston doit commencer à descendre, la soupape d'admission de la vapeur s'ouvre par l'action de la cataracte dont nous donnerons plus b§s la description. Le piston descend; lorsqu'il a parcouru une fraction qui.varie de g^ à 1 de sa course , la poutrelle ferme la soupape d'admission , et le reste de sa course s'achève sous la pression décroissante de la vapeur qui se dilate ; quand le piston est au bas de sa course, la poulrelle ferme ia soupape d'exhaustion , et ouvre la soupape d'équilibre. Le poids de la maltresse^tige fait remonter, le piston , qui est également pressé sur ses deux faces par la vapeur, en même temps qu'elle foule l'eau dans les tuyaux ascensionnels placés dans le puits. A la fin de l'ascension , la poutrelle ferme la soupape d'équilibre, et le piston reste en repos jusqu'à ce que la cataracte vienne ouvrir successivement la soupape d'exhaustion et la soupape d'admissiot). Ainsi deux coups db piston successifs sont toujours séparés par un intervalle de repos dont la durée peut être réglée au moyen de la cataracte.

La cataracte se compose d'un petit corps de pompe placé dana une bâche remplie d'eau. Dans ce corps joue un piston plein dont la tige est liée 4 articulation avec une tringle ou levier fixé sur un axe horizontal. Au même axe sont fixés, d'une part, une masse en fer placée à l'extrémité d'une barre assez longue, et que l'on peut d'ailleurs éloigner ou rapprocher de J'axe ; d'autre part y un long levier qui vient raser la partie antérieure de la poutrelle, et qui est pressé, de haut en bas, par la pièce fixée à cette poutrelle, lorsque celleci descend ; enfin un levier, également fixé à l'axe , est lié à une longue tige verticale en fer forgé s'éle va nt parallèlement à la poutrelle. Cette tige, guidée dans des coulisses fixées aux pièces de la machine, soulève en remontant deux pièces , à des hauteurs différentes , qui transmettent le mouvement successivement à la soupape d'exhaustion et à la soupape d'admission. Le piston du corps de pompe de la cataracte aspire l'eau de la bâche, qui traverse une valve logée dans le tuyau horizontal adapté a la partie inférieure du corps de pompe, laquelle valve s'ouvre de dehors en dedans. Quand la poutrelle se relève, la masse en fer ou contre-poids exerce, par l'intermédiaire du piston de la cataracte, une pression sur l'eau qui s'est introduite. Celle-ci , ne pouvant plus traverser la soupape d'introduction, sort par une ouverture latérale munie d'un robinet que l'on ouvre plus ou moins , suivant qu'on veut

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