NOTB XI. — OBSERVATIONS SUR LES CHAUDIÈRES ET LES MACHINES
Nous joignons à cette note les tracés des courbes donnant les lois de relations entre la marche du piston et celle du tiroir, relevés sur les machines du Sphinx et de l'Eurotas. Nous émettons ici Topinion que le système suivi dans l'ensemble des appareils de ce dernier mérite, sous tous les rapports , la préférence.
Observations sur la dépêche ministérielle du 26 août annonçant la mise en adjudication d'un appareil à vapeur de la force de 160 chevaux , conforme à celui du Sphinx. (Toulon , l«r septembre 1837.)
4. M. le ministre de la marine , se proposant de mettre en adjudication la construction d'un appareil à vapeur de 160 ( c'était celui du Gronc/^ur ) sur le modèle de celui du Sphinx , réclame le renvoi de l'atlas renfermant les dessins de toutes les pièces qui composent cet appareil. La seule remarque à faire présentement sur cette adjudication, annoncée comme très prochaine, est qu'il conviendrait au moins de rectifier le texte descriptif des machines, en ce qui a rapport au règlement du jeu des tiroirs de distribution de vapeur, conformément au relevé qui en a été fait en 1833 sur les machines mêmes du Sphinx f par M. l'ingénieur Fauveau. Cette rectiGcation , dont les avantages ont été constatés sur plusieurs machines de môme modèle, consiste à fixer les tocs ou heurtoirs d'excentrique sur l'arbre des manivelles y de manière à ce que le tiroir soit, en haut comme en bas , en avance de 30 millimètres pour l'ouverture au condenseur y lorsque le piston est à fin de course , ou que la direction de la grande bielle se confond avec celle de la manivelle. Il serait peut-être à propos aussi d'engager M. le ministre à exiger que les chaudières , de modèle Sphinx, qui conviennent le mieux à ce système de machines , fussent construites en deux corps susceptibles d'être rendus indépendants l'un de l'autre au moyen de soupapes d'arrêt , et par l'addition d'un bouilleur ou lame d'eau au foyer tribord du milieu.
Nous pensons toutefois que des modifications très importantes pourraient être apportées désormais aux appareils à vapeur construits pour la marine royale, en adoptant les améliorations introduites en Angleterre depuis la construction du Sphinx y et qui nous ont paru avoir été adoptées par M. Favecett lui-même, si nous en jugeons par un de ses appareils de 80 chevaux , monté cette année à Toulon. Nous voulons parler principalement du degré d'expansion employée dans les machines marines à basse pression. Dans les machi-