DBS MACHINES A VAPEUR MARINES
plus épaisses, tontes choses égales d'ailleurs , qu'elles sont destinées à conte« nir des vapeurs à plus forte tension ; le rayonnement en outre est d'autant plus grand que la température est plus élevée; cette température s'oppose ellemême à Tabsorplion du colorique en proportion de son élévation. Ces causes sont si puissantes pour s'opposer à la transmission ou à la conservation du calorique, que dans les belles expériences faites par MM. Dulong et Ârago on n'a pu porter la pression au delà de 24 atmosphères. A ce point toute la chaleur produite par le foyer suffisait à peine à compenser la perte du calorique et à maintenir la pression , sans consommation de vapeur. ( On aurait pu cependant atteindre une pression plus élevée sans les fuites nombreuses qui se manifestèrent.)
f On pourrait encore signaler d'autres inconvénients inhérents au système à pression très élevée : comme la difficulté de construire des chaudières d'une forme convenable pour le service de mer, et cependant résistantes, les fuites des joints et chaudières difficiles à empêcher, etc. Ces difficultés mécaniques flniraient probablement par être vaincues.
9 La question peut donc se résumer de cette manière : plus la pression de la vapeur employée sera élevée , et plus l'effet produit sera grand, jusqu'à un certain point où les avantages de la haute pression et delà détente sont compensés par les pertes signalées, résultant du rayonnement, etc.; au delà il y aurait désavantage.
• Ainsi il y a entre les bases pressions et les pressions les plus élevées un terme moyen qui doit être le plus avantageux, et qui doit dépendre d'ailleurs de la forme des chaudières et des moyens employés pour empêcher le rayonnement. Cette pression la plus avantageuse ne pourrait être bien déterminée que par des expériences comparatives faites avec soin , mais nous supposerons qu'elle doit être comprise entre 4 et S atmosphères.
» Avec les chaudières ordinaires on pourrait cependant se borner à porter la pression à 2-^ ou 3 atmosphères seulement. A 2^60 de pression par centimètre carré le rapport brut de l'efTet produit en employant la détente est comme 238 : 1S6. La température étant dans ce cas seulement de 127 degrés, les pertes occasionnées par le rayonnement, etc., ne pourront pas être comparables à l'avantage obtenu.
» Nota. Ce rapport de 2S8 : 156 est celui qu'on obtient avec les vapeurs de 2^60 et l^.Sl de pression , se détendant toutes deux jusqu'à 1*" comme dans les machines Maudslay ; mais on conçoilque cette détente, qu'on est forcé de limiter ainsi à 1^ pour