‹ De l'état du chlore sanguin dans les néphrites avec rétention chloréeChapitre 21 sur 39 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Essai Pathogénique

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Voyons, maintenant, comment on peut essayer d'expliquer les différents états du chlore sanguin, au cours des néphrites. À notre avis, les points qu’il serait le plus intéressant à élucider sont les suivants :

a) Au cours des néphrites avec rétention chlorée.

1° Pourquoi existe-t-il habituellement une hyperchlorie globulaire ?

2° Pourquoi le chlore plasmatique est-il tantôt élevé, tantôt abaïssé ?

b) Comment concevoir la physiopathologie du syndrome chloropénique ?

1° Pourquoi existe-t-il habituellement une hyperchlorte globulaire ?

Il faut se reporter aux admirables travaux de Ham- burger sur la perméabilité globulaire. Si on prend du sang rendu incoagulable et qu’on le fasse traverser par un courant de CO”, on constate les trois phénomènes suivants :

les ions C1 du plasma et, en général, tous les ions acides pénètrent dans Îles hématies ;

l’eau du plasma pénètre dans les hématies : d’où un gonflement des hématies c’est-à-dire une augmentation du volume globulaire) et une concentration du

plasma ;

rie

les ions Na des hématies (et, en général, tous Îles ians basiques) pénètrent dans le plasma.

Si, au contraire, on chasse le CO du plasma, on constate des phénomènes inverses. Ie schéma n° 1 nous résume ces phénomènes.

Il faut bien compreridre que, dans ces expériences, Je CO* agit en tant qu’acide faible. On obtient des résultats identiques si, au lieu de faire barboter du CO” dans le sang, on y ajoute une certaine quantité d'une solution diluée de n'importe quel autre acide. De même, on obtient des résultats identiques si, au lieu de chasser le CO* du plasma, on y verse une cerainé quantité d’une solution diluée de n'importe quelle base, Nous pouvons donc généraliser le schéma n° À de la façon suivante : (shéma n° 2).

Si nous appliquons ces résultats expérimentaux, qui -ont été jusqu'ici toujours confirmés (Van Slyke, Blum) à l’état du CI dans les néphrites, on peut dire que tout devient clair.

L’intoxication des néphrites étant une intoxication acide, on comprend parfaitement qu’elle chasse les ions C1 du plasma dans les hématies, et qu’elle se traduise par une surcharge chlorée globulaire et par un abaïssement du rapport chloré érythroplasmatique.

2° Comment expliquer les valeurs variables du chlore plasmatique ?

Ici, il faut avouer que nous ne pouvons faire que des hypothèses, sans obtenir de résultats véritablement satisfaisants.

a) La première idée qui vient, est que les variations

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