‹ De l'état du chlore sanguin dans les néphrites avec rétention chloréeChapitre 22 sur 39 · PAG VER · texte numérisé non relu

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du chlore plasmatique peuvent s'expliquer par les variations de l’hydrémie, L'observation nous montre, en effet que, malgré certaines exceptions, les réten- Uons sèches sont hyperchlorémiques (sauf en cas d’acidose), et que les rétentions hydropigènes s’accompagnent d’un abaissement du chlore plasmatique. Cetie hypothèse est cependant invraisemblable, Nous savons que dans des. cas exceptionnels, mais cependant authentiques, l’hydrcpisie peut s'accompagner d'hyperchlorémie plasmatique. Bien plus, le calcul mmontre facilement que les variations de l’hydrémie sont d’un ordre de grandeur de beaucoup inférieur à celles du chlore plasmatique ; même dans les grands ctats hydrémiques, l’eau du sang augmente moins que ne diminue le chlore. Il est indéniable, que de petites variations du CI plasmatique trouvent leur explication, dans les variations de l'hydrémie ; mais, ce n'est pas la dilution sanguine qui est la cause. prédominante, réglant la chlorémie plasmatique.

On peut concevoir autrement l'influence de la rétention aqueuse sur le C] plasmatique.

Soit un sujet qui retient une certaine quantité de CE, c’est-à-dire, dont l’organisme, considéré dans son ensemble, contient une quantité de chlore supériéure à la normale. On conçoit, que si ce malade présente une néphrite sèche, le chlore rapporté à 1.000 gr. soit augmenté, aussi bien dans les tissus que dans le sang. Maïs, supposons que ce malade présente, au contraire, une rétention hydropigène, tout en retenant la même quantité d’ion Cl; on conçoit que dans ces conditions, le chlore rapporté à 1.000, dosé dans les

tissus et dans le sang, soit diminué. L'hypochlorémie plasmatique ne s'explique pas alors par une dilution sanguine, qui, à elle seule, serait insuffisante à la provoquer, mais par la dilution générale de toutes les humeurs et de tous les tissus de l’organisme : cette quantité de chlore se dilue, en effet, dans un volume global bien supérieur à celui dans lequel il aurait à se répartir si le sujet n’avait pas d’œdème. Ce qui diminue le chlore plasmatique, ce n’est pas l’augmentation de l’eau sanguine, relativement minime même dans les grandes hydropisies, mais l’augmentation de l’eau extravasculaire qui élargit le volume dans lequel le chlore retenu a à se répartir.

b) Une deuxième hypothèse est la suivante. L’hypochlorémie s'explique par l’acidose, ainsi que permettent de concevoir les travaux cités plus haut d'Hamburger : l’acidose chasse le chlore du plasma dans les globules et dans les tissus. Cette hypothèse est certainement vraie dans un certain nombre de cas. Elle explique, à notre‘avis, l’hypochlorémie piasmatique des azotémiques acidosiques. Mais, elle ne peut intervenir que lorsqu'il existe une preuve indiscutable d’acidose : en particulier un abaïissement de la réserve alcaline.

B. — Comment concevoir la physiopathologie du syndrome chloropénique ?

; : e eue Nous nous contenterons de résumer ici les idées de Blum et de ses élèves.

Le syndrome chloropénique est lié, dans les néphri-

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