‹ De l'état du chlore sanguin dans les néphrites avec rétention chloréeChapitre 23 sur 39 · ET GER · texte numérisé non relu

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tes surtout, aux vomissements et à la diarrhée si fréquente chez les urémiques. Quant à l’acidose, elle n'intervient pas dans les affections rénales parce que, à peine installée, le sujet succombe. Les vomissements et la diarrhée provoquent une déperdition extraordinairement abondante, non seulement en ions CI mais encore en ions Na, encore que l’organisme s’appauvrisse moins dans ces conditions, comme l’a montré Blum, en sodium qu’en chlore.

Or, on sait que le sang présente une certaine pression osmotique, qui est due à la présence de molécules, surtout minérales, mais aussi aux albumines, comme l'ont montré Straling et Govaerts. Les ions minéraux qui contribuent à régler cette pression osmotique sont ceux qui sont, de beaucoup, les plus abondants dans le plasma, à savoir : les ions [Cl] et [COH] (bicarbonate).

Lorsque le brightique s’appauvrit en ions CI au cours de son urémie digestive, son équilibre osmotique va donc être menacé.

Il peut, à notre connaisance, le rétablir de deux façons différentes :

— soit en augmentant les ions CO'H, et c’est pour cela que le syndrome chloropénique vrai s’accompagne, en apparence, d’alcalose, c’est-à-dire, d’augmentation de la réserve alcaline. Il peut aussi, et on ne saurait trop insister sur l’originalité d’une telle conception, lutter en augmentant la quantité de molécules dissoutes ; et il le fait pratiquement, en augmentant la quantité d’urée contenue dans son sang. D'où la conception des azotémies par manque de sel, sur les-

quelles nous passerons rapidement, car elles sortent un peu du cadre de notre sujet.

En résumé : les néphriles s’accompagnent d'une perturbation de l'équilibre chloré.

Tantôt cetle perturbation se fait dans le sens d'une rétention, el nous avons vu que les travaux de Hamburger nous eæpliquent pourquoi, en admettant que la néphrile est une maladie acidosante, il existe toujours une hyperchlorie globulaire ; et pourquoi dans les azotémies avec acidose, le chlore plasmatique est l'abituellement bas. Par contre, la cause de l’'hypochlorémie des sujets dont la rétention est hydropigère, est plus obscure. La dilul'on du sang n'est pas suffisamment intense pour l'expliquer, el yeult-êlre fuul-il faire intervenir. l'hydratation tissulatre, venant augmenter le volume global des liquides lacunaires (suivant l'expression d’Achard, dans lesquelles le chlore a à se répartir.

Tantôt, Sous l'influence d’une diarrhée ou de vomissements séreux, incoercibles, le sujet s’appauvrit globalèment en chlore, et il réagit à cette chloropénie (Blum), qui compromet sa pression osmolique, par une élévation de sa réserve alcaline où de son urée. D'où l'existence d'une azotémie ou d'une alcalose par manque de sel.

Enfin, il est permis de se demander si le chlore du sang ‘est le fidèle reflet du chlore tissulaire (Thiers) : nous apporlons des faits qui, croyons-nous, permetlent de poser une telle question, sans cependant lui f‘r?hir une réponse certaine.

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