II — VALEUR DU C1 SANGUIN DANS LE PRONOSTIC
On sait quelle est la valeur pronostique de l’urée, et les règles de Widal sont présentes à toutes les mémoi-
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res. On sail aussi que dans certains Cas, rares, elles peuvent être en défaut.
On peut affirmer, dès maintenant, que le CI du sang va apporter, lui aussi, une contribution intéressante au pronostic.
Au cours d’une néphrite aiguë, l'intensité de la réiention chlorée a la même valeur pronostiqüe que “elle de la rétention uréique. Elle augmente quand Île malade s'aggrave ; elle s'améliore, quand il va mieux. Mais un fait important à noter est que la rétention chlorée persite toujours plus longtemps que la rélention azotée : on la retrouve, quoique moins intense, au moment de la convalescence, alers que Île malade reste cliniquement un albuminurique. Plus tard, lorsque le malade parait n’avoir qu’une albuminurie cicatricielle, la découverte des stigmateés sanguins de la rétention indiquera que les fonct'ons rénälcs né sont pas parfaites : notion dont la valeur pronostique est évidente. Il suffit de se rapporter aux observations citées plus haut, page 69, pour se réndre compte de Ia haute importance de ces rétentions latentes chez les malades ayant présenté, autrefois, une néphrite aiguë.
Au cours d'une néphrile chronique, les dosages du CI ont le même intérêt. Mais ici il faut bien dire que lintensité de la rétention n’a pas la même valeur pronostique que celle de l’urée : on ne peut pas sur un chiffre rétentionnel porter un pronostic de durée. Au contraire les schémas de Widal conservent toute leur valeur.
On peut se poser le problème autrement, et se de-
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mander si cerlaines images rétentionnelles ont une valeur pronostique, Nous croyons que l’on peut porter un pronostic grave dans les trois cas suivants :
1° Lorsque l’on constate une rétention hyperchlorémique coïncidant avec une rétention azotée importante ;
2° Lorsque l'on note une rétention avec hyperchlorémie plasmatique très forte, avec un C1 plasmatique inférieur à 3 grammes. Laudat l’avait déjà noté avant nous. Le fait s'explique d’ailleurs facilement : une telle hypochlorémie est due à une acidose intense quand elle n’est pas liée à une chloropénie) et coïncide habituellement avec une forte azotémie.
3° Enfin, une rétention qui persiste malgré la disparition des symptômes cliniques indique une lésion qui continue à évoluer sournoisement et doit faire porter un pronostic plus sombre qu’on ne serait tenté de le faire bien souvent, si on s’en rapportait seulement à la constante d’Ambard et au dosage de l’urée.
Cependant, d’une façon générale nous estimons que la valeur pronostique du CI sanguin est nettement inférieure à celle de l’urée. A notre avis, les dosages du C1 fournissent dans,les néphrites, non pas des indications pronostiques, mais des renseignements indispensabies au diagnostic d’une part et, d’autre part, à la thérapeutique.