OBSERVATION
Trois sœurs âgées de 13 ans, 16 et 19 ans, ont toutes trois, non seulement par le fait d’une. disposition native des tissus et notamment d’une débilité naturelle des téguments, mais surtout par
suite d’une même mauvaise hygiène, de la dilatation d'estomac,
2 de la séborrhée et de l'acné pustuleuse, i ici encore la mère est in- __ demne de toute éruption : ; je n'ai pas vu le pères mais on me dit a il n° a rien de semblable.
Æ - L'acné simple est parasitaire (1) et l'élément acnéïque pour évoluer, a besoin d'un terrain spécial qui est la séborrhée.
Cette opinion est celle d’un grand nombre d’entre les pathologistes modernes. |
Le terrain préparé, peut rester plus ou moins longtemps | avant d'être ensemencé ; le germe une fois implanté, peut aussi en quelque sorte demeurer à l’état latent de longs mois avant de se développer. Plus la peau sera en défec-
tueux état par suite d’influences diverses, soit mauvaises
conditions de santé de l'individu, écarts de régime, alcoolisme, tempérament spécial, etc, soit accumulation de poussières, négligence des soins de propreté, résistance moins grande de l’épiderme, etc., et plus on le comprend, la réceptivité, l’évolution, les fermentations, l’auto-ino-
1. D’après Gilbert dont les recherches sur la microbiologie des
pustules acnéiques sont contemporaines de celles de Barthélemy
le staphylococeus albus aurait dans l'acné une prédominance sinon exclusive du moins considérable, Enr
SG
culation, la transmissibilité des agents pathogènes seront
fa\orisées.
b. —— Allant encore plus de l'avant, le: D° Barthélemy. considérant et la nature de l'acné primitivement papuleux, et la présence dans l’acné pustuleux de nombreux leucocyles chargés de microcoques pyogènes mélangés à des
diplocoques -et à d’autres vibrions, regarde les acnés
(pustuleuse, nodulaire, tuberculeuse, indurée, phlezmoneuse), comme des conséquences de ,l’acné simple, d’autres microbes venant se surajouter ou s’associer äux causes primitives de l'irritation des BRAS sébacées pour
produire ces lésions.
D’après le D' Barthélemy, chaque fois que paraît une
complication purulente, les associations microbiennes
sont manifestes. Dans l'acné comme dans l’ecthyma, l’im-
péligo ou le furoncle, les microbes pyogènes sont abondants, surtout les staphylocoques, soit jaunes, soit blancs.
Nous ne faisons que signaler ici ces conséquences ou plutôt ces complications. L'intérêt pour nous étant d'établir seulement que le caractère important de la peau séborrhéique est celui de recevoir, de retenir les germes, de favoriser leur éclosion et leur croissance, rôle qu’elle remplit évidemment envers les germes acnogènes.
Cette peau s'attache nombre de microbes, de parasites,
lesquels peuvent s’introduire par toute brèche qui lui est.
faite (1). Aussi, esl-il soutenable que les glandes séba-
1. Balzer. Parasitisme dans les glandes sébacées (Société de Biologie, mai 1881.
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— 65 — cées par exemple, dont les orifices sont béants dans la séborrhée, se laissent primitivement pénétrer par les germes de l’inflammation acnéique, puis une fois lésées par l'évolution des papules acnéiques reçoivent d’autres
germes. Ceux-ci demeurés ! jusqu'alors inertes sur la peau
se développent à leur tour en modifiant, on le conçoit, la lésion première. De là, les- observations signalant la présence du bacille de la tuberculose dans les pustules acnéiques, de Ce sxphHitiques à la face, chez des -séborrhéiques. : !
Encore une fois nous mentionnons seulement cette évolution ultérieure de l'élément acnéique. Le principal pour nous est qu’une étude étiologique comme celle qui a élé faite au sujet de l'acné nous ait montré l’importance de la séborrhée comme maladie préparant le seul terrain propice à l'ensemencement des parasites acno- eo gènes. é
— Poe ciou ment auxrecherches du Dr Barthélémy, a AE de dépendance semblables à ceux que nous venons de passer en revue on! été cliniquement reconnus entre l’état séborrhéique et une autre dermatose, le pilyriasis versicolore.
On savait que celte maladie ne bide que chez des personnes d’un âge moyen, à l'âge mûr; qu’elle n'existe ni chez les enfants, ni chez les ieillatie, et qu'elle est due à un champignon qui lui est propre le microsporon furfur de Robin. Il était admis qu’elle est contagieuse (1).