‹ De l'Éthique de Spinosa [microform]Chapitre 2 sur 11 · DE L · texte numérisé non relu

DE L

Comment , avec les seules forces de la raison humaine, s'expliquer , en les conciliant, l'existence de l'infini et de celle du fini : de l'infini, sans bornes, et du fini, nécessairement conçu comme limite 5 de l'infini, immuable, et du fini, toujours mobile et changeant?

Dès les premiers temps où l'esprit humain se porta aux spéculations métaphysiques, il se trouva en face de celte question qui , parce qu'elle était à la fois insoluble pour lui et inévitable, devait avoir, dans les destinées de la philosophie , une si grande place et un si long avenir. Antagonisme de l'infini et du «ni , de la raison et des sens, de l'unité et de la pluralité; en morale, delà liberté de l'homme et delà toute-puissance de Dieu; tels sont, sous des termes différents, mais qui se correspondent , les deux pôles

entre lesqMCils a tjsciUéle dogmatisme. Tel est le champ de celte lutte i m [«osante et prolongée, dans laquelle, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, se sont plus ou moins engagés les princes de la philosophie. Nous n'avons pas h redire les comhats que l'infini et le fini se sont livrés dans le champ des systèmes; rappelons seulement qu'on a appelé panthéisme cette doctrine qui, comme l'indique son nom , se préoccupant trop exclusivement de l'infini , de Dieu , n'a pas tenu un compte suffisant des existences finies, par lui créées , et qui constituent l'Univers, doctrine dont le principe fondamental est l'unicité de la substance, et qui tend, soit à matérialiser Dieu, soit à le réduire à une unité abstraite, sans existence réelle et sans vie. Le panthéisme paraît devoir durer autant que le monde; s'il disparait, ce n'est que pour un temps; il a sa place dans la philosophie de nos jours, comme il l'eut autrefois dans ces systèmes hindous qui excitent aujourd'hui la curiosité des savants.

Il y a pour le panthéisme deux origines possibles, et, suivant qu'il sort de l'une ou de l'aulre, il revêt un caraclère différent.

L'ancien panthéisme oriental provenait d*un sentiment religieux; sous l'influence d'une puissante nature, l'âme, plus intimement pénétrée de ce sen-

liment de l'infini , qui lui est naturel , croyait sentir partout l'infini dans le fini, et Dieu présent autour d'elle. Ne se bornant plus alors à reconnaître dans les phénomènes du fini des symboles de l'activité divine, elle allait plus loin, et, mettant l'ôlre divin dans le symbole , elle divinisait le phénomène en disant : Dieu est tout. Un panthéisme de cette sorte est dans sa source voisin du polythéisme, qui s'en distingue en conservant sa personnalité à chacun de ses dieux.

L'autre source du panthéisme est dans l'application des procédés logiques de l'entendement aux idées de ce qui est absolu, immuable, universel, idées que la raison conçoit nécessairement, et qu'il est de sa nature de poursuivre. Du moment que , sans tenir compte de l'expérience, dont la faculté nous a été donnée pour en faire usage , on appUque à ces idées supérieures de la raison le mode de raisonnement ordinaire, on arrive à d'énormes erreurs. Une de ces erreurs est de confondre les formes logiques de la pensée avec les lois de l'être , et de personnifier à tort des concepts généraux. D'après l'ordre logique, suivant lequel procède l'entendement, les individus se classent en espèces, lèses-

pèces en giinres , et au sommet de l'échelle se place l'Être; c'est le concept le plus élevé, le plus général, celui qui comprend tous les autres, et ne relève lui-même d'aucun: c'est pour cela qu'on l'appelle l'inconditionné logique. Mais ce concept n*esl admissible que comme concept logique : car, pour se réaliser, il serait condamné à revêtir des différences spécifiques qui s'excluent. Il y a donc nécessité qu'il reste ce qu'il est, un être logique, un concept. Or, celte forme de l'absolu logique, le panlhéisme en fait un être réel, mais ce concept, qui était à sa place comme étant la plus haute condition de toute pensée, devient inadmissible si l'on veut le poser comme la plus haute condition de l'Être, C'est pourtant à celte abstraction vide que le panthéiste attribue la réalité ; il en fait son Dieu ; et, de même que dans le concept le plus général, tous les concepts particuliers sont contenus et n'existent pas logiquement en dehors de lui ; de même , le panthéiste s'imagine que tout être particulier est contenu dans le tout érigé en Dieu, et n'est en dehors de ce tout que comme un mode ou une vaine apparence. C'est cet inconditionné logique, indûment réalisé , que Spinosa appellera la substance , que Schelling appellera Vabsolu, ci que Hegel appellera Vidée. Le panthéisme est, à cet égard, une exagération du réalisme, en

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prenant le mot de réalisme dans le sens qu'on lui donna dans la dispute des universaux.

Que le panthéisme, quoique une monstrueuse erreur, ait de profondes racines dans l'esprit humain, c'est ce que prouve le développement étenîu qu'il a pris, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, chez tous les peuples, dans toutes les religions, dans tous les systèmes de philosophie.

Selon les anciennes doctrines de l'Inde , il se dégage incessamment de la substance de Brahm une émanation qu'il ignore; c'est une série d'êtres dé* coulant les uns des autres , de telle sorte que chaque degré inférieur d'évolution soil marqué par une perfection décroissanle. Ces émanations, sorties de l'Être absolu, comme l'étincelle jaillit du foyer, constituent le monde extérieur, qui, pour le philosophe Védantiste, n'est qu'un rêve, une illusion passagère. Leur tendance est de remonter à leur source par une évolution en sens contraire, et leur état le plus parfait consiste à se perdre, à se confondre avec Brahm , comme les fleuves perdent leur nom et leur forme en s'engloutissant dans l'Océan.

Puis apparaît Parménide, qui, perçant l'obscurité que les siècles étendent entre nous et l'école

d'Élée, s'éclaire à nos yeux desrespects dont Platon honora sa mémoire. Parménide conçoit avec force le caractère de l'être un et absolu ; mais , ne sachant comment déduire de ce principe suprême le changement, le mouvement, la contingence, il meta néant cette réalité qui le contredit; il nie catégoriquement le témoignage des sens et le monde extérieur; il absorbe toute chose dans le sein de l'unité absolue, immuable, qu'on ne peut ni délinir, ni nommer.

On observe un caractère tout opposé dans le panthéisme qui se produit chez les philosophes sloïciens. Loin de nier la nature, ils la divinisent : Dieu est la vie de la nature , et le monde est le corps de Dieu.

Hinc pecudes, armenta, viros, genus omnc feraruni.

Mais un tel Dieu ne pouvait leur suffire, et, par une inconséquence qui fit leur gloire, ils cherchèrent à remplacer, par un idéal , ce Dieu réel qu'ils n'avaient pas su découvrir. Cet idéal, c'est un homme, c'est le sage par excellence. Se relevant, comme plus tard cela arriva à Kant, par la notion du devoir moral, ils en proclament l'obligation rigoureuse; pour eux , vivre c'est vouloir, c'est réa-

liser dans cette vie l'idéal du sage, en triomphant de la fatalité et de la douleur.

C'est chez les néoplatoniciens que le panthéisme apparaît sous la forme la plus imposante; animé d'un soufle oriental , possesseur d'un héritage immense, riche de tout un passé qu'il explore, il y puise à pleines mains des ressources pour franchir, s'il est possible, l'intervalle qui sépare l'infini du fini. Il ne réussit pas sans doute à combler cet abîme, mais il le dissimule sous le luxe de ses émanalions et la brillante hiérarchie de ses hyposlases. Il emprunte à Parménide son dieu un et indéterminé , à Aristote son dieu qui ne pense que la pensée, à Platon son dieu prévoyant et organisateur. Ces trois termes inégaux, subdivisés plus tard parProclus, chacun en trois nouveaux termes, constituent trois triades , à l'aide desquelles on s'efforce d'imir à Dieu le monde Qui. Ce monde, quoique éternel, n'est point le rival du Dieu premier; il en émane par la dernière hypostase. La doctrine du principe unique est désormais affermie sur les ruines de la dualité païenne, et ce Dieu, substance de toutes lésâmes individuelles et du monde sensible, se manifeste incessamment dans la multiplicité de ses puissances.

Au neuvième siècle, Scol Erigène inaugure la philosophie du moyen-âge. Les traditions de l'école

d'Alexandrie, qu'il puise dans Saint-Denys i'Aréopîlgîte, le poussent à construire un système téméraire et qui dut être condamné. Le caractère de ce système est un panthéisme imparfait; s'il admet l'éternité de la création et le retour définitif des âmes en Dieu, et même la déification des âmes, du moins il fait quelque effort pour sauver la personnalité humaine; s'il dit que dans tout être c'est Dieu qui est la véritable substance, il n'affirme pas nettement que tout soit Dieu. Sa méthode philosophique est de s'observer soi-même; l'amené comprend Dieu qu'en sortant d'elle-même par cet état d'extase qui rappelle l'intuition intellectuelle de M. de Schelling.

Ecoutons maintenant Jordano Bruno : il nous enseigne que l'Être suprême est la substance de l'univers; que le monde est en Dieu; que toutes les différences des corps ne sont que la forme extérieure de cette substance, ne sont que les apparences véritables de cet être invariable dans le(iuel sont enveloppées toutes les formes , comme les membres d'un végétal sont contenus indivisiblement dans la semence. Le genre humain est un être successif appelé à un progrès inhni; c'est un individu qui grandit et apprend sans cesse, pensée qui est restée à Pascal à cause du sens plus légitime qu'il lui a donné. D'autres passages des écrits de Bruno inclinent au

théisme et montrent qu'il y eût autant de contradictions dans son esprit que de traverses dans sa vie.

Ainsi la doctrine panthéiste, erreur plus vivace et plus difficile à extirper que celle du double principe manichéen , semble ne périr que pour revivre, ou plutôt elle ne périt pas. Après avoir subsisté à l'état visible ou latent dans le développement de la philosophie à travers les âges, elle reparut, il y a deux siècles , exposée sous une forme nouvelle et avec une rigueur apparente qui rendirent célèbre son auteur.

Parler encore de Spinosa, n'est-ce pas un anachronisme? Tout n'est il pas dit sur ce sujet? Tous croyons pouvoir y toucher encore, non pour redire ce qui a été dit, non , comme nous l'avons annoncé déjà , pour instruire ceux qui savent, mais pour initier ceux qui ne savent pas. Ce qui a grandi la puissance du spinosisme, c'est cette renommée de rigueur dans les raisonnements qu'on lui a faite et qui a été acceptée sur parole; ce qui l'a accrédité auprès de ceux qui veulent tout soumettre au raisonnement, ce qui a fait admettre les assertions les plus monstrueuses, c'est la certitude qu'on s'était faite qu'elles étaient la déduction rigoureuse de principes incontestables. Nous voulons , par un procédé simple et facile, faire

voir aux plus prévenus que celte répulalion de rigueur est usurpée ; nous prendrons les six premières propositions de FEthique avec les axiomes et les définitions qui les précèdent; et la plus simple analyse prouvera que la base du sytème repose sur des paralogismes, sur des mots pris dans un double sens, subtililés peu dignes de rimporlance d'un tel sujet. La vérité ne pourra que gagner à la mise en lumière des moyens misérables auxquels le génie est contraint de descendre pour la comballre. On se convaincra sans peine que Spinosa expose , mais ne démontre pas son système. Nous n'analyserons en détail que ces six propositions : poussé plus loin, un lel travail serait illisible; poussé jusque là, il suffira pour faire tomber le prestige. On pourra dès lors s'aventurer dans la lecture de l'Ethique; toisant de près et touchant du doigt ces théorèmes orgueilleux , on s'étonnera de leur vieille réputation de force et de leur réelle fragilité; on explorera hardiment ce labyrinthe aux mille détours, car on saura que la conclusion redoutable qu'on y avait crue cachée n'est pas plus réelle que le Minotaure de la Fable; on jouira sans péril de tout ce qu'on y trouve d'aperçus ingénieux, d'originalité et de grandeur. C'est qu'il en est de l'Ethique comme de ces constructions militaires d'un autre âge : les diverses parties ne

s*y prêtent point cet appui réciproque en quoi consis* te, pour ainsi dire, la logique de la fortification; l'art actuel les déclare non défensables , mais ils intéressent le voyageur par la beauté de leurs détails; ils captivent le regard par leur saillie audacieuse et par l'aspect grandiose de leurs contours.

Lorsque, au XVH* siècle, l'Ethique fut publiée, elle excita unevive émotion dans le monde philosophique. Les conclusions de l'ouvrage furent détestées, et elles méritaient de l'être ; mais l'indignation fut surexilée |)ar cela même qu'on se démêlait mal dans ce réseau compliqué d'argumentation où la vérité se noue a l'erreur. La colère n'eut pas de bornes. La vie de Spinosa avait été laborieuse et irréprochable; le travail de ses mains, qui consistait à polir des verres d'optique, avait pourvu à ses besoins; quoi de plus prosaïque et de plus simple? Tout cela fut travesti ; autour de cette tombe où il était descendu avec si peu de bruit, il s'éleva un cri de réprobation ; son front apparut comme nuancé d'un reflet infernal; un prestige haineux poétisa sa mémoire, et les convictions les plus diverses s'accordèrent pour maudire son nom.

En Allemagne , son influence fut d'abord , et njême long-temps, fort restreinte, réelle pourtant. Leibnitz se rapprocha de lui sur quelques points importants,

mais fit néanmoins prévaloir en Allemagne, jusqu'à la fin du XVJIIe siècle, une philosophie purement spiritualisle. Spinosa, oublié, n'avait plus même les honneurs de Tinvective ; alors Lessing , s'cnlhousiasmant pour cette mémoire méconnue, reprit souî? sa responsabilité propre les thèses les plus hardi.^s âeVÉïhique: c'était demander pour son auteur la réparation d'une longue injure. Une opposition se manifesta^ les esprits les plus distingués prirent parti dans cette polémique animée. La victoire ne se fit pas attendre; bicnlôt Gœthe et Fichte s'impressionnaient à la lecture de VÊihiqne; Scheîling lui demandait des inspirations, et déclarait que là retentissaient les derniers échos de l'antique sagesse. Hegel on fit l'objet de ses études. C'est à Spinosa qu'il assigne la plus grande place dans la phi-^ losophie moderne. « Sans Spinosa , dii-il , point de » vraie philosophie; loin d'être athée, Spinosa est » trop plein de Dieu; il faut méditer sa substance ^ unique; il faut, pour devenir philosophe , impré- » gner son âme de la substance pure, o Ainsi , le courant de l'opinion se prononçait, et les panthéistes, maîtres du champ de bataille, purent aller chanter leur victoire sur le tombeau de Spinosa.

En France, la colère ne fut pas de durée; le spinosisme. après avoir un moment occupé les esprits

— laies plus éminenls, fut proscrit, puis oublié; ses abstraites spéculations n'allaient pas à la tendance sensualiste et pratique de la philosophie du XVIIIe siècle. U Éthique, comme un monument fermé, que nul ne visite, inspirait une crainte vague, et projetait sur le terrain de la philosophie une ombre menaçante. Dans ces derniers temps, le bruit qui se faisait en Allemagne autour du nom de Spinosa retentit en France et éveilla l'attention publique. On voulut connaître son œuvre, et quelques hommes eu entreprirent l'étude. UÉihique était peu abordable, en raison de la difficulté du sujet, de l'obscurité toujours inhérente à Terreur , el de la forme géométrique sous laquelle l'auteur l'expose. De plus, elle est écrite en latin, peu difficile, sans doute, mais qui éloigne toujours plus ou moins des lecteurs peu patients. Aussi, on peut regarder comme un service réel celui qu'un travail récent a rendu à la science. U Éthique désormais peut être faciment parcourue ; l'entrée en a été ouverte au public par M. Emile Saisset , qui nous en a donné une traduction intelligente , précédée d'une introduction critique, où il en a souvent éclairé les obscurités, toujours reconnu ou avoué les mystères.

On ne peut donc mieux faire que de prendre son livre pour explorer tout entière cette œuvre, dont

nous toucherons les points importants. Nous voulons y introduire le lecieur, et y marcher ensemble d'un pas ferme, sans nous laisser prendre aux subtilités qui en gardent l'entrée, et dont le raisonnement le plus simple saura déjouer la malice. Une fois agguerri, nous laisserons notre initié errer au gré de son humeur , et , tranquille désormais sur les chances du voyage, jouir des sites et des horisons imprévus qui se présenteront sur sa route.

L'étude du Spinosisme sera une préparation, un exercice utile à ceux qui veulent étudier la philosophie allemande dans sa marche, depuis l'impulsion que le Kantisme lui a donnée. Schelling, principalement, a préconisé Spinosa, et a souvent reproduit ses idées sous une terminologie différente. Un autre fruit de celte étude sera de se prouver une fois de plus le péril que l'on court à prendre uniquement pour guide ce critérium de l'évidence, qui consiste en ce qu'on a ou croit avoir des idées claires et distinctes, li faut suivre la raison, sans doute; mais Dieu nous a encore donné d'autres guides : l'autorité, le sens commun , le témoignage des sens. Ce sont là des guides que la raison doit consulter sur les points où elle reconnaît qu'ils sont plus compétents qu'elle-même. A quoi ont mené Descaries et Spinosa cette prétendue évidence et ces idées claires

et distinctes? Beaucoup des résultats spéculatifs du premier ne lui ont pas survécu, et Spinosa a enfanté un système qui , aux yeux des rationalistes de nos jours, n'atteste que la vanité de la raison humaine. Écoulez Spinosa parler de l'évidence de Descaries :

« Je ne puis assez m'étonner que ce philosophe , » qui a pris pour règle de ne tirer de conclusions » que de principes évidents par eux-mêmes, et de » ne rien affirmer qu'il n'en eût une conception » claire et distincte, qui d'ailleurs reproche si sou- » vent à l'école d'expliquer les choses obscures par » les qualités occultes, se contente d'une hypothèse » plus occulte que les qualités occultes elles-mé- » mes. » (1) Spinosa avait son évidence à lui , qui n'était pas celle de Descartes. Qu'est-ce donc que cette évidence qui ne vaut que pour un temps et pour un homme? Comment s'assurer parfaitement qu'il y a évidence? L'entendement humain est toujours faillible, et l'emploi exclusif du raisonnement, dans un certain ordre de spéculations , a égaré les plus grands esprits.

Ainsi que nous l'avons annoncé, nous allons, à la

(1) Préliminaire de la V*= partie de VEthique. Il s'agit du Traité des passions de Descartes et de ï Action des esprits animaux.

simple lumière du bon sens et de la logique, aborder les définitions et les axiomes, pour passer ensuite aux six premières propositions II vaut la peine de dévorer un peu d'ennui pour s'assurer par soimême que les lois du raisonnement sont violées, soit parle vice des délinitions, soit par l'équivoque des expressions, dans la base de ce système qu'un homme comme Jacobi , qui n'était pas panthéiste, a pu proclamer le plus conséquent des systèmes de philosophie spéculative. Nous allons transcrire ici les propositions, objet de notre étude; il est temps d'ouvrir VÉihique et d'y pénétrer.

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