‹ De l'éthoxycaféine dans le traitement de la migraineChapitre 10 sur 12 · SOLUTIONS ONT ÉTÉ EMPLOYÉES · texte numérisé non relu

SOLUTIONS ONT ÉTÉ EMPLOYÉES

Solution n° i.

Ethoxycaféine. 0 gr. 80.

Salicylate de soude. 1 gr.

Eau distillée. Q. S. pour faire

iOc, cubes de solut.

i centimètre cube de cette solution contient 0 gr. 10 de salicylate de soude et 0 gr. 08 d’éthoxycaféine.

Solution n® 2.

Ethoxycaféine. 0 gr. 40,

Salicylate de soude. 0 gr. SO.

Eau distillée... Q. S. pour faire

20 e. cubes de solutionj

1 centimètre cube de cette solution renferme 0 gr. 02S de salicylate de soude et 0 gr. 02 d’éthoxycaféine,

1'® Expérience (23 septembre 1885),

Faite sur un cobaye mâle pesant §42 grammes,

4 h. 20. Injection de 1 /2 centimètre cube de la solution n® 2, c’est-à-dire de 1 centigramme d’éthoxycaféine dans la cuisse droite de l’animal et à la face interne.

4 h. 25. Quelques soubresauts.

4 h. 30. Quelques frissons. Accélération du pouls. Légères contractures et convulsions cloniques.

4 h. 35. Commencement d’agitation. L’animal cligne de l’œil. Mâchonnement. Un peu d’opislhotonos.

4 h. 50. Agitation. L’œil est moins vif. Tendance des paupières à se fermer. Mouvements accentués des mâchoires. L’animal se penche à droite et cherche à mordre sa patte, mais la contracture du cou l’en empêche. Il secoue les oreilles et la tête,

4 h. 55. La contracture ayant cessé il se gratte la cuisse

injectée. Quand on le fait marcher il traîne sa patte droite qui est contracturée et le force à se rouler en boule.

5 h. 5. L'animal devient plus calme et semble se re¬

poser.

5 h. 15. Émission assez abondante d’urine. L’agitation recommence, sur place d’abord, puis le cobaye trotte dans sa boite sans éprouver de difficulté à marcher. Il pousse quelques cris de douleur.

5 h 20. Son cou se raidit de nouveau; quelques hoquets.

Marche à reculons; fatigue de l’arrièretrain sur lequel l’animal se soutient difficilement.

5 h. 30. L’anim-al reprend un peu de-vivacité. Il sent très bien le pincement ou la piqûre d’une épingle. L’œil tend à se fermer.

Pendant cette expérience et les suivantes, un

cobaye bien portant et auquel aucune injection n a

été faite sert de témoin. Il reste blotti dans un coin se remue de temps à autre, ne laisse pas écouler d’urine. Ses yeux très vifs contrastent avec l’œil entr’ouvert seulement de son voisin.

Pour ne pas attribuer au salicylate de soude certains effets produits par réthoxycaféine et bien discerner !es symptômes produits par chacun de ces médicaments, nous rapportons ici une expérience faite par le D” Leblond sur le cobaye avec le salicylate de soude.

Expérience II (Thèse de Leblond) (1).

Cohaye du poids de 332 grammes.

5 h. Injection dans la cuisse droite de 0 gr. 2S de salicylate de soude dissous dans 1 centimètre cube d’eau,

Dans les premières minutes qui suivent l’injection, l’animal porte fréquemment la tête du côté de la cuisse piquée. Quelques cris.

S h. IS. Aucune agitation. L’animal reste blotti dans un coin de sa caisse.

5 h. 23. Il présente moins de vivacité dans les mouvements quand on l’excite.

5 h. 25. L’animal se laisse tourner et retourner avec indifférence et reste à la même place.

5 h. 26. On peut pincer fortement les pattes sans que l’animal manifeste aucune douleur.

5 h. 29. Plus de vivacité et d’entrain.

(1) Caféine. Paris, 1883, p. 29.

5 h. 32. Peu de sensibilité au pincement, davantage à la piqûre avec une aiguille.

5 h. 34. Le pincement provoque de la douleur. La patte injectée est fort peu sensible.

5 h. 42. Même état. L’animal traîne légèrement la patte injectée.

§ h. 53. Même état.

Trois jours après, le cobaye qui a servi à cette expérience se porte admirablement et présente seulement encore un peu d’anesthésie de la patte injectée.

Autant qu’on peut en juger, le salicylate de soude employé seul en injection sous-cutanée ne produit qu’un peu d’anesthésie passagère sans convulsion et ne peut compliquer par sa présence l’action de la caféine.

Expérience III (26 septembre 1885).

• Faite sur le cobaye de l’expérience I.

Dès le 24 septembre il ne semblait rien ressentir de particulier. Après trois jours de repos, l’animal est très vif et sensible à toutes les excitations.

8 h. 45. Injection dans le tissu cellulaire de la cuisse gauche (partie externe) de 2 centigrammes d’éthoxicaféine en solution dans 1 centimètre cube d’eau, soit 25 milligrammes de salicylate.

8 h. 50. Légère agitation. Accélération du pouls. L’animal a de l’anesthésie de la patte gauche que l’on peut piquer sans provoquer de douleur,

tandis qu’il retire la patte droite quand on la pique. Clignement des paupières.

8 b, 85. Tremblement général, mais peu accentué. Cla¬

quement de dents, accélération du pouls.

L’animal cherche à s’échapper de sa boîte* Quelques convulsions. Raideur du cou.

9 h. Quelques secousses. L’animal cherche à se gratter

la patte gauche. Émission d’urine.

9 h. 15. Agitation. Mâchonnement. L’animal tourne souvent la tête vers sa patte gauche, mais sans pouvoir l’atteindre, à cause de la raideur du cou. Pouls calme.

9 h, 20. L’animal devient plus calme et reste ainsi.

Expérience IV (28 septembre 1888).

Faite sur le même cobaye qui s'est reposé pendant deux jours et ne se ressent aucunement de Vexpérience précédente,

3 h. 30. 2 centigrammes d’éthoxycaféine sont injectés dans la cuisse gauche et 2 centigrammes dans la cuisse droite.

3 h. 32. L’animal se gratte la cuisse gauche et tourne souvent la tête de ce côté. Il pousse quelques cris. Son œil est à demi-fermé. L’arrièretrain commence à s’alourdir et semble être le siège de douleurs. Il marche à reculons pendant quelques pas. Convulsions cloniques. Mâchonnement. OEil toujours à demifermé.

3 h. 35. L’animal pousse quelques cris et incline son corps à droite. Il remue difficilement les

pattes de derrière. Quelques hoquets. Convulsions plus intenses. Accélération de la respiration. Tremblement général durant S à 6 secondes. Faiblesse delà jambe gauche qui semble paralysée et traîne légèrement.

3 h. 40. Émission abondante d’urine.

3 h. 4S. Tremblement général durant quelques secondes.

Difficulté de la station sur les pattes de derrière, sur lesquelles l’animal se traîne.

3 h. 50. L’animal fait quelques crottes dures. Emission

d’urine. Nouvelles évacuations alvines.

4 h. >*. Mâchonnementj hoquet, faiblesse de l’arrière-

train.

4 h. 5. L’animal se gratte fortement le museau et semble vouloir enlever quelque chose qui l’empêche de voir. Il saute par-dessus sa barrière, se gratte la patte et se secoue forteufent, surtout la tête,

4 h. 7, il tourne sur lui-même une ou deux fois. Grottes abondantes,

4 h. lÔ. Emission d’urine.

 ce moment, nouvelle injection de 2 centigrammes d’éthoxycaféine.

4 h. 45. L’animal secoue la tête, se gratte le museau et les oreilles.

4 h. 17, Àgitation. Tremblement général. Il se gratte le museau et l’oeil comme pour en écarter un objet qui le gênerait.

4 h. 20. Il tournoie. Accélération considérable de la respiration.

4 h. 30. Nouvelle injection de 1 centigramme dans la patte droite de devant.

4 h. 40. Accélération encore plus considérable des mouvements respiratoires. L’animal peut à peine se soutenir sur la patte de derrière gauche.

Il est très agité et tourne sur lui-même. Hoquets. Mouvements convulsifs.

4 h. 80. Faiblesse des pattes gauches, antérieure et postérieure. Sorte d’hémiplégie passagère. L’animal incline la tête et penche le corps à gauche, côté sur lequel il a peine à se soutenir. Convulsions.

4 h. 88. Il tourne de gauche à droite avec son arrière-train

pour centre, s’affaisse souvent et se tient peu de temps levé.

8 h. »». Agitation considérable. L’animal semble mieux se soutenir sur l’arrière-train, les oreilles se dressent. Difficulté à ouvrir les 2 yeux et à rester sur les pattes de derrière. Il cherche à sortir de sa boite et se lève sur les pattes de derrière. Les pattes de devant semblent contracturées. Quand on le touche, il semble qu’on provoque de la raideur des membres.

Tremblement général plusieurs fois répété.

8 h. 8. Hoquet. Quand on pique la patte droite avec une épingle, il se produit une sorte de tremblement épileptoïde dans cette patte seulement; rien dans les autres pattes, même quand on les pique.

5 h. 10. Nouveau hoquet. L’animal reste couché. Mouve¬

ments de recul suivis de convulsion. L’œil est toujours à demi-fermé; il se produit du larmoiement. Ptosis et épiphora. Les larmes semblent mêlées à un produit blan-

châtre (chassie). Ce larmoiement dure quelques heures et ne se produit que 1 h. 30 après le commencement de l’expérience.

Expérience V.

30 septembre 1885.

Même cobaye.

10 h. 25. Injection dans la cuisse gauche à la face interne de 3 centigrammes d’éthoxycaféine.

10 h. 29. Accélération de la respiration. Evacuations alvines.

10 h. 32. Mâchonnement très violent. Claquement de dents. Il cherche à marcher et à mordre le bois de sa caisse.

10 h. 3S. Tremblement général. Contracture du cou. Mâchonnement.

10 h. 37. Faiblesse de l’arrière-train.

10 h. 40. Agitation. L’animal se gratte la cuisse droite, mâchonne fortement et secoue la tête.

10 h. 45. Nouvelle injection de 5 centigrammes d’éthoxycaféine dans la patte gauche. Agitation très vive. L’animal se gratte la patte droite. Secousses convulsives; il se gratte le nez, tourne sur lui-même de gauche à droite.

Mâchonnement. Anesthésie légère de la patte gauche qui a reçu l’injection et qu’il faut sans doute attribuer aux 10 centigrammes de salicylate de soude absorbés par l’animal.

10 h. 50. Hoquet. Emission d’urine blanchâtre.

10 h, 55. L’animal se dresse sur ses pattes de derrière;

augmentation du tremblement et du hoquet.

di h. »». Une piqûre à la cuisse gauche provoque des contractions toniques. L’animal écarte les jambes de derrière pour mieux se soutenir.

L’œil gauche commence à être larmoyant; rien à l’œil droit. L’animal penche le corps à gauche.

11 h. 10. Accélération de la respiration. Hoquets répétés ;

l’œil se ferme de plus en plus.

11 h. 15c Faiblesse extrême ; l’animal roule plusieurs fois à terre en cherchant à se gratter ;il se soutient mal et ne peut garder son équilibre.

11 h. 20. Larmoiement des 2 yeux qui sont presque fermés; l’animal se gratte souvent le nez.

11 h. 25. Il est plus calme et semble dormir. Son larmoiement continue.

Expérience VI.

2 octobre 1885.

Même cobaye.

. 2 h. 17. Injection dans la cuisse droite de 10 centigram¬

mes d’éthoxycaféine, soit 12 centigrammes de salicylate de soude dans 1 centimètre cube d’eau.

L’animal urine aussitôt; se plaint par de petits cris, se gratte le nez. Mâchonnement.

2 h. 20.11 se gratte la patte qui a reçu l’injection.

2 h. 23. L’œil est hagard; la respiration commence à s’accélérer.

2 h. 28, Claquement des dents. L’œil se ferme peu à peu. Evacuations alvines.

2 h. 27. Patte droite postérieure paralysée et anesthésiée; ranimai la traîne quand il la remue et sé soutient à peine dessus.

2 h. 30. Hoquets.

2 h. 32. Il tourne sur lui-même avec beaucoup de difficulté et se soutient mal sur l’arrière-train. Evacuations alvines abondantes. Hoquet.

Mâchonnements. Quelques mouvements convulsifs.

2 h. 35. Tournoiement de gauche à droite. Continuation des évacuations qui sont très abon dantes.

2 h. 40. Hoquets. L’œil semble encore se fermer et l’animal s’assoupit.

2 h. 85. La paralysie de la patte postérieure droite com¬

mence à disparaître .Quelques tremblements.

L’œil semble ne pas voir.

3 h. 18. Agitation assez marquée. Tremblement de l’ar¬

rière-train seul. L’œil est complètement fermé et larmoyant; il s’écoule un produit blanchâtre avec les larmes. .

3 h. 20. Respirationtoujoursaccélérée.Hoquets. Contractures. Emission d’urine. Evacuations répétées.

3 h. 25. Tremblement pendant 8à 12 secondes. L animal semble souffrir beaucoup ; il tourne sur luimême. L’œil reste complètement fermé et larmoyant.

3 h. 30. La sensibilité générale n’est pas amoindrie. Qn laisse l’animal en rep33

3 h. 40. Il devien plus calme.

Mort dans la nuit. L’autopsie ne fut pas faite.

Expérience VIL (7 octobre 1883).

Cobaye mâle du poids de 508 grammes, i h. 30. Injection dans la cuisse droite à la partie interne de 8 centigrammes d’éthoxycaféine dissous dans 1 centimètre cube d’eau tenant en dissolution 10 centigrammes de salicylate de soude

Immédiatement, accélération de la respiration, hoquets, légères secousses; malgré cela l’animal reste tranquille.

1 h. 33 Sensibilité non abolie. Mâchonnement très violent, Clignement d’yeux.

1 h. 37. Emission d’urine. Pendant la marche les pattes de derrière s’écartent et semblent afiaiblies. 1 h. 40. L’animal se gratte le museau, les oreilles et les yeux comme pour se débarrasser d’un objet qui le gênerait. Il se dresse pour cela sur ses pattes de derrière qui le soutiennent mal. Il tourne sur lui-même.

1 h. 45. Parésie de plus en plus nette du train postérieur. 1 h. 50. L’animal se gratte le museau et les yeux qui commencent à être moins ouverts, i h. 51. Agitation. L’animal marche, tourne deux ou trois fois sur lui-même, les pattes de derrière toujours très écartées pour garder l’équilibre.

1 h. 53, Emission d’urine. L’œil se ferme de plus en plus et commence à larmoyer. Très grande agitation de l’animal. Accélération de la respiration. Sensibilité obtuse quand on pique l’arrière-train avec une aiguille.

1 h. 55. L’agitation continue. Tremblements. Contrac¬

tions toniques des pattes de derrière qui sont dans l’extension.

Accélération de la respiration et des battements cardiaques qui sont aussi plus violents. Hoquets.

Le larmoiement augmente et l’œil se ferme de plus en plus.

2 h. »». Convulsions. Mouvements de recul.

2 h. 10. Convulsions. Contractions tétaniques.

2 h. 15. L’animal estinsensibleauxexcitations.il semble

ne pas sentir quand on le pique.

2 h. 45. Emission d’urine. Quelques instants de repos.

2 h. 55. L’agitation recommence. Tous les quarts d’heure

l’animal est plus agité ; dans l’intervalle il est somnolent et semble s’assoupir.

La sensibilité est revenue, il y a même un peu d’hyperesthésie.

3 h. 30. Gris, l’animal tremble et semble souffrir beau¬

coup chaque fois qu’on le touche. Le contact seul détermine des convulsions cloniques.

3 h. 40. L’œil est presque fermé, hoquets.

3 h. 50. L’œil est complètement fermé et larmoyant; il en sort à l’angle interne un liquide blanchâtre, hoquets, convulsions toniques et cloniques ; agitation très grande. La lumière

Chabot. 4

semble incommoder l’animal^ il la Fuit et se blottit dans un coin, tournant le dos au jour.

4 b. »». Il' eberebe à se dresser sur ses pattes de derrière qui le soutiennent mal; il retombe à terre.

4 h. 10. Très grande agitation. L’animal marche très vite et secoue la tête.. Hoquets. Il se. gratte beaucoup, se secoue, puis se calme un peu et semble s’endormir. Le pouls devient plus calme.

4 h. 11 se dresse subitement sur ses pattes de derrière et se gratte.

^b. »». Grande agitation, cris, pbotopbobie; l’animal se cache dans les coins, les yeux fermés et larmoyants.

Il continue à avoir des alternatives de repos ou de somnolence et d’agitation qui va en diminuant.

Le lendemain matin il semble un peu aburl,.maisce-

pentot mange et se porte bien.

Expérience VIH.

Même Cobaye.

2 h. »». |n|ection dans la cuisse droite de 3 centigrammes d’éthoxy caféine.

L’animal semble avoir de rbypéresthésie.

Quelques contractures des pattes postérieures, mâchonnement, émission d’urine, frissons légers, faiblesse de la patte droite.

âb. 13. Gris, mouvements de recul, difficulté de la marche,^ hoquets.

2 b. 10,. Seponde émission d’urine, mâchonnement, paresse considérable de la patta droite, accé-

létalion âes^ baliéiïtents du eœur et de la respiFation.

2 fe. iS. ÉvSéëaEioffïs alviHes sdîdes, quelques spasmes des

pattes pustéFiearés. L’animal se gratte furîéUsem-ent !â pâtt© injeelée qui est très déttîouréttse.

2 lï. lÿ. Kdiffêîleé èvaéuatîéHS aWiies.

2 h. 20. L’animal se gratte le museau; l’éeil commence à être humide; secousses convulsives générales ; horripilation du cou ; mouvements de rotation très vifs. Paresse de plus en plus grande des membres postérieurs sur lesquels ranimai peut à peine se tenir.

2 h . 2§. L^animal tourne surlüï-mëm'e, Se gratte les reins

et tombe sur^ le flanc quand if vefut se dres^ Ser Sur séS pattes dé derrière.

3 h. 03. Seconde injection dê 3 Cenligramnœes d’éthoxjf*'

caféine.-

3 h. tO. Mâchonnement, claquement des dentsy eOniraeturov émission d’urine.-

3 hr- 13.-Agitation ; raideurs du cou,, poils hérissés;, il est impossible à l’animal de se dresser sur ses pattes de derrière.

3 h. 25. Apparition d’une sécrétion blanchâtre dans fangle interne des yeux. Les yeux tendent à se fermer ; les paupières seuiblett^ pâralysèés, accélération de la résprfâtidn.

3 h. 3Ô. Emission (f ariné, ïéé pattés (ïé dérrièré s%âï^ teiif, elles sont frappoes (îe^ farâly^;' h(!^ quels.

3 h. 35. Resfrratôn fôH^ôurs ^jiêlé?éié^ Les yeux sont GèMpfétemeatfen^mèfflu (ptâadi-on eXcite

l’animal; somnolence; il semble dormir quand on le laisse au repos, mais dès qu’on le touche il se produit des convulsions cloniques avec claquement des dents, tremblement général pendant 30 à 60 secondes.

Le lendemain l’animal semble ne pas se ressentir de l’expérience. Il meurt 13 jours après.

Gomme complément de ces expériences conduites par le Pineau avec un soin qui lui fait honneur, nous citerons les réflexions qu’elles lui ont inspirées. Voici en quels termes s’exprime le D" Pineau :

<( Après l’administration chez le cobaye de doses d’éthoxycadéine variant de 1 centigramme à 8 centigrammes, voici ce que nous avons remarqué : l’action sur le cœur et la respiration se produit imniédiatement. Au bout de 10 à 15 minutes on voit s'installer une parésie très nette du train postérieur. Des urines très abondantes sont émises au bout de 20 minutes, A ce moment l’animal commence à être agité. L’œil tend à se fermer, il devient larmoyant et sécrète un produit blanchâtre provenant sans doute des glandes de Meibomius. Le larmoiement persiste très longtemps et les paupières semblent paralysées, car l’animal a beaucoup de difficultés à ouvrir l’œil quand on l’excite. En outre, nous avons presque toujours observé des évacuations alvines considérables, trente minutes environ après le début de l’expérience: enfin l’animai a des hoquets.

« La dose toxique chez le cobaye est 9 à 40 centigr.

d’emblée : la mort survient au bout de 20 heures environ. La dose toxique est donc à peu près 20 à 25 centigrammes par kilogramme du poids du corps. L’action est immédiate et les doses d’éthoxicaféine ne s'accumulent pas, puisque nous avons pu donner pendant plusieurs jours de suite au même animal des quantités assez considérables du médicament.

« En résumé, ce qui nous a le plus frappé, avec l’action diurétique, c’est l’action sur le releveur de la paupière supérieure qui semble paralysé, et celle sur la sécrétion des glandes de Meibomius et lacry males. »

On voit que le D' Pineau, qui ne connaissait pas le travail de Filehne, n’a pas été frappé par lespropriétés hypnotiques de l’éthoxycaféine. En lisant ses expériences, nous avons remarqué la constance d’un fait sur lequel nous nous permettrons d’attirer l’aitentioii du lecteur.

Il faut, croyons-nous, distinguer deux périodes dans les effets observés à la suite de l’injection d’éthoxycaféine chez le cobaye, à dose suffisante : d’abord, une période d’excitation caractérisée par de l’agitation, des convulsions, des contractures; puis une seconde période pendant laquelle, à la suite de la disparition plus ou moins complète des phénomènes précédents, l’animal « est somnolent et semble s'assoupir », suivant l’expression même du D’’ Pineau. Les convulsions et la raideur musculaire, même après section des nerfs, ont été notées par Filehne chez le lapin.

Nous reproduisons ici une expérience de Filehne qui met bien en lumière les propriétés narcotiques de l’éthoxycaféine.

« On a administré, le 8 juin 1882,20 centigrammes d’élhoxyeaféine en suspension dans Teau et au moyen d’un cathéter à un lapin sauvage, méchant et bien portant. L’animal a préalablement bien mangé. Pas de symptômes marquants.

Le lendemain on eh a administré 50 centigrammes. Quinze ou vingt minutes après, alors que l’animai était occupé â manger, il devint évidemment moins vif.

Vingt-cinq minutes après l’injection il cesse de manger, baisse la tête comme s’il s’endormait et baisse ses paupières. Les deux tiers de ses yeux sont fermés. Les jambes glissent, et aussitôt que le menton touche le parquet il s’éveille comme un homme qui s’endort successivement. Il quitte sa place, s’en va dans un coin, se couche à moitié et s’endort de nouveau. Effarouché, il s’éveille, court et saute comme à l’état normal. Quand on lui donne de la nourriture il mange, mais s’endort encore une fois avec abaissement de la tête, les paupières baissées aux deux tiers, les jambes glissant.

Il se passe ainsi cinq heures. Parfois l’animal se réveille et reprend son état normal. Qn'on siffle ou qu’on le touche, il s’éveille toujours prêt à manger et s’endormant toujours.

Six heures après il est beaucoup plus vif, mais toujours tranquille, il se couche à moitié,

De celle maniéré il se remet et le lendemain il est aussi sauvage qu’il l’était avant.

L’augmentation des réflexes ou le têtünos comme le présentent les lapins après l’administration de doses analogues de caféine ne s’observaient jamais chez cet animal.

L’introduction du groupe éthoxyl paraît ainsi modifier f action de la caféine chez les mammifères en déterminant son action narcotique sur le cerveau et peut-être aussi sur la moellé épinière. >>

Quanta faction de féthoxycaféine sur la tension sanguine et sur les battements du cœur, Filehne, après une série d’expériences faites sur des lapins, conclut qu’elle est identique à faction de la caféine, seulement la caféine agit à doses moins élevées, « ce qu’on peut attribuer en partie à ce qu’elle s’absorbe plus facilement. »

Pour compléter cette étude physiologique de féthoxycaféine, nous résumons les faits observés par Filehne à la suite de son administration à des hommes en bonne santé âgés de 22 à 38 ans :

15 à 20 centigr. Pas d’effets sensibles.

20 à 50 centigr. Augmentation de la tension artérielle, même fréquence du pouls qu’à l’état physiologique. On note des écarts de 2 à 6 pulsations. Coloration du visage et un peu de sueur durant 1 à 4 heures. « Avec cela une sensation subjective de bien-être, un désir de se reposer, de ne rien faire souvent bien long et bien prononcé. »

Parfois perception subjective des battements du cœur.

50 à 75 centigr. Vertiges. Céphalalgie quelques heures après l’ingestion de 75 centigr.

Effets hypnotiques :

10 à 50 centigr. Sommeil un peu plus profond que d’habitude la nuit suivante ; bien-être le lendemain.

Doses plus, élevées. Sommeil inquiet ; abattement le lendemain.

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