MR D
Mare
és TOY 7
A je
Il put exclure comme origine possible de la maladie une toxémie intestinale où un empoisonnement minéral.
I n'y avait pas d'évidence d'une infection bactérienne directe soit dans le sang, soit dans l'urine.
L'urine de ces cas de Néphrites possédait une action toxique augmentée sur les animaux.
Quoique la maladie n'ait pu être transmise aux animaux, les expériences démontrent qu'une maladie mal définie à pu être causée au lapin et au singe elle commençail 3 jours après l'injection d'urine et dans deux cas elle eut une terminaison fatale le 10° Jour.
Enfin Iles expériences démontraitent que dans l'urine dès le début de la maladie il devait X avon un organisme ultramicroscopique ou une ftoxine, qui semble être responsable des symptômes pathologiques suivant l'injection d'urine aux animaux.
Voici le résumé des expériences. de cet auteur sur les animaux.
Les rapports reçus par le professeur Andrews indiquaient tous l'existence d’une véritable Néphrite et rien ne pouvait faire suggérer que cette Néphrite fût d'un type distinct où particulier. De plus on ne put trouver de microorganismes dans les portions alteintes des reins examinés. On fit des hémocultures dans plusieurs cas, mais avec des résultats négatifs. Le lieutenant colonel Gordon fit des hémocultures sur milieux aérobies et anaérobies, mais n'obtint rien de positif. Il essaya aussi les sérums de ces malades vis-à-vis des différents types de méningocoques, mais ne put trouver aucune agglutinine spécifique, On ne put accorder pareillement aucune preuve de là pré-
Rue
sence d'anticorps streptococciques par les réactions sérologiques (Déviation du complément). »
On examina des échantillons recueillis par cathétérisme des urines, provenant d'un grand nombre de cas, dès les débuts de la maladie et on les trouva être invariablement stériles. Seulement dans quelquesuns on isola du colibacille et seulement lorsqu'on prit r cc. d'urine. Mackenzie Wallis confirma ces résultats ‘avec des échantillons d'urine qu'il obtint en visitant Boulogne. Le lieutenant colonel Gordon oblint des résultats identiques avec de l'urine qu'il avait eultivée à la fois en aérobie et anaérobie. Les examens après prélèvement au niveau de la gorge faits par Canti n'offrent aucun trait caractéristique de Ia maladie en question.
Pour de telles expériences il utilisa le sérum san-
guin, le liquide céphalorachidien et Furine après cathétérisme. De suite on observa un caractère remarquable, c'était le degré élevé de toxicité du sérum et de l'urine provenant de tels cas ; l'injection intraveineuse de 5 ec. d'urine stérile filtrée à un lapin pesant plus de 1 kilogr. suffisait pour tuer Fanimai en quelques minutes. Cette quantité est bien inférieure à celle donnée par Bouchard à la fois pour l'urine normale et pour l'urine des néphritiques chroniques. On à trouvé aussi que les mêmes effets Loxiques suivaient l'injection du résidu d'urine obtenu par ultrafiltration à travers des sacs de collodion. On accomplit alors une série d'expériences pour déterminer la nature de cet agent toxique. L'albumine dans l'urine, les sels de potassium, les sels minéraux de métaux lourds furent tous rejetés comme agents possibles. T1 V avait un caractère remarquable, ,ob-
servé jusqu'alors dans aucun autre type de Néphrite, qui était le degré marqué de la richesse en pigments de l'urine. Cette richesse en pigments était si intense, qu'il élait nécessaire de l'écarter par du charbon animal, avant d'accomplir les évaluations. Qu'il suffise de dire qu'à l'état frais, la fraction d'urine contenant cette substance est très toxique pour les animaux.
La distillation à la vapeur, la distillation dans le vide, l'aération, la filtration ne détruisirent pas Fachon toxique. Mackenzie Wallis pensait donc avoir affaire à un caractère tout à fait distinet dans ces Néphrites de guérre, ce qui l'engageait à lajouter comme un argument de plus en faveur d'un agent infectieux.
Celte formation excessive d’indol élait un des caractères principaux de l'urine, qui pourrait faire différencier la Néphrite de guerre de toutes les autres formes. IF est intéressant de noter en passant que cest justement cette même fraction de sérum des malades avec urémie, qui exerce une action toxique aussi profonde sur les animaux. Le liquide céphalorachidien paraissait avoir peu ou pas de toxicité sur les animaux.
Ce caractère de l'urine était présent dans tous les cas dès les premiers jours et il faisait absolument défaut dans les quelques cas de Néphrite scarlatineuse, que Mackenzie Wallis a examinés.
.… Le sérum sanguin qui fut utilisé par Wallis dans deux expériences sur des lapins causa, mais il semble à des degrés moindres, des effets identiques à ceux oblenus avec de l'urine.
… En résumé le sérum et l'urine produisaient des effe ts toxiques très marqués, mais qui passaient bien-
tôt. Puis les animaux demeuraient tout à fait bien Jusque au 8° jour, où ils tombaient malades et dans
> cas moururent le 10° jour, avec albuminurie. L’au- 7 Sr ne révéla aucun changement pathologique ÊE dans les reins ou du moins c'était insuffisant pour : ue reconnu à l'examen histologique. Ces résultats ont été obtenus avec des échantillons d'urine fraîche be recucillie par cathétérisme, soit injectée directement, $ soit préalablement filirée sur bougie Berkefeld. Le S dépôt d'urine après ultrafiltration, c’est-à-dire ce qui restait à l'intérieur des sacs de collodion, exerçait les
mêmes effets, mais à un degré encore plus marqué.
était laissée au repos quelque temps ou si elle était chauffée préalablement à 55° C. pendant une demiheure. Aussi on pouvait expliquer ces résultats soit en admettant que l'agent toxique était responsable de tous les changements observés et qu'à cause de son instabilité son action n'avait pas lieu après repos ou chauffage à 55° C., soit en admettant la présence dans l'urine de quelques organismes de la nature.de virus filtrants et Mackenzie Wallis terminait en écrivant que l'avenir seul décidera de la nature exacte de l'agent infectieux et de sa voie d'introduction dans l'organisme.
Jl ne nous reste donc plus qu'à résumer ces diver- ses expériences dont 19 portent sur des lapins et 5 sur des singes et dont les résultats concordent bien avec ce qui a été dit. à
1) À un lapin injection I. V. de 2» cc. du dépôt d'urine obtenu par ultra-filtration. Effets toxiques marqués : albuminurie 6 jours après, mort Île jour. Pas de preuve histologique de Néphrite.
x PR À