LEP NE
>) À un lapin injection 1. V. de » cc. du dépôt d'urine obtenu par ultra-filtration. Effets toxiques marqués : albuminurie 6 jours après, mort le 10° jour. Pas de preuve histologique de Néphrite.
3) À un lapin, injection [. V. de » cc. du dépôt d'urine obtenu par ultra-filtration, mais l'urine à été filtrée et chauffée à 55° CG. pendant une demi-heure. Pas de symptômes pathologiques.
4) À un lapin injection I. V. de > ec. de sérum opalescent passé à travers une bougie Berkefeld. Très peu de symptômes : malade le 8° jour ; rétabli.
5) À un lapin injection I. V. de 5 cc. de liquide céphalo-rachidien d'un cas avec urémie. Pas de symptômes.
6) À un lapin injection F. V. de 2 ce. de sérum limpide. Légère loxicité : maladie aiguë le S° jour, mais rétabli rapidement.
7) À un lapin injection 1. V. de 20 cc. d'urine stérile recueillie par cathétérisme. L'animal est saisi de convulsions et meurt en une demi-heure. À Fautopsie On n'a rien trouvé d'anormal.
8) À un lapin injection I. V. de 10 cc. d'urine stérile recueillie par cathétérisme. Effets toxiques marqués : malade le 8° jour : mort 3 semaines après d'hémorragie cérébrale. On n'a pas trouvé de lésion dans les reins.
9) À un lapin injection EL. V. de 10 ce. d'urine stérile recueillie par cathétérisme d'un autre cas, au début de la maladie, L'animal meurt en 16 minutes.
10) À un lapin injection LL. V. de 5 ce. d'urine stcrile recueillie par cathétérisme d'un autre cas, au début de la maladie. Effets toxiques marqués : malade
BDs
. de S° Jour, mais rétabli. On n'a pas observé d' albuminurie,
11) À un lapin, injection 1. V. de 5 ec. d'urine recueillie par cathétérisme. L'animal meurt en quel-
ques minutes. On n'a rien trouvé d’anormal.
12) À un lapin, injection L. V. de » ce. du dépôt d'urine obtenu par ultrafiltration provenant de 2 cas ; urine filtrée à {ravers bougie Berkefeld, claire.
» Effets loxiques : mort avec convulsions le S° jour.
3 # LA On n'a pas trouvé la cause de la mort.
13) À un lapin,-injection [. V. de » ec. du dépôt
d'urine obtenu par ultrafiltration provenant de
cas ; urine filtrée à travers bougie Berkefeld, claire, chauffée à à 55° C. pendant une demi-heure. Pas d'ef- fets toxiques : l'animal reste tout à fait bien.
14) À un lapin, injection EL. V. de » ce. de la même
urine qu'au n° 12, excepté Fultrafiltration ; de plus
elle a été laissée au repos quelque temps, puis addi-
tionnée de phénol comme préservatif. Pas de svmptômes pathologiques.
15) À un lapin, injection !. V. de 0 ce. de la même urine qu'au n° 1%, mais l’albumine a été re-
tirée préalablement. Pas de symptômes pathologi-
ques.
16) À un lapin, injection FL V. de »0 ce. d'urine.
recueillie par cathétérisme au 2° jour d'une Néphrite
scarlatineuse, stérile. Pas de symptômes pathologi-
ques.
ADP Aeundapin, injection LV. de 20 cc. d'urine recueillie par cathétérisme au 4° jour d'une autre Néphrite scarlatineuse, stérile. Pas de symptômes pathologiques.
18) À un lapin, injection 1. V. de 20 ce. de la mème urine qu'au n° 17, chauffée préalablement à 55° C. pendant une demi-heure. Pas de symptômes
pathologiques.
19) À un lapin, injection I. V. de ro cc. d'urine provenant d'un cas sévère de Néphrite scarlatineuse ; NS ANS ù À TL à
au »° jour, stérile. Pas de symptômes pathologiques.
0) À un singe, injection intra-péritonéale de 10 cc. de la même urine qu'au lapin n° 0 c’est-à-dire d'urine stérile recueillie par cathétérisme. Le lendemain l'animal fut trouvé étendu au fond de sa cage avec une rétraction marquée de la tête et il était apparemment très malade. Mais avant 2/4 heures il était tout à fait rétabli. Puis le 8° ou le 9° jour après l’injection, il est de nouveau saisi des mêmes symptomes, On le croyait mourant avec signes et symptômes de méningite, mais il se rétablit lentement et on ne pul trouver aucun signe de Néphrite aiguë. Pendant cette maladie il eut une température élevée et un pouls rapide et faible.
21) À un singe, injection intra-péritonéale de 10 ce. de la même urine qu'au lapin n° 2, c'est-à-dire du dépôt d'urine obtenu par ultrafiltration. Les effets toxiques ne furent pas aussi marqués. ; il est possible que cela tint à ce que le singe était un animal plus: grand que celui de l'expérience n° 20. La même maladie survint le 7° jour, mais-ne fut pas aussi sévère que la précédente. Il se rétablit comme le précédent.
22) À un singe, injection intrapéritonéale de 5 ec. du dépôt d'urine obtenu-par utlrafiltration provenant de » cas aigus, urine filtrée à travers bougie Berke-
3 - feld, claire. Le lendemain il tombait très malade avec rétraction de la tête et prostration extrême. Il dt tout à fait conscient, mais ne bougeait pas lorsqu'on le touchait. Il laissait sa nourriture et sa bois- | Le jour suivant il est partiellement rétabli et reste ainsi jusqu'au 8° jour, lorsqu'il semble être LE mourant. Cependant il se rétablit très lentement, 23 pour succomber ultérieurement à une bronchoeumonie 6 semaines après.
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; pour le pouls c'est la même chose. Les lapins ônt eu de l’albuminurie, nous ne savons phecone bien. Et les cylindres ? l'auteur n'en parle même pas. Heureusement dans l'expérience suivante dé M. Jean Troisier tout a été parfaitement mis en évidence.
= Ce qu'il faut retenir, c'est, la date, c’est-à-dire y l'échéance de la maladie, toujours le huitième jour, AE . aussi bien chez les lapins que chez les singes et nous Re. verrons que le singe de M. Troisier ne fit pas excep- nie tion ; c’est très intéressant, car ce ne peut être con- ! 1h sidéré comme une coïncidence banale et dans notre VE
travail. c'est justement de semblables faits que nous # avons cherché à réunir :
| ? Enfin nous terminerons en citant l'expérience con- Fe cluante de M. Troisier. I est parti de notre observa- «0
nt: lion n° 2, dont le diagnostie clinique, anatomique et ; “4 histologique n’est pas douteux. Il restait à savoir si la j
méthode expérimentale mettrait en évidence un virus néphrotrope. |
Un des deux reins avait été prélevé aseptiquement ; son tiers supérieur (50 gr. environ) fut broyé avec du sable de Fontainebleau stérile, émulsionné dans deux volumes environ d’eau salée physiologique.
Après décantation, lémulsion rénale fut injectée presque en totalité dans la cavité péritonéale d’un mangabev (Cercocebus fuliginosus). L'injection fut admirablement tolérée ; le jour même, le lendemain et le surlendemain l'animal ne présentait aucun symptôme morbide.
Il ne tarda cependant pas à devenir malade et au lieu de gambader joyeusement dans sa cage, il restait morne et immobile ; ses urines, jusque-là normales, présentèrent à partir du sixième jour, des traces d’albumine et des cylindres granuleux. L’animal n'avait pas d’œdèmes, mais à plusieurs reprises on put constater des trémulations musculaires généralisées, sans élévation de la température centrale. L'inappétence était telle qu'il refusa bientôt toute aimentation ; huit Jours après l’inoculation, le singe moribond, hypothermique (35°) est sacrifié et la nécropsie est pratiquée aussitôt (19 juin 1930).
La cavité péritonéale ne présente aucune lésion infectieuse apparente. Les anses intestinales, le péritoine pariétal sont libres de toute adhérence inflammatoire, et à plus forte raison, ne trouve-t-on nulle part des traces de pus. Le mésentère est un peu injecté.
Les reins présentent un aspecl congestif sans hémorragies ni œdème. Les urines prélevées dans la
vessie contiennent de l’albumine (o gr. 30 par 1.)
ee
et des cylindres granuleux, granulo-graisseux et leucocytaires en abondance.
Aucune autre lésion appréciable, en particulier ni colite, ni broncho-pneumonie. ae
Le sang artériel prélevé par section artérielle à l’agonie donne à l'examen chimique une azotémie considérable de 1 gr. 20 en urée. Par contre la cholestérolémie est basse (o gr. 75 de cholestérol par I. de sérum). Sa teneur en albumine, dosée par la réfractoniétrie, s'élève à 74 gr. 20.
L'examen histologique des organes du mangabey permettait d'affirmer, sans réserve, l'existence d’une néphrite aiguë bilatérale sans lésions chroniques préalables. À l’intérieur des tubes excréteurs, dans de nombreuses zones du rein, on pouvait déceler sans peine de nombreux cylindres, les uns purement leucocytaires, les autres granuleux, granulo-graisseux avec des fragments d'hématies ou de protoplasma acidophile. En plus de cette atteinte évidente du parenchyme rénal, il existait des zones étendues de lésions des tubuli, caractérisées par la disparition de la bordure en brosse, la fragmentation de la zone intérieure des cellules, l'apparition d’une poussière granuleuse dans la lumière et la disparition même de quelques noyaux. Pas ou peu de lésions glomérulaires ou vasculaires, aucune lésion de sclérose. Les autres organes, foie, rate, poumons, cœur, capsules surrénales ne présentent pas d’altérations dignes d’être relevées.
En présence de cette néphrite aiguë azotémique mortelle reproduite chez ce singe, il était indiqué de rechercher dans ses humeurs si l'on pourrait déceler un virus par les méthodes bactériologiques.
L'examen direct des urines, du suc rénal et du sang ne permit de déceler ni microbes, ni spiro-
chètes, même à l'ultramicroscope. L'ensemencement de fragments de rein, de sang et d’urines en hauts tubes de bouillon Martin ne permit de reconnaître au bout de sept jours que des organites coccoïdes extrêmement fins, visibles seulement à lultramicroscope et dont la nature n'a pas paru évidente.
Un deuxième Cercocebus fuliginosus fut inoculé dans le péritoine avec une émulsion du parerichyme rénal de notre premier singe. Son azotémie était de o gr. 37 et sa cholestérolémie de o gr. 96. Dans le
même délai que le premier singe, vers le 4° jour.
l'animal tomba malade et présenta de nombreux soubresauts musculaires ; à plusieurs examens ses urines continrent des traces d'albumine. Il se remit procressivement au bout d’une dizaine de jours et finit par guérir apparemment ; un mois après son azo-
lémie était de o gr. 18, quatre mois après de o gr. 24.
Aussi on ne put obtenir ne souche fixe de virus néphrotrope.
Telles sont les recherches qui permettent à Monsieur Troisier de penser qu'il a réussi le passage de la Néphrite subaiguë cryptogénétique de l'Homme à un Singe inférieur.
Cependant on pourrait se demander si le Cercocebus n'a pas succombé à une Néphrite aigué spontanée, sans rapport avec l’inoculation. Mais avant l'expérience ce singe n'avait présenté ni cylindres, ni albuminurie. Il faut se demander également quel est le chiffre normal de l’urée dans le sang de cette espèce animale ; d’après différents dosages il doit se trouver entre o gr. 15 et o gr. 35. par 1. de sérum.
SR kg —
L’azotémie du premier mangabey mort de néphrite aiguë qui s'élevait à 1 gr. 20 correspond donc envion au quadruple où au quintuple du taux normal de l’urée sanguine ; elle rappelle l’azotémie des Néphrites humaines classiques depuis les travaux de F. Widal.
Une autre cause d'erreur, très théorique, pourrait être liée à la possibilité de lésions rénales cytologiques simples, sans virus, provoquées par l’injeclion parentérale de tissu rénal humain hétérologue. Ce que les expériences de Castaigne et Rathery sur les Lapins nous ont appris n’est pas en faveur de cette hypothèse ; jamais on ne trouve dans la cytolyse rénale simple des cylindres granulo-graisseux et leucocytaires en pareille abondance après une seule in- Jection intrapéritonéale de liquide rénal dilué. D’ailleurs Monsieur Troisier a pu, plusieurs fois, faire la preuve directe de l’innocuité de l’inoculation intrapéritonéale du rein humain normal au Singe inférieur. Par exemple un babouin a reçu en injection intrapéritonéale le sixième environ d’un rein humain provenant d’une autopsie de cirrhose du foie. Il ne présenta aucun trouble consécutif et son azotémie de 0,35 avant l'expérience était de o gr. 20 six semaines après ; jamais on ne put déceler chez lui ni cylindres ni albuminurie.
L'inoculation du rein humain sain ne donnant pas par elle-même une néphrite, celle qu’on à obtenue doit donc être considérée comme consécutive à l’inoculation de la Néphrite subaiguë de l'Homme.