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rectale de mouvement des tuberculeux apyrétiques est, dans les mêmes circonstances, plus haute que celle des hommes sains. [ls s'appuient sur ce phénomène (qu’on appelle d’ailleurs en Allemagne le phénomène de Penzoldt) pour diagnostiquer plus sûrement les cas douteux de tuberculose.
Ils mesurent la température au repos avant de partir, et aussitôt après une promenade de une heure faite à pas tranquilles, et considèrent non seulement le degré atteint, mais encore la différence entre les deux températures.
Ils expérimentent sur des sujets jeunes, cinq à vingtsix ans, les uns bien portants, les autres malades à un degré quelconque, particulièrement de tuberculose pulmonaire.
Une première fois, sur 11 tuberculeux au début, ayant fait 4 à 6 kilomètres en cinquante à soixante minutes, un seul atteignit 380 en partant de 360,6; un autre atteignit 370,65 en partant de 379°,4,et,à part ces deux extrêmes, 14 dixièmes et 2 dixièmes et demi d’ascension thermique, les autres eurent de 370,35 à 370,9, accusant des différences de 5 à 9 dixièmes seulement.
Une autre fois, sur 12 tuberculeux, 1 seul atteignit 380,5 ; 3 eurent 380,2, 7 restèrent de 370,8 à 389, et 1 seul n'eut que 379,7, accusant, eux aussi, en moyenne des différences de 6 à 9 dixièmes.
La même marche accomplie : a. par des gens sains donne, en moyenne, une différence de 5 dixièmes et demi entre la température de repos et la température de mouvement; b. par des individus suspects de tuberculose, donne en moyenne une différence de 6 à 7 dixièmes, 38° étant assez souvent atteint; c. par deux convalescents, l’un de méningite cérébro-spinale, l’autre de pneumonie, donne pour le premier une différence de 11 dixièmes avec 389,5; pour le deuxième, une différence de 9 dixièmes avec 370,9.
En résumé, PENZoLDT et BIRGELEN concluent en disant :
Les gens sains en moyenne atteignent 370,54 après une heure de marche, et partent de 879, soit 09,54 de différence.
Les tuberculeux au début, en moyenne aussi, atteignent 38° et partent de 370,1, soit 00,9 de différence.
En dehors des tuberculeux, les anémiques, les obèses, les convalescents et les suspects de tuberculose atteignent aussi 38° (ou plus : par exemple, une jeune fille anémique qui fit une ascension thermique de 15 dixièmes), accusant des différences de 00,9 à 10.
Donc tout individu dont la température atteint ou dépasse 389 après mouvement est tuberculeux ou fortement suspect! à moins qu’il ne soit obèse, anémique ou convalescent, et tous ceux qui font pareille ascension thermique doivent rigoureusement contrôler par l’étude de leur température rectale la quantité de mouvement qu'ils peuvent se permettre.
Tout récemment, des recherches analogues ont été faites sur des enfants sains ou tuberculeux, mais sans leur avoir fait subir l’épreuve de la marche précédée ou suivie de repos.
Il s’agit de Sacus (de Chicago), qui a étudié la température buccale de 250 enfants, pris dans le monde ouvrier, et considérés comme sains, après examen physique sérieux et cuti-réaction négative :
11 a trouvé chez les enfants de 5 à 10 ans:
Le matin, de 370,3 à 389,0, le plus souvent 370,3. L'après-midi, de 360,8 à 380; en moyenne, 370,4. Chez les enfants de 10 à 15 ans :
Le matin, de 360,6 à 370,8 ; en moyenne, 360,8. L’après-midi, 360,7 à 379,8; en moyenne, 370,4.
Chez un nombre égal d’enfants reconnus tuberculeux par les mêmes moyens et placés dans des conditions hygiéniques et sociales semblables, il a trouvé :
Des 10ens Matin 360,5 à 370,5, le plus souvent, 370,3 Après-midi. 369,8 à 380,2 — 370,6
DA Sd (MAN Er 360,1 à 370,6 — 360,9 { Après-midi, 370,1 à 389,0 — 370,5
De 15 à 20 ans, { Matin... Ni Le ARS t Après-midi. 370,4 à 380,8 — 370,6
Il conclut en disant que, d’une façon générale, les enfants tuberculeux plus que les enfants sains dépassent la nor-
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male de 5 dixièmes à 10 au maximum, soit de quatre à six heures, soit dans la soirée, soit le plus souvent à midi; mais que c’est surtout par de brusques poussées de fièvre durant quelques heures où quelques jours qu’ils se diftérencient des enfants sains.
En conséquence, l'étude de la température chez l’enfant ne peut servir au diagnostic de la tuberculose qu’à la condition d’être faite plusieurs fois par jour, à des heures différentes, pendant un nombre raisonnable de jours et sans trop se préoccuper des quelques dixièmes en plus ou en moins que peuvent présenter les moyennes thermiques journalières.
Déjà, en Allemagne même, les conclusions de PENZOLDT sont attaquées par SCHRÔDER et BRÜHL, qui trouvent les expériences de contrôle avec les gens sains ni assez nombreuses, ni assez convaincantes, et, par SAUGMANN, qui, après des mesures nombreuses, admet que l’homme sain atteint par le mouvement de 379,5 à 380 et même plus, mais alors seulement après de gros efforts et une grande fatigue. Aussi ne considère-t-il pas 38° chez le tuberculeux comme morbide, ni même 380,2 ou plus, après de violents exercices musculaires : il trouve simplement qu'il est mauvais de laisser le tuberculeux atteindre ces températures, parce que les efforts qui les entraînent lui sont préjudiciables.
OTr a voulu prouver, en montrant la présence d’albumose dans les urines des tuberculeux, à la suite du mouvement, que leurs ascensions thermiques étaient une vraie fièvre.
Mais, sur 25 expériences, il n’a trouvé la réaction que 9 fois d’une façon nette, et 10 autres fois d’une façon douteuse. De plus, il n’a jamais fait l’expérience de contrôle sur des sujets sains.
ScHRôDER et BrüxL n’ont pas pu contrôler les assertions de Orr et ont objecté que les températures élevées s’accompagnant d’albumose dans les urines étaient suffisantes, même sans cette constatation, pour être considérées comme pathologiques.
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Hormsen, de son côté, a répété l’expérience avec 25 tuberculeux.
Le jour de l’expérience, il a pris la température toutes les trois heures dans le rectum, au lit, et a fait faire à ses patients une promenade de une heure, dont un quart d'heure de course :
3 eurent une température rectale inférieure à 389, et les 22 autres une température rectale de. 380,5 à 389,8.
Or l’albumine n’a été trouvée que chez 6 de ces 25 sujets.
HoLMsen n’a pu,lui non plus, expérimenter ensuite sur des sujets sains.
De tout cet historique, nous voulons surtout retenir les conclusions de DAREMBERG, et de PENZOLDT, qui, au point de vue du diagnostic précoce de la tuberculose, ont trait à la valeur de l'ascension de la température jusqu'à 38 et de l’écart de plus de 5 à 6 dixièmes' avec la température du repos prise avant la promenade, pour ce qui est de PENZOLDT; de l’écart de plus de 8 dixièmes entre les deux températures extrêmes de la journée et de la défervescence de plus de 4 dixièmes après une promenade suivie de repos, pour ce qui est de DAREMBERG.