‹ De L'Évacuation Spontanée De Certains Abcès Extra-Duraux À Travers L'Écaille TemporeleChapitre 16 sur 17 · SOON RES · texte numérisé non relu

SOON RES

La fistule était séparée par une bande osseuse saine de plus de deux centimètres de large de la dure- mère saine mise à nu.

L’abcès extra-dural s’étendait encore en avant et au-dessous dans une cavité de la grosseur d'une pièce de cinq couronnes. >

VIF. -— Lannois, Ponte, Miranba (Lyon Médical, 1920, p. 781) (obs. résumée). Mastoïdite droite compliquée d'abcès extra-dural ayant perforé l'écaille temporale et fusé dans la région du zygoma.

Une malade ayant eu une otile grippale droite en Décembre, avec alternatives d'amélioration et d’aggravation, se présente en Avril avec :

Signes de mastoïdite, décollement du pavillon et tuméfaction de la fosse temporale droite, se prolongeant‘jusque sur la région de la joue droite.

Peau un peu rouge, fluctuation. Température 37°8, 3805.

A l'opération, on constate en arrière de l’épine de Henle une trépanalion de l'os qui laisse couler du pus. En exerçant une pression sur l'écaille temporale, on augmente l'écoulement purulent.

Mastoïde et antre bourrées de fongosités.

Décollement au-dessus du zygoma.

Au bout du doigt, on sent dans la fosse (emporale, une deuxième trépanation spontanée de l'os, large comme une pièce de cinquante centimes.

Amélioration manifeste après l'opération. L’ædème de la région temporale disparu, existant encore dans la région malaire, on agrandit fe champ opéra- Loire, on abrase l’écaille jusqu’à ce que l’on trouve la dure-mère saine. On résèque la partie moyenne de l’arcade zygomatique, on draine la poche purulent

Suites opératoires satisfaisantes.

VII. — Vaste abcès extra-dural comprimant la zone rolandique évacué spontanément dans la fosse temporale. Observation inédite qui nous a été aimablement communiquée par le Docteur Hauranr.

En Mai1915, un soldat de 34 ans, est hospitalisé dans une formation sanitaire de l'arrière pour : 4° parésie faciale droite ; parésie du membre supérieur; paraphasie ; 20 aus de la fosse temporale gauche.

En Décembre 4944, cet homme fait à la suite-d’une scarlatine, une otile gauche, s'accompagnant d’ un écoulement abondant, sans réaction mastoïdienne.

En, Janvier 1915, il part en convalescence, son oreille coule moins, l’état général est excellent, il n’a pas de céphalée.

Au milieu de Février 1915, le soldat rentre de permission se plaignant d'une hémicranie gauche. L'orville coule à peine, ne présentant aucune réaction mastoïdienne, ni méningée, aucune température; le malade est renvoyé à son Corps. |

Au début de Mars 1915, continuant à se plaindre de Déphalée: dans la moitié gauche de la têle, à maximum sus-auriculaire, il est hospitalisé de nouveau, mais on ne constate aucun symptôme mastoïdien apparent.

A la fin d'Avril 4915, en arrivant.à son régiment, le soldat se plaint d’hémicranie gauche de plus en plus accentuée, pe rsistante, sans répit, gravadique, à maximum sus-auriculaire gauche.

| PTE

L'examen masloïdien reste encore négatif. On ne trouve aucune réaction méningée.

Le fond d'œil est normal. Pas de fièvre.

Nouvelle évacuation sur un dépôt de convalescents.

Au début de Mai 1915, un médecin inspectant ce dépôt, remarque que le malade présente des troubles de langage, une ébauche de paraphasie. Rapprochant ce symptôme de l’écoulement auriculaire antérieur, il fait hospitaliser le soldat, et prie le Médecin-Major HauranT, chef d'un Centre CtORENUE de bien vouloir l’examiner.

Le lendemain examen du Docteur HauTani qui constate :

{2 Une parésie faciale droite, une parésie du membre supérieur droit, une très légère atteinte de la mobilité du membre inférieur droit.

2° Du côté de l'oreille gauche : un très léger suintement non fétide, pas de chute de la paroi, un abaissement de l'audition et un labyrinthe normal.

3° Du côté de la fosse RE gauche : une légère tuméfaction sensible à la pression.

Pas d'æœdème de la peau.

Opération d'urgence. — Incision verticale rétro-mastoïdienne sur laquelle on branche une incision horizontale.

La face externe de l’apophyse mastoide est normale.

On rugine la crête mastoïdienne et, en soulevant le bord inférieur du temporal, du pus bien lié, non fétide, s'écoule en dehors. La partie inférieure de l'écaille est nécrosée et présente une fistule du diamètre d’une lentille. En

agrandissant celte ouverlure à la pince-gouge, on tombe sur un vaste abcès extra-dural, développé dans la zone GERARD-ManrCHANT, d' où on retire 450 grammes de pus non fétide.

La dure-mère peu altérée est rouge et fongueuse.

Trépanation mastoïdienne au lieu d'élection :

- Sinus procident, très superficiel, antérieur, collé contre la paroi HOT du conduit auditif d'apparence saine.

Il est dénudé et récliné.

En dedans de lui, on trouve un antre très petit, plein de fongosités, sans pus.

A la partie postéro-supérieure de l'antre, on trouve une trainée de fongosités et de clapiers suivant la partie interne du sinus, remontant vers la fosse cérébrale moyenne et gagnant l’ahcès extra-dural évacué dans un premier temps.

Curettage et résection de la région atteinte d'ostéile.

Cicatrisation et guérison sans incidents

‘En somme : otite, masloïdite latente ne pouvant se faire jour, ni en dehors à la surface externe de la mastoïde, ni veïs la pointe à cause du sinus latéral procident.

Présence de cellules mastoïdiennes aberrantes postéro-supérieures, en dedans du sinus latéral où le pus se développe et s'ouvre à la face externe des méninges de la fosse cérébrale moyenne.

Vaste abcès extra-dural comprimant la zone Fonque et digne d'un pseudo-

abcès du cerveau. .

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