IV. — ETUDE CLINIQUE
Nous diviserons cette élude en deux parties : dans la première, nous assisterons à la formation de l’abcès extra-dural; dans la seconde, nous serons en présence d'une collection temporale cherchant à s'évacuer à l'extérieur.
a) Période d'abcès extra-dural. — Le début peut être absolument latent : ou bien on est déjà en présence de la tuméfaction temporale comme dans l'observation IV, ou bien on n’a pu diagnostiquer la nature exacte de l’affection endocrânienne (cas de JABouLAY opérant un malade de Lannois).
Cependant, dans certains cas, le malade se plaint d’une douleur siégeant dans la moitié de la tête, tantôt localisée dans la région temporale malade, tantôt diffuse, irradiant comme dans l'observation I, dans l'œil, le maxillaire inférieur et jusque dans l'épaule. Cette hémicrânie est intermittente, cesse dans la journée pour reprendre le soir.
A la période d'état, les signes fonctionnels sont plus accusés.
L'hémicränie intermittente du début constitue maintenant un symptôme primordial; elle est constante, persistante, non calmée par les hypnotiques et ne quittera plus le malade. Elle présente une fixité si remarquable dans certains cas (obs. VIII), qu'en l’absence de tout autre signe, lorsqu'elle
survient chez un malade ayant un passé auriculaire, elle doit:
faire penser à un abcès extra-dural en évolution.
C’est une douleur lancinante, pulsatile, superficielle ou profonde, augmentant d'intensité quand l'écoulement auriculaire diminue : tantôt sourde, tantôt paroxystique, elle arrache des cris au malade et empêche tout sommeil (obs. T et If).
Elle est réveillée par la palpation profonde ou par la percussion méthodique de l’écaille temporale ou de l'articulation
temporo-maxillaire. ,